20 Μαρτίου: Διεθνής Ημέρα Γαλλοφωνίας Η Ελλάδα μέλος της Γαλλοφωνίας από το 2004 Με τη συμμετοχή μας στη Γαλλοφωνία στηρίζουμε την πολυγλωσσία και μέσω αυτής την ελληνική γλώσσα
Publié le dimanche3 janvier 2016, par LA RÉDACTION
Si l’usage des étrennes nous vient des Romains (les premiers qui aient sacrifié à la déesse Strena), celui des cartes de vœux agrémentées de quelques mots de politesse ou vierges de toute mention, et envoyées aux personnes avec qui l’on a eu commerce d’amitié ou d’affaires pendant l’année, vient de l’Extrême-Orient et prend ses marques en France au début du XVIIIe siècle
Les Célestiaux se servaient bien avant nous de ces cartes autrefois dénommées cartes de visite ;
seulement, chez eux, les cartes étaient de grandes feuilles de papier
de riz, dont la dimension augmentait ou baissait suivant l’importance du
destinataire et au milieu desquelles, avec des encres de plusieurs
nuances, on écrivait les nom, prénoms et qualités de l’envoyeur. Il
paraît que, quand la carte était à l’adresse d’un mandarin de 1ère
classe, elle avait la dimension d’un de nos devants de cheminée !
Carte de voeux pour l’année 1906
La distribution des cartes de vœux à Stuttgart, dans le Wurtemberg,
était autrefois le prétexte d’une scène piquante : pendant l’après-midi
du premier de l’An, sur une place publique, se tient une sorte de foire
ou de bourse aux cartes de visite. Tous les domestiques de bonne maison
et tous les commissionnaires de la ville s’y donnent rendez-vous, et là,
grimpé sur un banc ou sur une table, un héraut improvisé fait la criée
des adresses.
A chaque nom proclamé, une nuée de cartes tombe dans un panier
disposé à cet effet, et le représentant de la personne à laquelle ces
cartes sont destinées peut en quelques minutes emporter son plein
contingent. Chacun agit de même, et, au bout de peu d’instants, des
centaines, des milliers de cartes sont parvenues à leur destination,
sans que personne se soit fatigué les jambes.
L’usage des cartes de visite du Nouvel An est apparu assez tard chez nous. Jusqu’au XVIIe
siècle, les visites se rendaient toujours en personne. On peut noter
cependant, comme un acheminement vers les cartes, l’usage dont nous
parle Lemierre dans son poème des Fastes et qui était courant
vers le milieu du grand siècle. A cette époque, des industriels avaient
monté diverses agences, qui, contre la modique somme de deux sols,
mettaient à votre disposition un gentilhomme en sévère tenue noire,
lequel, l’épée au côté, se chargeait d’aller présenter vos compliments à
domicile ou d’inscrire votre nom à la porte du destinataire.
Mais un temps vint où le gentilhomme lui-même fut remplacé par la
carte de visite. Cela se passa sous Louis XIV, dans les dernières années
de son règne, comme l’atteste ce sonnet-logogriphe du bon La Monnoye :
Souvent, quoique léger, je lasse qui me porte ; Un mot de ma façon vaut un ample discours ; J’ai sous Louis-le-Grand commencé d’avoir cours, Mince, long, plat, étroit, d’une étoffe peu forte.
Les doigts les moins savants me traitent de la sorte ; Sous mille noms divers, je parais tous les jours ; Aux valets étonnés je suis d’un grand secours ; Le Louvre ne voit pas ma figure à sa porte.
Une grossière main vient la plupart du temps Me prendre de la main des plus honnêtes gens. Civil, officieux, je suis né pour la ville. Dans le plus dur hiver, j’ai le dos toujours nu, Et, quoique fort commode, à peine m’a-t-on vu Qu’aussitôt négligé je deviens inutile.
Est-ce l’abus qu’on faisait des cartes de visite qui décida
les conventionnels à supprimer le premier de l’An ? Ou fut-ce la vanité
des vœux qu’on y déposait ? Toujours est-il qu’abolie en décembre 1791,
la coutume du Jour de l’An ne fut rétablie que six ans après, en 1797.
Nos pères conscrits, qui ne barguignaient pas avec les délinquants,
avaient décrété la peine de mort contre quiconque ferait des visites,
même de simples souhaits de jour de l’An. Le cabinet noir fonctionnait,
ce jour-là, pour toutes les correspondances sans distinction. On ouvrait
les lettres à la poste pour voir si elles ne contenaient pas des
compliments.
Et pourquoi cette levée de boucliers contre la plus innocente des coutumes ? Le Moniteur
va nous le dire. Il y avait séance à la Convention. Un député, nommé La
Bletterie, escalada tout à coup la tribune. « Citoyens, s’écria-t-il,
assez d’hypocrisie ! Tout le monde sait que le Jour de l’An est un jour
de fausses démonstrations, de frivoles cliquetis de joues, de fatigantes
et avilissantes courbettes... »
Il continua longtemps sur ce ton. Le lendemain, renchérissant sur ces déclarations ampoulées, le sapeur Audoin, rédacteur du Journal Universel,
répondit cette phrase mémorable : « Le Jour de l’An est supprimé :
c’est fort bien. Qu’aucun citoyen, ce jour-là, ne s’avise de baiser la
main d’une femme, parce qu’en se courbant, il perdrait l’attitude mâle
et fière que doit avoir tout bon patriote ! » Le sapeur Audoin prêchait
d’exemple. Cet homme, disent ses contemporains, était une vraie barre de
fer. Il voulait que tous les bons patriotes fussent comme lui ; il ne
les imaginait que verticaux et rectilignes.
Mais enfin le sapeur Audoin et son compère La Bletterie n’obtinrent
sur la tradition qu’une victoire éphémère. Ni le calendrier républicain
ni les fêtes instituées par la Convention pour symboliser l’ère nouvelle
ne réussirent à prévaloir contre des habitudes plusieurs fois
séculaires. Les institutions révolutionnaires tombèrent avec les temps
héroïques qui les avaient enfantées. Le premier de l’An fut rétabli. Il
dure encore.
Le Français sur
Objectifs Universitaires est un nouveau concept qui commence à gagner du
terrain dans les milieux didactiques. Il s'agit d'une spécialisation au
sein du FOS visant à préparer des étudiants étrangers à suivre des
études dans des pays francophones. Il se distingue par certaines
spécificités que tout enseignant doit connaître pour assurer ce type de
cours dits spécifiques. La prise en compte de ces spécificités constitue
une condition préalable pour garantir l'efficacité de toute formation
dans ce domaine. Ces spécificités concernent cinq points principaux :
1- La diversité des disciplines universitaires
Le FOU se distingue avant tout
par la diversité des disciplines universitaires visées par les
apprenants : le droit, la médecine, la chimie, etc. Dans ce contexte,
nous trouvons deux catégories principales :
- Des étudiants
Dans cette
catégorie, nous constatons la présence de deux types d'apprenants de
FOU. Le premier type concerne des étudiants étrangers qui cherchent à
suivre des cours de français dit académique dans leurs pays d'origine.
Il s'agit des étudiants des filières universitaires francophones à
l'étranger qui ont pu voir le jour grâce à des conventions signées entre
des universités françaises et des universités étrangères. Elles ont
pour objectif de proposer des formations françaises pour des étudiants
étrangers. Selon les statistiques du Ministère des Affaires Etrangères,
il existe 167 filières francophones à l'étranger qui regroupent près de
onze mille étudiants. C'est le cas par exemple des filières francophones
de l'archéologie au Caire (Egypte), de la gestion et de l'économie à
Prague (République Tchèque), des Sciences Juridiques à Hanoi (Vietnam),
etc. A propos du deuxième type, il s'agit des étudiants étrangers qui
viennent poursuivre leurs études dans un pays francophones. Ce type
d'apprenants de FOU a l'avantage de pratiquer, d'une part, le français
dans leurs échanges quotidiens et d'autre part, d'avoir un contact
direct avec les milieux universitaires francophones (enseignants,
colloques, séminaires, etc.)
- Des émigrés
Ce sont des
étrangers qui viennent s'installer dans un pays francophone avec
l'objectif de trouver un créneau professionnel qui leur permettra
d'améliorer leur niveau de vie ou du moins d'avoir une rémunération
supérieure à ce qu'ils pourraient attendre dans leur pays d'origine.
Pour ce faire, ils sont amenés à s'inscrire dans une université
francophone pour un ou deux ans en vue de valider leurs connaissances et
leurs compétences déjà acquises dans leurs pays d'origine. C'est le
cas, par exemple, de certains dentistes étrangers qui viennent
s'installer en France. Ils sont dans l'obligation de faire au moins deux
ans à la faculté de chirurgie dentaire pour avoir une reconnaissance
institutionnelle avant de trouver un poste dans un hôpital ou dans un
cabinet dentaire.
2- Les besoins spécifiques
Les besoins
spécifiques sont une des caractéristiques principales des publics de
FOU. Les publics, mentionnés ci-dessus, veulent apprendre non LE français mais plutôt DU français P OUR agir dans les différents milieux universitaires. Lehmann (1993) souligne ce point en précisant : « Se
demander ce que des individus ont besoin d'apprendre, c'est poser
implicitement qu'ils ne peuvent pas tout apprendre d'une langue, donc
que des choix doivent être opérés » En suivant des cours de FOU,
les apprenants cherchent à être capables de comprendre des cours,
prendre des notes, lire des livres spécialisés, passer des examens,
rédiger des mémoires ou des thèses, etc. (Challe, 2002) D'où la
nécessité d'analyser les besoins de ces apprenants avant l'élaboration
des cours en vue d'y mieux répondre.
3- Le temps limité consacré à l'apprentissage
Les publics, qu'ils soient
professionnels ou étudiants, ont un temps assez limité pour suivre des
formations de FOU. Ils ont déjà leurs engagements professionnels ou
universitaires. Par conséquent, ils sont souvent obligés de suivre les
cours soit pendant le week-end soit à la fin de la journée. Fatigués,
ces publics finissent souvent par abandonner leurs cours.
4- La rentabilité de l'apprentissage du FOU
Les apprenants
ont des objectifs très précis à atteindre au terme de la formation. Par
exemple, les étudiants étrangers sont motivés à suivre ce type des cours
dans le but de réussir dans leurs études universitaires. En revanche,
les publics de FLE n'ont pas toujours des buts très définis. Selon notre
expérience d'enseignement du FLE, les apprenants ont souvent des
objectifs plus flous par rapport à leurs homologues de FOU (Qotb, 2009)
5- La motivation des publics
Vu que les
publics de FOU ont des objectifs bien définis dont la rentabilité
devrait être quasi-immédiate, ils font montre d'une grande motivation
lors de l'apprentissage, d'où la réciprocité entre rentabilité et
motivation au cours de la formation. Plus l'apprentissage est rentable,
plus les apprenants sont motivés à suivre les cours de FOU. C'est grâce à
cette motivation que certains apprenants peuvent faire face aux
différentes difficultés qu'on développera ci-dessous.
La compétence Universitaire
Dans ce contexte, les cours de
FOU ont pour objectif de développer une Compétence Universitaire (CU)
chez les apprenants. Cette compétence universitaire se distingue par
trois composantes principales:
A- La composante linguistique
Il s'agit de développer chez
les apprenants les connaissances llinguistiques nécessaires (lexique,
grammaire, etc) pour que les étudiants puissent suivre les cours dans
leurs domaines visés: comprendre le cours, prendre des notes, poser des
questions, etc.
B- La composante méthodologique
Les cours de
FOU devraient développer chez les apprenants certaines compétences
méthodologiques visant à les aider à réaliser des tâches universitaires:
participer à un colloque, préparer une communication, prendre la parole
devant un public spécialisé, rédiger un article, déterminer une
problématique, synthétiser un documentélaborer un plan de recherche,
rédiger un mémoire ou une thèse, etc.
C- La composante disciplinaire
Il s'agit de
familiariser les apprenants avec leur domaine de spécialité en utilisant
la langue cible. Dans ce contexte, les cours de FOU sont marqué par un
échange entre les apprenants et leur enseignant. Ce dernier a les
connaissances linguistiques et méthodologiques tandis que les apprenants
maîtisent le savoir spécialisé du domaine visé.
Pour plus d'informations, consultez les sites suivants:
APPEL À CONTRIBUTIONS Revue Mélanges francophones Vol. X, No 13 / 2016 Pratique et création littéraires, linguistiques et didactiques dans les espaces francophones et non francophones. Perspectives (inter)culturelles Date limite: 15 février 2016
Département de Langue et littérature françaises Centre de recherches Théorie et Pratique du Discours Faculté des Lettres Université « Dunărea de Jos » de Galaţi, Roumanie
Référence bibliographique :
Mélanges Francophones. Annales de l’Université „Dunărea de Jos” de
Galaţi, Fascicule XXIII. Galaţi: Galati University Press. ISSN
1843-8539
Argumentaire
L’espace francophone, tout comme les espaces non francophones, sont
des lieux où l’on se pose la question du dialogue des cultures en
même temps que des conflits possibles. La mobilité physique et
virtuelle des gens et des communautés permet la migration d’idées,
de croyances, de pensées, d’attitudes, leur changement continu dans
une dynamique qui appelle la réflexion.
D’un côté, la prise de conscience des différences culturelles est
d’une importance capitale, puisque les groupes multiculturels sont
de plus en plus fréquents dans tous les milieux sociaux et
professionnels et on a la tendance chacun et chacune de développer
sa propre « culture internationale ». De l’autre côté, « la culture
de l’Autre » ou « l’art de lire / interpréter l’Autre » permet au
sujet humain de se développer en toute liberté, pour des raisons
diverses, libres de toute contrainte.
Pour établir un dialogue entre les cultures dans le monde
contemporain, il faut développer des compétences communicatives
(inter)culturelles :
être ouvert à des perspectives variées ;
promouvoir les dialogues interculturels ;
réfléchir sur les valeurs et les comportements propres à la culture
autochtone et à la culture des autres ;
développer et adopter des aptitudes d’observation, d’interprétation
et de critique ;
sensibiliser aux aspects de l’utilisation de la langue déterminés
par la culture ;
susciter une prise de conscience des différences interculturelles
dans les valeurs, les comportements et les manières de réflexion.
À présent, la diversité culturelle semble devenir une norme.
L’éducation interculturelle est devenue déjà une priorité pour les
institutions d’éducation. Dans ce contexte, il y a des questions qui
se posent et qui visent les représentations littéraires,
linguistiques et didactiques du contexte actuel :
Quelles seraient les stratégies à adopter face à la pluralité
littéraire et linguistique ?
Comment les enseignants pourraient-ils répondre au défi que
représentent les diversités culturelles ?
Quels défis d’interprétation, quelles stratégies de communication
pour les usagers contemporains des systèmes de signes linguistiques
et non linguistiques ?
Pour répondre de manière argumentée à ces questions, on propose les
pistes (non exhaustives) de recherche centrées sur la dynamique et
les pratiques interculturelles dans le monde contemporain :
1. Identités culturelles et conflits entre cultures
2. Références littéraires, historiques, politiques
3. Langues et cultures étrangères
4. Communication interculturelle
5. Statut des langues majoritaires / minoritaires
6. Enseignement et formations interculturelles
7. Enseignement plurilingue
8. Discours des métiers, jargons, argots, néologie
9. Variétés linguistiques et traduction
10. Approches sémiotiques et rhétoriques des discours
11. Bibliophilie et édition digitale
12. Communication virtuelle et dans les réseaux sociaux
Publication
Les propositions retenues seront publiées dans la revue Mélanges
Francophones, volume X, no. 13, à paraître en décembre 2016 aux
Presses Universitaires de l’Université « Dunărea de Jos » de Galaţi,
en Roumanie. Cette revue scientifique est indexée dans la base de
données EBSCO.
Chronogrammes
1. Date limite de réception des résumés : 15 février 2016
2. Notification de décision du comité de lecture / rédaction : 28
février 2016
3. Date limite de réception des contributions : 20 mars 2016
4. Date de publication des contributions : 15 décembre 2016
Comité scientifique
Mohammed ALKHATIB, Université de Nizwa, Sultanat d’Oman
Elizabeth DUROT-BOUCÉ, Université du Havre, France
Alexandra CUNIŢĂ, Université de Bucarest, Roumanie
Anna DUTKA-MANKOWSKA, Institut de Philologie Romane, Université de
Varsovie
Muriel FENDRICH, Université du Havre, France
Anca GÂŢĂ, Université « Dunărea de Jos », Galaţi, Roumanie
Araceli GÓMEZ FERNÁNDEZ, Université Nationale d’éducation à
distance, Madrid, Espagne
Marina MUREŞANU IONESCU, Université « AL. I. Cuza » Iaşi, Roumanie
Michel OTTEN, Université Catholique de Louvain, Belgique
Floriana POPESCU, Université « Dunărea de Jos », Galaţi, Roumanie
Zhihong PU, Université Sun Yat-sen, Chine
Lydia SCIRIHA, Université de Malte, Malte
Carmen Ştefania STOEAN, Académie des Sciences Économiques, Bucarest,
Roumanie
Comité éditorial
Alina GANEA, rédacteur en chef, Université « Dunărea de Jos »,
Galaţi, Roumanie
Elena COSTANDACHE, secrétaire de rédaction, Université « Dunărea de
Jos », Galaţi, Roumanie
Eugenia ALAMAN, Université « Dunărea de Jos », Galaţi, Roumanie
Carmen ANDREI, Université « Dunărea de Jos », Galaţi, Roumanie
Mirela DRĂGOI, Université « Dunărea de Jos », Galaţi, Roumanie
Gabriela SCRIPNIC, Université « Dunărea de Jos », Galaţi, Roumanie
Angelica VÂLCU, Université « Dunărea de Jos », Galaţi, Roumanie
Modernismes et francophonie : regards croisés 7-8 juillet 2016, Durham University, UK Date limite: 30 janvier 2016
Conférenciers:
Dr. Jonathan Eburne (Penn State)
Professor Susan Harrow (Bristol)
Professor Debarati Sanyal (Berkeley)
L’ambition coloniale de l’hexagone au XIXème siècle renforça la
présence de la culture française sur la scène internationale et
influença l’émergence du mouvement moderniste. On trouve en effet
dans les grandes œuvres de la métropole, les traces d’une anxiété au
sujet de l’étranger, de l’exotique et de l’altérité. Des écrivains
et artistes issus des colonies comme Aimé Césaire et Assia Djebar
utiliseront plus tard l’esthétique moderniste pour remettre en cause
l’hégémonie de certains discours sur l’histoire et le pouvoir de
l’Etat. Du XIXème siècle à la décolonisation, la carte moderniste de
la francophonie s’étendit de l’Amérique du Nord aux Caraïbes en
passant par l’Afrique de l’Ouest et l’Asie du Sud-Est. Si le lien
entre modernisme et impérialisme français a été établi (Lebovics
2014), la relation entre expansion coloniale et esthétiques
modernistes est encore méconnue. Les débats sur la dimension
coloniale et raciale du modernisme sont encore largement confinés
aux recherches sur la littérature anglophone (Walkowitz 2006;
Sheshagiri 2010). Cependant, sans une compréhension approfondie de
la relation entre colonialisme, échanges transnationaux et
imaginaire moderniste français, nous éludons la diversité ethnique
et artistique de la culture française.
Cette conférence a pour but de rassembler les théories sur le
colonialisme dans le modernisme anglais, et les arts de la
francophonie. S’éloignant d’une vision métropolitaine et urbaine de
la modernité, la conférence explorera l’interconnexion du pouvoir
colonial français et de l’esthétique moderniste. Notre conférence
définira le modernisme français comme une constellation
transnationale d’espaces coloniaux et métropolitains. Nous nous
concentrerons sur la localisation du modernisme, plutôt que sur sa
périodisation. Nous poserons les questions suivantes : quels
intérêts institutionnels, disciplinaires et idéologiques empêchent
de penser un modernisme français transnational et une culture
francophone moderniste ? Quelle est la relation entre l’esthétique
moderniste et le flux mondial de capitaux, de biens et de personnes
? Perpétuons-nous l’impérialisme culturel en imposant une conception
métropolitaine de l’histoire littéraire à la production artistique
francophone?
Nous invitons à proposer des communications qui couvrent la carte
mondiale des modernismes français: le Levant, l’Afrique
Sub-Saharienne, les Caraïbes, la Louisiane, le Québec, le
sous-continent indien et le Pacific Sud.
Nous suggérons les thèmes suivants:
Race, empire, et modernisme;
Décolonisation, le ‘postcolonial’, et l’esthétique;
Artistes coloniaux imaginant des communautés ‘post’-coloniales;
Echanges culturels entre les colonies;
Tensions entre arts autonome et engagé;
Communautés politiques transnationales et modernisme (communisme au Vietnam et en Algérie; fascisme en Roumanie et en Tunisie);
Sexualité, genre, et classe sociale dans le modernisme transnational français
Cultures modernistes de la mémoire
Tensions et différences entre avant-gardes et modernisme dans les cultures transnationales françaises
Géographies modernistes de la modernité
La conférence est financée par la Modern Humanities Research
Association et la Faculty of Arts and Humanities, Durham University.
FRAMONDE est une liste de diffusion à l’intention des enseignants des départements de français. Elle permet à ses abonnés d’être informés des différents appels et des nouvelles parutions ou ressources en ligne pour l’enseignement du français ou l’enseignement en français à l’université. Chaque livraison fait l’objet d’un avis dans votre messagerie.
FRAMONDE comprend les rubriques suivantes :
Appels à communications : congrès, colloques, rencontres, journées scientifiques
Appels à contributions : articles pour publications, revues, ouvrages collectifs
Appels d’offres : financement de recherches, bourses de mobilité, expertise, emploi
Vient de paraître : nouvelles publications
Informations – ressources : informations générales, ressources en ligne
31 choses que vous ignorez peut-être sur le Canada
Par Laurence Pivot et Marie Cousin,
publié le
Le Canada entier est une géographie, dit-on. Mais pas seulement. Le voici passé à la moulinette des chiffres. Etonnant!
Reuters/Eric Miller
Les Canadiens ont célébré leur fête nationale le 1er juillet en
accrochant aux fenêtres leur fameux drapeau orné d'une feuille d'érable.
Mais à part ce célèbre symbole, que connaissez-vous d'autre sur ce
vaste pays? La réponse en quelques chiffres étonnants.
9 984 670 km2
C'est la superficie du Canada, deuxième plus grand pays au monde après la Russie. Au XVIe siècle, l'explorateur Jacques Cartier utilise le mot iroquois kanata, qui signifie "village" ou "terre",
pour désigner le territoire qu'il vient de découvrir. Dès 1545, soit
onze ans après le premier voyage de Cartier, des livres et des cartes
européennes mentionnent le Canada. Située le long du fleuve
Saint-Laurent et au nord des Grands Lacs, la colonie, aux XVIIe et
XVIIIe siècles, fait partie de la Nouvelle-France, avec l'Acadie et la Louisiane. Avant de passer aux mains des Britanniques, en 1763. Mais le nom Canada est resté jusqu'à nos jours.
3,7 habitants au km2
La densité de population au Canada figure parmi les plus faibles au monde.
En comparaison, celle de la France est de 84 habitants/km2. L'immense
majorité des Canadiens vit le long de la frontière avec les Etats-Unis,
du fleuve Saint-Laurent et des côtes Atlantique et Pacifique. Les routes
et les rails suivent logiquement les implantations humaines. Dès qu'on
s'en éloigne, la nature reprend ses droits et seules subsistent des
pistes de terre (à peine) praticables et encore, pas en hiver! Il est
prudent, sur certains trajets, de prévoir quelques réserves d'essence et
de vivres...
6 fuseaux horaires
Seule la Russie fait mieux, avec 9 fuseaux. D'est en ouest, ils sont identifiés ainsi: heure de Terre-Neuve (un demi-fuseau, puisqu'il faut ajouter ou retrancher une demi-heure seulement), heure de l'Atlantique, heure de l'Est, heure du Centre, heure des Rocheuses et heure du Pacifique. Il y a six heures de décalage entre Paris et Montréal et 9 heures avec Vancouver.
Le Québec, 3 fois la France
Avec ses 1 542 056 km2, le Québec est la plus grande des provinces canadiennes.
Son territoire
s'étend sur plus de 2 000 km, depuis le 45e parallèle
nord (à la frontière entre le Canada et les Etats-Unis) jusqu'au cap
Wolstenholme. Quelques îles de l'archipel arctique canadien, au sud du
60e parallèle nord, dans la baie d'Ungava complètent la province. D'est
en ouest, le Québec est large de plus de 1 500 km, depuis l'anse Sablon
jusqu'à l'embouchure de la rivière Rupert. La forêt recouvre une grande
partie de la région. Plus on monte vers le Nord, plus la végétation se
raréfie: forêt boréale, taïga et enfin toundra, où les arbres ne
poussent plus.
8893 kilomètres de frontière
Le Canada partage avec son grand voisin du Sud, les Etats-Unis, la frontière terrestre la plus longue du monde.
Celle-ci est protégée non par des militaires mais par un millier
d'agents des forces policières, ce qui reste très faible par rapport à
la dimension du territoire à surveiller. Pour information, les
Américains ont posté plus de 7 000 gardes à la frontière mexicaine,
pourtant trois fois moins longue. Passer des Etats-Unis au Canada reste
donc assez simple. Depuis le 11 septembre 2001, la sécurité a cependant
été renforcée mais de nombreux accès restent sans surveillance réelle.
On estime à environ 250 000 le nombre de clandestins, venus souvent
d'Amérique du Sud, sur le sol canadien. Depuis Montréal, la plus proche
frontière est à moins de 45 minutes de voiture. Attention, les visiteurs
français doivent présenter un passeport en règle et demander au
préalable une autorisation de voyage électronique (le même principe sera
applicable pour le Canada à partir de 2016). Les Canadiens, eux, se
contentent d'une pièce d'identité.
- 50° C
Le thermomètre au Canada joue de toute sa gamme de degrés Celsius.
Le pays détient non seulement le record de la température moyenne la
plus froide au monde mais connaît également une des plus grandes
amplitudes de température. La différence entre la journée la plus froide
et la journée la plus chaude peut être de... 70°! Car, oui, les étés
peuvent y être aussi très chauds. Voire humides, comme souvent à
Montréal, qui subit l'influence du fleuve Saint-Laurent et connaît des
périodes à 30°C et plus.
Le Canada, en réalité, est à l'image de
sa vaste géographie, avec une grande diversité de climats. A l'ouest,
sur l'île de Vancouver qui bénéficie d'un climat qualifié de
"sous-méditerranéen", on trouve des palmiers. Et le plus curieux: au
sein de la vallée de l'Okanagan, toujours en Colombie-Britannique, les
vignobles s'épanouissent à proximité d'un véritable désert, celui
d'Osoyoos, avec cactus, sable et scorpions. A l'est, en Ontario, près
des chutes du Niagara, le vin de glace est renommé dans le monde entier.
Dans les provinces atlantiques, d'immenses plages de sable blond font
le bonheur des vacanciers (en dépit d'une eau qui reste quand même
froide...). Mais l'une des particularités de ce climat est sa
variabilité, surtout à l'est. Ainsi, dans une même semaine, et parfois
dans une même journée, on peut passer, selon la saison, d'un doux soleil
printanier à une chute de neige! Comme disent les Québécois avec cet
humour qui manie si bien le chaud et le froid: "Attache ta tuque!",
version nord-américaine de "accroche-toi!".
7,6% d'eau douce
C'est la proportion du territoire occupée par deux millions de lacs.
Des étendues d'eau douce qui couvrent près de 900 000 km2, soit un
tiers de l'eau douce mondiale. Grâce à ses 933 grands barrages
et ses
500 centrales, le Canada est, avec la Chine et le Brésil, dans le trio
de tête des plus gros producteurs d'hydroélectricité au monde. Les
tarifs de l'électricité sont parmi les plus bas en Amérique du Nord. Ce
qui n'incite guère les Canadiens à faire des économies. Les visiteurs
européens seront surpris de voir par exemple des pistes de ski,
désertes, illuminées toute la nuit comme une piste d'atterrissage!
Vancouver n°1
Dans les palmarès des villes où il fait bon vivre, Vancouver est
celle qui arrive le plus souvent en tête des classements canadiens et
bien souvent dans le top cinq des métropoles les plus cool du monde. En
2014, dans le très sérieux baromètre de l'"Economist Intelligence Unit",
trois des sept premières villes sont d'ailleurs situées au Canada
(Toronto, Vancouver, Calgary).
Sur la côte pacifique, entre mer et montagne, Vancouver bénéficie d'un
climat doux, bien que pluvieux, d'une population jeune et éduquée,
largement issue d'une immigration chinoise récente (de Hongkong,
notamment), d'une industrie du cinéma en plein développement et d'un
environnement très écologiquement correct. C'est également l'une des
villes au monde qui accueille le plus de start-up.
10 provinces, 3 territoires
Le
1er juillet 1867, la Constitution du Canada entre en vigueur. Les
anciennes colonies britanniques deviennent alors les premières provinces
du pays fédéré: l'Ontario, le Québec, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Ecosse. En 1949, Terre-Neuve-et Labrador est la dernière province à rejoindre le processus. Aujourd'hui, le pays en compte dix (avec la Colombie-Britannique, l'Alberta, la Saskatchewan, le Manitoba et l'Ile-du-Prince-Edouard) auxquelles s'ajoutent trois territoires (Yukon, Territoires du Nord-Ouest et Nunavut).
Le Canada a trois palliers de gouvernement: fédéral, provincial et
municipal. Un Premier ministre est à la tête du gouvernement fédéral
mais les provinces possèdent chacune un gouvernement, un premier
ministre, un parlement et un lieutenant-gouverneur, représentant de la
reine dans la province. Plusieurs domaines, comme la santé, l'éducation,
les programmes sociaux, relèvent de leurs compétences. Les territoires,
quant à eux, n'ont pas ce niveau de souveraineté. Ils possèdent une
assemblée législative mais restent sous l'autorité du Gouverneur général
du Canada. Officiellement, la reine d'Angleterre est toujours la cheffe
de l'Etat canadien. D'où son portrait sur les billets et pièces de
monnaie...
1 Canadien sur 5 est né à l'étranger
Le
pays a toujours misé sur l'arrivée de nouvelles populations pour
assurer sa prospérité économique. Au cours du siècle dernier, le Canada a
accueilli plus de 13 millions d'immigrants. Et le flux n'est pas près de se tarir. En 2015, quelque 285 000 places sont ouvertes à l'immigration.
Un record! Jusque dans les années 1970, la grande majorité des nouveaux
Canadiens étaient originaires d'Europe. Aujourd'hui, le visage de
l'immigration change. D'après Statistiques Canada, entre 2006 et 2011,
la majorité des immigrants arrivaient d'Asie (56,9%). On dénombre
actuellement plus de 200 origines ethniques différentes.
4,3% de la population est autochtone
D'après le recensement de 2011, on compte plus d'1,4 million d'Amérindiens canadiens
en incluant les Métis (451795) et les Inuits (451795). Cette population
a augmenté de 20% par rapport aux études de 2006. Regroupés en Ontario
et dans les régions de l'Ouest, les autochtones sont majoritaires
dans les Territoires du Nord-Ouest et au Nunavut. Plus de 60% d'entre
eux ont déclaré appartenir aux "Premières Nations". Ils sont les
descendants de ces peuples qui occupaient les lieux bien avant l'arrivée
des colons européens: Algonquins, Iroquois, Hurons-Wendats ou
Micmacs...
S'ils n'ont pas été massacrés massivement comme aux
Etats-Unis, ils furent les alliés manipulés des puissances européennes
qui s'arrachaient ces nouveaux grands espaces. Ils ont rapidement été
relégués au rang de citoyen de seconde zone. En 1876, le gouvernement
fédéral instaure la "Loi sur les Sauvages", la première loi sur les
Indiens, comme on les a longtemps nommés de manière impropre. Jusqu'en
1996, quelque 150 000 enfants autochtones, enrôlés dans des pensionnats
chrétiens, ont subi une violente politique assimilationniste. En 2008,
le Premier ministre conservateur, Stephen Harper, a enfin présenté des
excuses officielles aux "Premières Nations".
2 langues officielles
Le français et l'anglais sont
les deux langues officielles du Canada. Mais tout le pays n'est pas
bilingue; le Québec est la seule province francophone, le
Nouveau-Brunswick, la seule bilingue,
et les autres n'ont pas défini officiellement leur appartenance
linguistique. Si toutes les institutions du gouvernement fédéral et de
nombreuses entreprises sont censées pouvoir offrir des services
bilingues (ce n'est pas toujours le cas selon les endroits), cela ne
signifie pas que tous les Canadiens soient bilingues. En 2011, 5,8
millions d'entre eux ont quand même déclaré pouvoir soutenir une
conversation dans les deux langues. En dehors de l'anglais et du
français, les dialectes chinois constituent la langue maternelle la plus
courante au Canada; viennent ensuite l'allemand, l'italien, le punjabi
et l'espagnol. Quant aux langues autochtones, les plus courantes sont le
cri, l'otchipwe et l'inuktitut, qui est officiellement reconnue au
Nunavut, le territoire des Inuits.
150 000 Français
Ils
sont toujours plus nombreux à tenter l'aventure! D'après les derniers
chiffres du ministère des Affaires étrangères, au 31 décembre 2014, 86 837 Français étaient inscrits sur les listes consulaires au Canada: 57 469 à Montréal,
10 069 à Québec, 10 626 à Toronto, 7 628 à Vancouver, 1 045 à Moncton
et Halifax. Mais difficile d'être vraiment précis: l'inscription sur les
listes consulaires n'a rien d'obligatoire et nombre d'expatriés
accèdent aussi à la citoyenneté canadienne. Résultat, on estime à 150
000 le nombre de Français installés au Canada, dont les trois-quarts au
Québec.
La loi 101
Le français, d'abord! La loi 101 fait directement référence à la "Charte de la langue française"
adoptée en 1977. Son but: instaurer à tous les niveaux la primauté du
français au Québec, unique province canadienne officiellement
francophone. Justice, enseignement, monde du travail ou publicité: seule
la langue de Molière a droit de cité. Controversée, attaquée, la loi
101 est pourtant devenue le symbole de la singularité québécoise et de
sa préférence linguistique. Elle est toujours d'actualité car la menace
anglophone est loin d'être écartée. Début 2015, 24 commerçants
anglophones ont ainsi contesté des amendes reçues pour avoir enfreint
les règles d'affichage en vigueur au Québec qui oblige à une inscription
unilingue en français. Réponse du juge Mascia, en charge du dossier:
"La langue française est encore trop fragile pour se développer sans
l'aide du gouvernement québécois." La vigilance des Québécois reste
forte en la matière et beaucoup se désespèrent du peu d'intérêt que
portent les Français à la question. Avis aux nouveaux arrivants...
400 ans de présence française en Ontario
En
1615, Samuel de Champlain, fondateur en 1608 de la ville de Québec,
remonte la rivière des Outaouais et noue des liens avec le chef Huron
Wendaat. Il s'installe une année dans la région et y établit la traite
des fourrures. 2015 est la date officiellement retenue pour célébrer les
quatre siècles de présence française en Ontario. Aujourd'hui, on
dénombre près de 600 000 Franco-Ontariens, (sur une population
provinciale totale de 13,5 millions) comme ils s'appellent depuis les
années 1970. Un moyen de se distinguer des cousins québécois et
d'affirmer leur identité. Ils représentent plus de la moitié des
francophones canadiens hors Québec.
+1,9 % de croissance
Le
Conference Board du Canada a revu ses prévisions de croissance de
l'économie canadienne à 1,9% en 2015, alors qu'il prévoyait 2,4% avant
la chute des tarifs pétroliers.
500 entreprises françaises
La France est le 8e investisseur étranger au Canada,
en stock. La plupart des grands groupes du CAC 40 y sont implantés, à
l'exception notoire des constructeurs automobiles et des enseignes de
grande distribution. A côté des industriels (Areva, L'Oréal, Sanofi,
Total, Safran, Thales, etc.), des banques (BNP Paribas, Société
générale) et des géants des services (Engie [ex-GDF Suez], Veolia,
Vinci, Sodexo, etc.), présents depuis longtemps, les PME sont de plus en
plus dynamiques. Au total, les entreprises françaises emploient près de
100 000 personnes au Canada. Bien que de plus en plus nombreuses en
Ontario et dans les provinces de l'Ouest, les deux-tiers d'entre elles
ont leur siège au Québec. A l'instar d'Ubisoft, qui a fait de Montréal
sa base principale de production de jeux vidéo ou d'OVH qui y a installé
son plus grand centre mondial d'hébergement web. Parmi les nouveaux
venus récents, Isart Digital, une école privée d'enseignement supérieur
(jeux vidéo et animation 3D) ou encore le Musée Grévin, qui a choisi
Montréal pour sa première adresse nord-américaine.
700 000 postes à pourvoir
C'est le nombre d'emplois à combler d'ici à 2016 rien qu'au Québec,
la province la plus âgée du pays, qui manque de bras et de cerveaux,
dans tous les secteurs. Mais c'est tout le Canada qui doit recruter de
la main-d'oeuvre spécialisées. D'où une politique d'immigration très
ciblée.
1,38 dollars
Taux de change de l'euro en dollars canadiens (CAD) en juin 2015.
6,6% de chômage
Taux
de chômage moyen au Canada en 2015. Certaines provinces, comme celles
dites des "Prairies", au centre du pays, connaissent quasiment le
plein-emploi. D'autres, comme les provinces maritimes, présentent un
marché du travail plus fluctuant. Mais le vieillissement de la
population d'un côté et le développement économique de l'autre génèrent
un marché de l'emploi en progression constante.
176 milliards de barils
Le Canada se classe au deuxième rang mondial
pour l'importance de ses réserves prouvées de pétrole, après l'Arabie
Saoudite, avec 176 milliards de barils, dont 170 milliards sont tirés
des sables bitumineux, dans la province de l'Alberta. Mais on trouve le
précieux or noir également dans les Territoires du Nord et au large de
la région Atlantique.
24 000 km2
C'est
la surface occupée par l'ensemble des réservoirs gérés par
Hydro-Québec, soit l'équivalent de la Lorraine! Grâce à sa production
d'hydroélectricité, l'entreprise québécoise alimente non seulement la
Belle Province mais aussi une bonne partie de la côte est américaine. A
la fin des années 1980, la gigantesque centrale édifiée dans la Baie
James avait été qualifiée de "projet du siècle" par René Lévesque, le
premier ministre québécois de l'époque. Véritable empire, la société
d'Etat représente une source de fierté nationale. Cependant, les
immenses réservoirs ainsi que les infrastructures construites pour la
production, le transport et la distribution de l'électricité ont un
impact environnemental non négligeable et suscitent de nombreux
questionnements au sein de l'opinion publique. Car, même si la majorité
de la population soutien la production de cette énergie "propre", cela
ne va pas sans poser de problème, notamment dans les territoires
nordiques appartenant à des populations autochtones.
60e parallèle nord
C'est là où commencent le grand Nord et l'Arctique canadien.
Une région au climat hostile, que ne relie quasiment aucune grande
route depuis le sud, mais qui recèle d'immenses richesses en gaz et en
pétrole ainsi qu'en minerais de toutes sortes, de l'or aux diamants en
passant par l'uranium, le nickel, le zinc ou le fer. Le réchauffement
climatique libère l'accès à ces ressources naturelles. Bien qu'elles
restent encore très difficiles à exploiter, le gouvernement canadien,
comme les grandes multinationales d'hydrocarbures et les entreprises
minières, ont tous misé gros sur le développement économique dans le
Nord, à partir du 49e parallèle nord et au-delà du 60e. Au Québec, le
"Plan Nord" annoncé en 2011, affichait de gigantesques ambitions. A
l'origine, 80 milliards de dollars investis sur vingt-cinq ans étaient
prévus. Depuis, les ambitions ont été revues à la baisse mais
l'exploitation de la région nordique de la Belle Province n'en est
encore qu'à ses débuts. Au Nunavut,
dans les Territoires du Nord-Ouest et au Yukon, les trois territoires
nordiques du pays, les projets d'exploitations minières, de gaz et de
pétrole sont pléthoriques. Autant d'opportunités de travail qui attirent
les immigrés. Mais qui ne réjouissent pas forcément les écologistes.
Quant aux Premières Nations, et en particulier les Inuits, leur avenir
passe par une bonne gestion de ce développement économique dont ils
essayent de ne pas être victimes mais partenaires.
110 volts
Incroyable,
mais vrai! Les Etats-Unis et le Canada marchent aux 110 volts. La
tension électrique découverte à la fin du XIXe siècle par Thomas Edison
avait mis l'Amérique du Nord à la pointe de la modernité. Mais, après la
Seconde Guerre mondiale, le vieux continent opte pour le 220, plus
économique. Cependant, l'Amérique, qui est beaucoup plus avancée que
l'Europe en matière d'équipements ménagers, renonce à s'aligner sur ce
modèle, arguant que cela lui coûterait trop cher. Résultat: aujourd'hui,
c'est l'Amérique qui est en retard sur l'Europe, l'Afrique et l'Asie.
Se mettre "sur son 36"
Alors
qu'en France, on se met sur son 31 lorsqu'on veut bien s'habiller, au
Québec, ce serait plutôt sur son 33, son 36 ou même sur son 45 (forty-five
en anglais). L'expression "31" proviendrait d'un drap de luxe très fin
appelé "trentain", dont la chaîne était faite de trente fois cent fils.
Mais pourquoi cette surenchère au Québec? Aucune idée, répondent les
linguistes les plus experts en la matière! Pourquoi dit-on aussi "haut
comme deux pommes" dans la Belle Province et non comme trois pommes en
France? Peut-être les fruits canadiens sont-ils plus gros que les
français...
1 050 fromages!
Plus
d'un millier de fromages sont fabriqués au Canada. Une information très
méconnue, surtout des Français, bien chauvins en la matière. Il n'y a
pourtant pas de quoi être jaloux puisque c'est souvent grâce à eux que
l'artisanat fromager s'est développé ces dernières décennies, en
particulier au Québec et en Ontario. Auparavant, à quelques exceptions
près, les seuls fromages produits localement se limitaient à des Cheddar
industriels. Mais depuis la fin des années 1990, la production
artisanale "du terroir" a fait florès, pour le plus grand plaisir des
consommateurs canadiens. Le Français s'amusera à reconnaître des saveurs
proches du camembert, du Gouda ou encore d'un cabicou. Il en existe même à l'érable, histoire de faire vraiment local. A découvrir impérativement.
0,09290304 m2
Pourquoi
faire simple quand on peut faire compliqué? Une fois n'est pas coutume,
c'est du côté des Anglo-Saxons que les choses se corsent. En effet, les
Canadiens, contrairement aux Américains, ont bien adopté le système
métrique mais l'usage perdure dans l'immobilier et le bâtiment de parler
en pieds carrés. Un pied carré ou square foot (ft) égale exactement 0,09290304 m2. Donc, 60 m2 équivalent à 645.834625 ft. CQFD.
123 ou 1-2-3?
En Amérique du Nord, il est d'usage d'énoncer son numéro de téléphone par chiffres
et non en nombres. Au même titre que l'on dira son adresse de cette
façon: 42-67, et non 4267, Maisonneuve Ouest, par exemple. Ce qui
facilite la vie, il faut bien l'avouer, dans un pays où les rues peuvent
être particulièrement longues, comme Yonge Street, à Toronto, avec ses
1896 km! A noter également l'indication des points cardinaux,
indispensables à mentionner (et à retenir) pour éviter de parcourir des
kilomètres dans le mauvais sens...
1/2: la salle de bain
L'indication
est particulièrement mystérieuse pour les nouveaux arrivants au Québec.
Mais que peut bien signifier ce 1/2 dans les annonces immobilières?
Tout simplement, la salle de bains! Contrairement à la
France, on compte toutes les pièces d'un appartement, plus une demie
pour la salle de bains. Ainsi, un 3 1/2 signifie: un salon, une chambre,
une cuisine et une salle de bains. Au Canada anglophone, on parlera
plutôt d'un appartement "one bedroom". Bon à savoir également: un duplex
ou un triplex n'est pas un appartement sur deux ou trois étages, mais
une maison avec deux ou trois appartements.
911 pour les urgences
A prononcer "neuf, un, un" en français et nine one one en anglais. Le 911 est un numéro d'appel d'urgence nord-américain, valable aussi bien aux Etats-Unis qu'au Canada. C'est donc l'équivalent du 112 en Europe.
745 dollars de loyer
Le prix du loyer moyen pour un appartement de deux chambres
à Montréal en 2015 est de 745 dollars (environ 560 euros). Il faut
compter presque le double à Vancouver, Toronto et Calgary (la ville du
pétrole, en Alberta). Bonne nouvelle, cependant, pour les Parisiens tout
du moins, les surfaces sont généralement beaucoup plus grandes que dans
la capitale française. Mais attention, les mesures sont en pieds carrés
et non en mètres carrés.
POUR 2 PROJETS DE RECHERCHE SUR LA LANGUE FRANÇAISE
Date limite : 15 octobre 2015
L’Organisation internationale de la Francophonie et l’Agence universitaire de la Francophonie lancent un
appel à manifestation d’intérêt pour deux projets de recherche sur la langue française.
Projet n° 1 : Projet de recherche sur le français dans l’espace arabofrancophone
Objet de la recherche : étudier les usages, les représentations et les modes de transmission comparés de la
langue française et des autres langues en présence dans les pays du Maghreb et au Liban (pays où le
français est langue d’enseignement et/ou de communication).
Projet n°2 : Projet de recherche sur la transmission de la langue française en Afrique subsaharienne
Objet de la recherche : Etude des modes de transmission de la langue française, et comparaison entre ces
modes de transmission, hors système scolaire, et ceux des autres langues dans les pays d’Afrique
subsaharienne où le français a le statut de langue officielle.