20 Μαρτίου: Διεθνής Ημέρα της Γαλλοφωνίας

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Σάββατο 6 Μαΐου 2017

Appel à contributions: DU CONCEPT DIDACTIQUE À LA STRATÉGIE PÉDAGOGIQUE EN DIDACTIQUE DES LANGUES ÉTRANGÈRES

DU CONCEPT DIDACTIQUE À LA STRATÉGIE PÉDAGOGIQUE EN
DIDACTIQUE DES LANGUES ÉTRANGÈRES
EDL n° 30
Date limite: 31 décembre 2017
 


Considérées par certains chercheurs comme disciplines rivales (Dieuzaide, 1994), la didactique et la pédagogie entretiennent des rapports complexes. Si Danielle Bailly (1997) et Michel Dabène (1990) affirment que la pédagogie est subordonnée à la didactique, les frontières ne sont pas clairement établies, même si, toutefois, la didactique représenterait le versant conceptuel, théorique, de l'acte éducatif, tandis que la pédagogie en serait le volet technique. Or, selon Joseph Rézeau (2001), les chercheur.e.s en didactique des langues étrangères ne sont pas parvenus à s'accorder sur la nature des interactions entre les deux disciplines.
Plusieurs pistes ont néanmoins été balisées. Yves Chevallard, didacticien des mathématiques, a théorisé les relations entre didactique et pédagogie en termes anthropologiques. Selon ce chercheur, il faut toujours prendre pour point de départ ce qu'il nomme le « fait didactique » (2006), c'est-à-dire le fait d'enseigner quelque chose à quelqu'un. Ce « fait didactique » se structure, dans l'acte d'enseignement-apprentissage autour d'une praxéologie qui consiste, pour chaque tâche, à se réaliser grâce à une technique (manière d'accomplir la tâche), qui se justifie par une technologie (discours qui justifie “rationnellement” la technique), à son tour justifiée par une théorie.
Au-delà des présupposés théoriques, la didactique invite les enseignant.e.s et les enseignant.e.s-chercheur.e.s à questionner leur pratique d'enseignement, la finalité de leurs recherches ainsi que leur positionnement épistémologique (J.-P Narcy-Combes, 2006). Dans un secteur d'enseignement-
apprentissage des langues étrangères tel que le LANSAD, la question de la mise en relation de la didactique et de la pédagogie est centrale, dans la mesure où bon nombre d'enseignant.e.s-chercheur.e.s en langues étrangères exerçant dans des établissements d'enseignement supérieur n'ont pas reçu de formation spécifique ni pour ce type d'enseignement ni pour ce public. La plupart du temps, il est davantage question d'élaboration de cours comme d'un « bricolage », ou d'un étayage théorique acquis au fil de l'expérience et de manière non-systématique. S'il est clair que la recherche en langues de spécialité s'est bien structurée au cours des trente dernières années, elle s'est orientée davantage vers l'élaboration de la langue de spécialité comme champ et objet de la linguistique appliquée que comme objet d'une réflexion didactique théorique et épistémologique. Et si les publications font aussi la part belle à des descriptions d'expériences pédagogiques ou de dispositifs, la didactique ne semble pas s'être imposée dans le domaine des langues de spécialité.
Le présent appel invite les enseignant.e.s et enseignant.e.s-chercheur.e.s du secteur LANSAD en France et à l'étranger à s'interroger sur la manière dont didactique et pédagogie interagissent dans la pratique enseignante. Les pistes suivantes, non-exhaustives, pourront faire l'objet des contributions :

  • l'intégration d'une réflexion didactique à une pratique d'enseignement (description de dispositifs, compte rendu d'expérience, etc.) : applicationnisme ou appropriation ;
  • l'utilisation des données de la recherche dans une situation pédagogique et remontées de terrain;
  • l'accès à la didactique : entre formation initiale et expérience professionnelle ;
  • didactique institutionnelle, didactique des chercheur.e.s et enjeux pédagogiques ;
  • recherche en didactique et en pédagogie : le rôle de la recherche-action.
Les propositions de contribution peuvent se faire en français ou en anglais. Les articles (entre 6 000 et 10 000 mots) aborderont un des aspects de la problématique pour le numéro 30 de la revue Études en didactique des langues. Ils devront être adressés par courrier électronique avant le 31 décembre 2017 à edl@lairdil.fr. Le numéro paraîtra en juin 2018.

Τετάρτη 11 Ιανουαρίου 2017

APPEL À CONTRIBUTIONS Pour une littérature-monde en français : le Canada




APF FU - GRÈCE - Association des Professeurs de Français de Formation Universitaire - Athènes - Grèce



Chères et Chers Collègues,

La revue à comité de lecture de l’Association des Professeurs de Français de Formation Universitaire (Grèce), Contact+ se propose de publier, à un rythme régulier, une série d’hommages aux littératures de langue française (hors Hexagone) sous le titre : Pour une littérature-monde en français : son objectif est de jeter un regard nouveau sur les littératures de langue française hors de France, de favoriser l’avancement des connaissances sur la littérature-monde en français, de sensibiliser et de familiariser le public grec avec les différents courants et systèmes (idéologiques, culturels, etc.) qui participent aux évolutions des formes et des écritures d’hier, d’aujourd’hui et de demain, les littératures d’expression française étant un passeport pour comprendre la diversité ou « le dialogue des cultures » (Léopold Sédar Senghor).

Pour ce premier numéro thématique, le pays qui inaugurera/ouvrira la série est le Canada. Dans le cadre de ce numéro, nous nous intéresserons à la littérature canadienne et, plus particulièrement, à deux de ses trois grandes traditions : la littérature canadienne-française (hors Québec) et la littérature québécoise.

Dans le sillage du débat suscité par la publication du manifeste intitulé « Pour une littérature-monde en français », paru dans Le Monde en mai 2007, ce numéro propose de mettre à l’honneur des écrivains, des poètes et des dramaturges associés aux productions littéraires canadienne-française et québécoise, dans une nouvelle dynamique transversale. Comment ces écrivains mettent-ils en œuvre les différents moyens d’expression que leur fournit la langue française ? Aborder les littératures canadienne-française et québécoise à la fois sur le plan synchronique et diachronique constitue l’enjeu principal du projet. Sans nullement prétendre à l’exhaustivité – ce qui, au demeurant, dépasserait l’ambition de ce numéro dont la thématique est déjà très vaste –, nous voulons tout simplement donner un aperçu tant soit peu substantiel de la production littéraire du Canada, notre Association ayant comme mission l’étude, la promotion, le développement, la diffusion de la langue et de la culture françaises en Grèce. Faire connaître une autre littérature de langue française qui n’a pas été systématiquement étudiée en Grèce, c’est ouvrir une fenêtre sur le monde francophone ; c’est aussi ouvrir le débat sur la littérature du Canada et susciter l’intérêt scientifique.

Pour définir le concept de « littérature-monde », nous citons quelques extraits du célèbre manifeste :
Littérature-monde parce que, à l’évidence multiples, diverses, sont aujourd’hui les littératures de langue françaises de par le monde, formant un vaste ensemble dont les ramifications enlacent plusieurs continents. Mais littérature-monde, aussi, parce que partout celles-ci nous disent le monde qui devant nous émerge, et ce faisant retrouvent après des décennies « d’interdit de la fiction » ce qui depuis toujours a été le fait des artistes, des romanciers, des créateurs : la tâche de donner voix et visage à l’inconnu du monde – à l’inconnu en nous. Enfin, si nous percevons partout cette effervescence créatrice, c’est que quelque chose en France même s’est remis en mouvement où la jeune génération, débarrassée de l’ère du soupçon, s’empare sans complexe des ingrédients de la fiction pour ouvrir de nouvelles voies romanesques. En sorte que le temps nous paraît venu d’une renaissance, d’un dialogue dans un vaste ensemble polyphonique, sans souci d’on ne sait quel combat pour ou contre la prééminence de telle ou telle langue ou d’un quelconque « impérialisme culturel ». Le centre relégué au milieu d’autres centres, c’est à la formation d’une constellation que nous assistons, où la langue libérée de son pacte exclusif avec la nation, libre désormais de tout pouvoir autre que ceux de la poésie et de l’imaginaire, n’aura pour frontières que celles de l’esprit.

Nous avons l’intention d’établir ce dialogue « dans ce vaste ensemble polyphonique » en donnant, en premier, « voix et visage » à la littérature du Canada. Dans cette optique, nous sollicitons des soumissions/contributions inédites sur les thématiques présentées ci-après et qui sont loin d’être exhaustives.

Tout d’abord, comme nous venons de le signaler, nous nous limiterons à la littérature canadienne-française et à la littérature québécoise contemporaines (XXe et XXIe siècles): idéologie, identité, culture. Non pas que les siècles précédant le XXe siècle ne soient pas importants, mais c’est pendant le XXe siècle que les courants de pensées et, surtout, la littérature ont subi le plus des transformations.

La revue Contact+ encourage les universitaires, les chercheurs, les collègues à proposer toute contribution s’inscrivant dans la thématique susmentionnée. À titre d’exemple, les contributions peuvent porter sur :

  • un courant dans une perspective de l’histoire littéraire (terroir, avant-garde, décentrement littéraire, bouleversements, années fastes ou de crise, etc.), ainsi que sur les questionnements qu’il dégage ;
  • une question sur un auteur, poète, dramaturge des XXe et XXIe siècles (littérature canadienne-française : Marguerite Andersen, David Baudemont, Éric Cormier, Robert Dickson, Simone Chaput, Hélène Harbec, Gérald Leblanc, Didier Leclair, Françoise Lepage, Andrée Christensen, Léonard Forest, François Paré, etc. ; littérature québécoise : Anne Hébert, Germaine Guèvremont, André Langevin, Gabrielle Roy, Alain Grandbois, Gilles Hénault, Gaston Miron, Jacques Ferron, André Majon, Jean Bouthillette, Alphonse Piché, Denis Vanier, Lucien Francœur, André Loiselet, Nancy Huston, Félix Leclerc, Nicole Brossard, France Théoret, François Charron, etc.) ;
  • un thème particulier (exil, voyage, politique, combat, déchirement, etc.), un mythe ou un épisode mythique (Orphée, Narcisse, Médée, Jésus-Christ, Babel, déluge, etc.) et leur manifestation chez tel ou tel auteur ;
  • la religion et la quête spirituelle ;
  • le rapport entre le texte littéraire et le texte filmique, entre
  • le texte littéraire et la représentation picturale ;
  • les études de genre ;
  • l’espace et/ou la géocritique ;
  • les relations entre la littérature du Canada et la littérature française dans une perspective comparatiste ;
Des contributions qui font le point sur le bilinguisme et le plurilinguisme au Canada, ainsi que sur les politiques éducatives et linguistiques sont également les bienvenues. Elles feront l’objet d’une publication à part.

Les textes soumis à l’évaluation du comité scientifique pourront suivre des approches diverses (historique, artistique, esthétique, littéraire, comparatiste, didactique).

Vos contributions accompagnées de vos coordonnées (prénom, nom, fonction, courriel) sont à envoyer par courriel avant le 18 juin 2017, à l’adresse: cnikou@apf.gr. Elles ne devront pas dépasser 4000 mots (30.000 signes environ), notes et références bibliographiques comprises.

Le Rédacteur en chef Christos Christos Nikou

Πέμπτη 11 Φεβρουαρίου 2016

APPEL À CONTRIBUTIONS La répétition en langue et en discours Volet 1 –" La répétition en langue"

APPEL À CONTRIBUTIONS

La répétition en langue et en discours

Volet 1 – La répétition en langue

Numéro thématique de Repères-Dorif à paraître en janvier 2017
http://www.dorif.it/ezine/

Date limite: 15 février 2016

« Semel satis est » ou bien « bis repetita placent » ? La répétition d’une unité linguistique, qu’il s’agisse d’un phonème, d’un morphème, d’un lexème, d’un invariant sémantique ou d’une portion de texte est un fait banal en soi, mais qui se charge de valeurs différentes suivant les contextes d’utilisation.
Pouvant être définie comme la récurrence d’une unité linguistique sur un empan énonciatif déterminé et pertinent en fonction du niveau d’analyse (cf., entre autres, Frédéric 1985 : 86), la répétition recevra une interprétation différente selon qu’on se situe sur le plan systématique et objectif – car conventionnalisé – de la langue, éventuellement à l’issue d’un processus de lexicalisation ou de grammaticalisation, ou bien sur le plan local du discours façonné par l’individualité subjective du locuteur, comme trace de ses choix volontaires, de ses lapsus, voire de ses affections pathologiques (c’est le cas du bégaiement, par exemple).

L’étendue de l’empan considéré, de son côté, constitue un critère important pour déterminer le type d’analyse pertinente, car la récurrence syllabique peut déjà être observée au niveau du lexème, tandis que la coindexation anaphorique exige au moins qu’on se situe au niveau de la construction verbale (cf. la dislocation). L’anaphore rhétorique, quant à elle, s’observe généralement sur une portion énonciative encore plus étendue, comportant au moins deux constructions verbales.

Par ailleurs, suivant le niveau maximal auquel se situe le segment répété1, la récurrence donne lieu à des effets variés, dont la description relève parfois de disciplines différentes, allant de la phonologie à la métrique, de la sémantique à la lexicologie, de la morphologie à la syntaxe, de la pragmatique à l’analyse du discours, de la rhétorique à la traductologie.

Voici réunis quelques exemples qu’il est possible de citer à titre illustratif et sans prétendre à l’exhaustivité : lorsque la répétition intéresse le niveau du phonème, cela aboutit aux effets poétiques ou rhétoriques d’allitération, d’homéotéleute (rimes et assonances), comme dans « les sanglots longs des violons de l’automne bercent mon cœur d’une langueur monotone » (Verlaine) ou bien au renforcement du mot, dont on intensifie un phonème ou une syllabe, ce qui est orthographié conventionnellement par la répétition d’une ou plusieurs lettres (c’est forrrrmidable!; ouaiiiiis !). Appliquée aux morphèmes, la réduplication réalise en français surtout des valeurs sémantiques hypocoristiques ou diminutives, comme dans fr. foufou, nénette, Babette, Loulou voire ironiques (zonzon, nanar, lolos), tandis que dans d’autres langues on recense également des valeurs de renforcement (lat. sese : soi-même), d’atténuation (malgache be grand – bebe assez grand), voire des fonctions grammaticales (le pluriel en indonésien : anak enfant – anak-anak enfants). Par ailleurs, ce phénomène peut intéresser des lexèmes entiers dans un but intensif (très très intéréssant), parfois réalisé à l’aide de prépositions (c’est vrai de vrai, c’est grave de chez grave, cf. Schnedecker 2007), voire des syntagmes plus longs : la répétition joue alors un rôle désambiguïsant (mais ce cours, il le prépare il le prépare ou juste comme ça ? : la répétition a ici la fonction de sélectionner le sens plein du verbe « il le prépare réellement ») ou alors est à la base d’emplois rhétoriques de type anaphore ou épiphore (p. ex. le « Moi président » de F. Hollande), sans parler de l’anadiplose, du polyptote, de la tautologie ou de l’antanaclase. Tous ces usages sont susceptibles d’être envisagés en tant que tels ou dans leur rapport aux intentions communicatives et pragmatiques du locuteur, ce qui constituera le deuxième volet de cette recherche.

En ce qui concerne en revanche le versant de la langue, objet du premier volet, à côté de la répétition morphémique ou lexicale, à fonction intensifiante ou désambiguïsante, dont nous avons parlé plus haut, la répétition acquiert une valeur syntaxique, basée sur la coindexation, dans le vaste domaine de l’anaphore. Celle-ci peut être réalisée par une itération à l’identique (anaphore fidèle) ou par la simple coréférence (cas de la dislocation du terme nominal avec reprise pronominale, cas de variation pronominale et cas de l’anaphore infidèle ou associative). À ce sujet, le cas des déictiques pose un problème intéressant, puisque le maintien du référent à travers les différentes prises de parole des interlocuteurs comporte non pas la répétition mais la variation du signe : c’est le cas, bien connu, des pronoms d’interlocution je et tu et des termes s’y rapportant, ainsi que des autres indexicaux de temps et de lieu.

Ce même mécanisme de coindexation est également à l’œuvre dans les structures corrélatives (tantôt il est gai, tantôt il est triste ; plus il me parle, plus il m’irrite ; autant il est gentil avec moi, autant il est méchant avec sa femme…), qui ont fait l’objet de plusieurs recherches (cf., à titre d’exemple, Savelli, 1993 ou Roig 2015). On retrouve la même valeur structurante dans les énoncés parémiques (p. ex. « Tout lasse, tout casse, tout passe ») ou dans les « parcours de polarité » (du type : « si tu m’aides, je t’offrirai une glace, si tu ne m’aides pas, je ne t’offrirai rien du tout »).
Un autre domaine où la répétition se manifeste, bien qu’avec une tout autre valeur, c’est celui des modes de production de l’oral, riche en piétinements sur un site syntaxique, notamment lors de la recherche lexicale (j’ai rencontré le le le le machin le prof de Sarah). Ces répétitions, souvent traitées comme des disfluences, manifestent en réalité des régularités intéressantes, puisqu’elles se concentrent en général sur le « déterminant » (article, préposition, pronom clitique sujet, conjonction) et pas sur la forme lexicale pleine (cf. Pallaud, Henry 2004, Blanche-Benveniste 2003).
Enfin, le problème du rapport entre identité formelle / sémantique et reformulation se retrouve aussi de manière cruciale dans la traduction, reformulation dans une autre langue-culture d’un invariant qui n’est pas seulement sémantique (reformulation du sens) mais aussi formel (aspect mélodique-rythmique assuré par la mise en mots – wording – dans la langue-source) (Kundera 1993). La répétition peut alors concerner aussi bien des structures grammaticales, qui ne peuvent pas toujours être reproduites par des structures similaires dans la langue cible (p. ex. it. il direttore si fece serio serio  fr. le directeur prit un air des plus graves) que des mots ou des expressions, dont la polysémie peut mettre en grande difficulté le traducteur (p. ex. fr. lourd = it. pesante; lourd de = gravido di / carico di), sans oublier les cas où la répétition surgit inattendue dans le texte cible quand deux ou plusieurs mots du texte source ont le même équivalent dans la langue cible. Il reste qu'en tout cas, l’étude des répétitions et des solutions traductives envisageables permet de mieux cerner les fonctions du procédé itératif mis en œuvre dans le texte source.

La littérature scientifique francophone présente quelques études d’ensemble de la répétition (en particulier : Frédéric, 1985 ; Richard, 2000 et 2014, Henry 2001), ainsi que des numéros monographiques de revues (Semen 12, 2000, et 38, 2015) et des volumes collectifs (Anderson, P., Chauvin-Vileno, A. & Madini, 2000 ; Gosselin, Mathet, Enjalbert, Becher, 2013, Rabatel, Magri, 2015 ; Lindenberg, Vegliante, 2011 pour la traduction vers l’italien), mais il reste  encore beaucoup de pistes de recherche, surtout si l’on se propose d’aborder l’ensemble des niveaux linguistiques où la répétition se manifeste, ainsi que ses multiples effets.

Face à une telle variété de manifestations et d’approches possibles, ainsi qu’à l’imbrication des niveaux linguistiques mis en jeu par la répétition, une étude globale n’est sans doute pas possible ; c’est pourquoi nous avons prévu un développement en deux phases successives :
Le premier volet, sur l’année 2016, est consacré à la répétition en langue, aux récurrences passées dans le système suite à un processus de grammaticalisation ou de lexicalisation, aux conséquences de la répétition sur la syntaxe de l’énoncé, sur l’un ou l’autre de ses constituants et/ou sur sa performance, aux procédés éventuellement cooccurrents d’une répétition, à la comparaison entre outils linguistiques comportant une répétition et outils considérés comme équivalents mais ne comportant pas de répétition.
Le deuxième volet, prévu pour l’année 2017, sera consacré à la répétition en discours, ainsi qu’à ses conséquences rhétoriques, pragmatiques et argumentatives : l’interaction entre la récurrence d’un élément et l’activation de valeurs contextuelles, sous la forme de connotations, de présupposés, de sous-entendus ou de toute autre forme d’implicite, ainsi que l’interpellation du/des destinataires de l’énoncé, dans des situations monologales ou dialogales et à travers toute typologie textuelle.
Un numéro de la revue Repères-Dorif sera consacré à chacun des deux volets. Au terme de ces deux années de recherche, nous prévoyons l’organisation d’un colloque faisant le point sur les deux volets.

Propositions de contributions pour le premier volet
Les articles que nous attendons pour ce premier volet porteront sur la répétition en langue. Voici quelques-uns des axes (non exhaustifs) dans lesquels s’insèreront les propositions :

  • La répétition comme trait distinctif d’une structure : on envisagera la récurrence en tant que base de configurations syllabiques et rythmiques, morphologiques, lexicales, syntaxiques et sémantiques intégrées au système de manière plus ou moins stable, éventuellement à l’issue d’un processus de lexicalisation et de grammaticalisation.
  • Nature des éléments récurrents : les recherches porteront sur la nature et la sélection des éléments répétés : quelles catégories a-t-on tendance à répéter ?; qu’est-ce qui n’est que peu ou pas répété et pourquoi ? Cela concerne – entre autres – les phénomènes de recherche lexicale à l’oral et les sites préférentiellement mobilisés par le piétinement paradigmatique
  • Comparaison de configurations avec/sans récurrence : il s’agit de dégager l’apport spécifique de la répétition et ses restrictions éventuelles par rapport à d’autres occurrences des mêmes unités dans des contextes ne comportant pas d’itération De même, on pourra comparer des structures fonctionnellement équivalentes basées sur des unités non répétées (p. ex. le cas du corrélatif et…et par rapport à ainsi que).
  • Comparaison contrastive : la confrontation de deux ou plusieurs langues, typologiquement proches ou éloignées, permettra d’évaluer soit l’étendue et l’importance de la répétition, soit l’éventail des ressources alternatives à la répétition pour réaliser des structures comparables. Cette comparaison pourra également se focaliser sur le processus d’apprentissage des structures à répétition en L2 ou sur la recherche d’équivalences traductives.
  • Le rapport forme-sens, dans la mesure où, dans certains emplois, répéter une forme correspond à une nouvelle instanciation du signifié associé (c’est le cas, entre autres, des répétitions liées à une recherche lexicale in praesentia, ou de l’« anaphore fidèle »), alors que, dans d’autres cas, cela revient à modifier le sens de l’élément répété : généralement, il s’agit de l’intensifier, sur le modèle du « superlatif sémitique », mais on peut avoir aussi une répétition hypochoristique ou une répétition désambiguïsante (p. ex. en italien la « matita matita », partiellement lexicalisé, désigne non pas n’importe quel type de crayon – matita – mais exclusivement le crayon de graphite pour dessiner, alors que le crayon d’argile colorée – « crayon de couleur » en français – sera éventuellement désigné par une qualification adjectivale – matita (colorata) – ou par un autre substantif – pastello, colore, etc.)
Ces différents axes pourront se combiner avec des options d’observation et d’analyse privilégiant des phénomènes écrits ou oraux (axe diamésique) et avec des méthodologies variées, y compris le recours à la linguistique outillée appliquée à l’analyse de corpus.
Les articles seront rédigés en français et porteront sur des phénomènes ou des structures de la langue française, envisagée pour elle-même ou dans sa relation avec d’autres langues.

Calendrier
Les chercheurs souhaitant soumettre une proposition d’article, devront envoyer leur titre et leur résumé au format pdf (3000 signes maximum) à : repetitions2016@gmail.com
  • 15 février 2016 : clôture de l’appel à contributions
  • 15 mars 2016 : avis du comité
  • 30 septembre 2016 : date limite de remise des articles
Les articles réceptionnés seront soumis à deux évaluations par les pairs en double aveugle.
La longueur des articles ne peut excéder 45000 signes (blancs compris)
  • La publication est prévue pour fin janvier 2017 (Repères-Dorif n° 13)
Normes de rédaction : Les normes de la revue Repères-Dorif sont disponibles à l’adresse suivante : http://www.dorif.it/ezine/norme.php?dorif_ezine=8301acd20f0b98ec68d1fb6a36d5381b

Comité de pilotage
Groupes de recherche Dorif : Grammaire et Analyse du Discours (Ruggero Druetta – Université de Turin ; Paola Paissa – Université de Turin ; Alberto Bramati – Université « Statale » de Milan ; Sonia Gerolimich – Université d’Udine ; Sara Vecchiato – Université d’Udine ; Mario Marcon – ATILF, CNRS & Université de Lorraine ; Giulia D’Andrea – Università del Salento).

Comité scientifique :
Christophe Benzitoun (Université de Lorraine), Parth Bhatt (University of Toronto), Catherine Camugli Gallardo (Université de Paris Ouest Nanterre La Défense - MoDyCo), Sandrine Caddéo (Aix-Marseille Université), Nadine Celotti (Università di Trieste), Aidan Coveney (University of Exeter), Oreste Floquet (Università di Roma - Sapienza), Enrica Galazzi (Università Cattolica del Sacro Cuore, Milano), Joëlle Gardes-Tamine (Université Paris-Sorbonne), Sylvain Kahane (Université Paris Ouest - Nanterre-La Défense), Laurence Kister (Université de Lorraine), Claire Martinot (Université Paris-Sorbonne), Paola Paissa (Università di Torino), Christelle Reggiani (Université Paris-Sorbonne), Sandra Teston-Bonnard (Université  de Lyon - ICAR), Marie-Berthe Vittoz (Università di Torino).

Τετάρτη 20 Ιανουαρίου 2016

BULLETIN LE FRANÇAIS À L’UNIVERSITÉ, NUMÉRO 2, 2016 (Date limite : 22 février 2016)

BULLETIN LE FRANÇAIS À L’UNIVERSITÉ, NUMÉRO 2, 2016
Rubrique « Sous la loupe »
Dossier thématique « Le rôle des associations dans le développement du français »
Date limite : 22 février 2016 




Le XIV e congrès de la Fédération internationale des professeurs de français (FIPF) se tiendra à Liège du 14 au 21 juillet 2016. Quatre ans après le congrès de Durban, l’édition 2016, intitulée « Le français, langue ardente », portera sur la place et le rôle du français dans les mondes culturel, social, intellectuel, économique, professionnel d’aujourd’hui et de demain, lesquels doivent faire l’objet de nouvelles analyses et de nouvelles initiatives. Le thème sera exploré à travers 9 symposiums.
En prévision de cet événement majeur, qui rassemblera près de 2000 participants venus échanger leurs expériences, renouveler leurs pratiques pédagogiques et actualiser leur formation scientifique, Le français à l’université lance un appel à contributions pour la préparation d’un dossier sur le rôle des associations dans le développement du français dans le monde, en particulier au niveau universitaire, dans l’enseignement du français en situation plurilingue et pluricultuelle, et dans la valorisation de la recherche scientifique en français. Les propositions d’articles attendues devront problématiser un objet de savoir, d’action ou d’interaction et s’appuyer sur des références (données avec sources, citations).
Pour en savoir plus sur l’édition 2016 du congrès mondial de la FIPF : http://liege2016.fipf.org/cms/
Les propositions d’articles (résumé d’environ 200 mots) doivent être adressées avant le 22 février 2016 à francais-langues@auf.org
Les auteurs préciseront leur nom, leur titre/fonction, leur structure (institutionnelle, université, laboratoire, association, centre de formation...) et leur adresse mail et doivent avoir complété ou mis à jour leur fiche dans le Répertoire des chercheurs, sur le portail « Savoirs en partage » :
http://www.savoirsenpartage.auf.org/chercheurs/
Après examen des résumés par le comité de rédaction, les auteurs dont les contributions auront été
acceptées enverront leurs articles complets (9000 caractères espaces compris soit environ 1300 mots)
pour le 31 mars 2016. Les articles seront examinés par le comité de rédaction, qui décidera de les accepter, de les refuser ou proposera une réécriture partielle en vue de la publication.

Calendrier
  • Réception des résumés (environ 200 mots) : au plus tard le 22 février 2016
  • Notification aux auteurs : au plus tard le 26 février 2016
  • Articles complets (environ 9000 caractères espaces compris) : à envoyer au plus tard le 31 mars 2016 et soumis à évaluation (comité de rédaction)
  • Parution du bulletin en ligne : juin 2016
Le texte complet devra respecter les consignes de rédactions précisées sur la page suivante :
http://www.bulletin.auf.org/index.php?id=76

Édité par l’Agence universitaire de la Francophonie, Le français à l’université est un bulletin trimestriel d’information et de liaison qui s’adresse aux enseignants et chercheurs des départements d’études françaises, des filières francophones, des centres de langue et des centres d’études ou de recherche sur la francophonie.
Le bulletin est accessible en ligne en version intégrale (http://www.bulletin.auf.org/). Le bulletin impriméparaît désormais deux fois l’an, proposant une sélection d’articles et de notes de lecture tirés des numéros en ligne.

Τετάρτη 13 Ιανουαρίου 2016

APPEL À CONTRIBUTIONS "FRANCOPHONIE ACADÉMIQUE ET ENJEUX DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE POUR UNE VIE DURABLE"

APPEL À CONTRIBUTIONS

FRANCOPHONIE ACADÉMIQUE ET ENJEUX DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE POUR UNE VIE DURABLE
Réflexions croisées sur la biodiversité, la sécurité et l’identité dans le monde contemporain


Sous la coordination de :
Louis Hervé Ngafomo (Université de Yaoundé I- Point Focal Afrique ISPEL)
Sanda-Maria Ardeleanu (Université Stefan Cel Mare de Suceava, Présidente de la Délégation du Parlement roumain auprès de l’APF)
Arnaud Pannier (Attaché de coopération pour le français à l’Institut Français de Rabat- Maroc)

DATE LIMITE: 3 février 2016



Argumentaire

La société contemporaine, héritière ou ouvrière d’une économie capitaliste, recherche inlassablement l’équilibre de ses communautés. Elle expérimente d’autres formes de solidarité, avec à rebours, la conviction de trouver la mesure humaine juste, surtout, face à un système de mondialisation, estimé ou mésestimé pour ses effets paradoxaux (crise ou entreprise). Si le procès du début de ce troisième millénaire mettait naturellement l’accent sur l’éducation, la lutte contre la faim, la santé, avec un euphémisme discursif sur l’environnement, on a tôt fait de conclure à un monde tracé et meilleur. Rien n’était gagné sur ce chapelet de bonnes intentions. Etrange « dystopie » selon Huxley dans son essai Le Meilleur des mondes (1932) ; ce paradigme peut être aussi qualifié de « victoires trompeuses » pour emprunter à la désillusion factuelle exprimée par Amin Maalouf au sujet des grandes puissances dans Le Dérèglement du monde : quand nos civilisations s’épuisent(2009).

Aussi, quinze ans plus tard, le suivi-évaluation des objectifs assignés aux Etats déjoue-t-il les espoirs dogmatiques des institutions mondiales et, pathétiquement assombrit le destin des populations. Car avec la montée en puissance des nouveaux problèmes tels que le réchauffement climatique, l’insécurité (terrorisme dans tous ses états), l’inconfort identitaire, le débat sur la vie durable s’impose dans les tribunes de la francophonie académique.
 A cet effet, l’intertexte philosophico-stratégique de la préface de Jacques Attali en 2011 s’invite encore sur scène sous ce questionnement : « Demain qui gouvernera le monde ? Les États-Unis ? La Chine ? L’Europe ? Le G20 ? Les multinationales ? Les mafias ? Quel pays, quelle coalition, quelle institution internationale  aura les moyens de maîtriser les menaces écologiques, nucléaires, économiques, financières, sociales, politiques, militaires qui pèsent sur le monde ? Qui saura valoriser les formidables potentialités de toutes les cultures ? ».

Plus concrètement, le changement de paradigme se construit et se déconstruit au lendemain de l’Accord de Paris sur la réduction du réchauffement climatique. Désormais calqué sous un registre de durabilité, ce processus engagé au Sommet de la terre de Rio (1992) postule à un développement inclusif, responsable des générations présentes et futures. Il place l’action au baromètre d’une éthique de la préservation de l’environnement global (naturel et culturel). La protection et l’éducation s’émancipent sous de nouvelles traces du Programme des Nations Unies pour le Développement. On parle des ODD (Objectifs du Développement Durable). L’Unesco n’est pas en reste eu égard à cet ajustement stratégique qui semble plus révélateur de la synergie d’acteurs au sein des Organisations, et notamment au sein de la Francophonie.

 Le savoir étant la voie royale du pouvoir, la mesure de l’humanisme en majuscule, les valeurs de l’espoir qu’offre l’Organisation Internationale de la Francophonie peuvent donner lieu à des formes d’innovations transdisciplinaires remarquables. Il s’agirait d’analyser les forces et faiblesses du Cadre décennal de Ouagadougou (2004-2014), d’interroger les sillons d’efficacité que tracent les « Cadres Stratégiques de 2015-2022 », d’explorer les curricula académiques francophones, les officines et les programmes afin de trouver des pistes de solutions face aux incertitudes qui se ritualisent dans plusieurs cités. On assiste à une impasse qui interpelle les décideurs, questionne les politiques et remet en question les politiques d’ingénierie de recherche scientifique dans les universités francophones du monde, appelées plus que jamais à la résistance et à l’excellence pour une vie durable.

Dans ses trois fonctions – Enseignement, Recherche, Développement des collectivités –, l’Université se trouve être le foyer de la vie durable. Autrement dit, elle est un espace scientifique certes, mais traditionnellement interface de mise œuvre des politiques publiques participatives et prospectives face aux mutations des sociétés contemporaines. Le système LMD en vigueur dans les universités vient asseoir cette trajectoire du « savoir-transformateur » au nom du nécessaire arrimage à l’employabilité des profils d’apprenants, de la recherche-action voire de la « francophonie du mieux-être ensemble durable». Il s’agit là aussi d’un visage peu visible de la vie durable en question, qu’il nous semble opportun de creuser à travers la représentation métaphorique coalescente « biologie-académie ». Quand l’académie se met au service de la préservation de la vie, la Francophonie se charge scientifiquement de l’information, de la formation, de la transformation des angoisses en assurance. Il se dévoile ainsi l’enjeu de connexion des itinéraires professionnels des étudiants, des enseignants-chercheurs, des institutionnels et la société civile avec les dominantes thématiques actuelles au cœur de cette plate-forme culturelle d’obédience interculturelle et multiculturelle.

A ce titre, la Francophonie par ses programmes universitaires, ses chercheurs, ses chefs d’entreprise, ses missions diplomatiques, ses Etats observateurs, ses talents, au nom de sa dynamique langue française fait face aux grands défis d’une vie durable. Quant à l’universalisation de cette assertion, certaines interrogations se profilent à l’horizon : Comment trouver des passerelles analytiques pour mettre en orbite des approches : sociologiques, écocritiques, politiques, économiques, stratégiques et diplomatiques, littéraires, linguistiques, stylistiques, pragmatiques, de manière à offrir à son public des cinq continents, des alternatives de vie durable face à une sorte de « parole armée » de terreur (Salazar, 2015) aujourd’hui ? La résurgence du débat sur l’identité dans sa migration polémique ou prolifique reconduit le procès de l’étranger, citoyen cosmopolitique ou « complopolitique » ; celui-ci exilé ou refugié, aventurier ou abandonné, préfère suivre la route d’un Ailleurs désormais incertain. Les questions qui se posent alors dans cette logique de suspicion ou de trahison sont : comment convoquer la tolérance culturelle pour négocier la résilience des identités, la pacification du choc de civilisations (Huntington), digne du rizhome ou du Divers (Glissant) ? Quelles sont les modalités de réflexions croisées à envisager par la francophonie académique à partir des centres d’intérêt de biodiversité, de sécurité et d’identité dans cette partition de croisement des arguments interdisciplinaires?

Cette déclinaison prend alors la forme d’un centre d’intérêt éditorial majeur intitulé : Francophonie académique et enjeux de la recherche scientifique pour une vie durable. Réflexions croisées sur la biodiversité, la sécurité et l’identité dans le monde contemporain.

Par conséquent, les contributeurs de cette nouvelle instance de réflexion peuvent orienter leurs contributions autour des axes non exhaustifs proposés :
Tribune 1 : La Francophonie académique et l’ingénierie des savoirs durables ;
Tribune 2 : La Coopération universitaire francophone et les défis du développement durable ;
Tribune 3 : L’Analyse du Discours institutionnel francophone: discours officiels et examen de Cadres Stratégiques ;
Tribune 4 : Ville du monde et prospérité : défis économiques face à l’éthique de la vie durable dans les universités francophones ;
Tribunes 5: Nature et culture dans les Programmes de recherche de la Francophonie : Prismes et tropismes entre  le numérique et l’authentique ?;
Tribune 6 : Chaires francophones de recherche et mutualisation des intelligences interculturelles : le développement durable en question;
Tribune 7 : Représentations linguistiques et imaginaires de la vie durable en francophonie ;
Tribune 8 : Identité, insécurité et religions : positions et interactions problématiques dans les espaces francophones ;
Tribune 9 : Environnement et genre  en Francophonie : un débat d’égalité ou de durabilité des espèces ?
Tribune 10 : Financement de la recherche universitaire et choix des projets : entre profit des entreprises et la problématique de l’avenir de l’environnement

Comité scientifique
Pr. Jacques Fame Ndongo (Université de Yaoundé II)
Pr. Paul Aron (Université Libre de Bruxelles)
Pr. Linda Cardinal (Université d’Ottawa)
Pr. Lucie Hotte (Université d’Ottawa)
Pr. Michel Beniamino (Université de Limoges)
Pr. Charles Bonn (Université de Lyon 2)
Pr. Jean Tabi Manga (Université de Yaoundé I)
Pr. Laurent Richard Omgba (Université de Yaoundé I)
Pr. Louis Martin Onguéné Essono (Université de Yaoundé I)
Pr. Elena Brandusa Steiciuc (Université Stefan Cel Mare)
Pr. Alphonse Tonyé (Université de Yaoundé I)
Pr. Edmond Biloa (Université de Yaoundé I)
Pr. Patricia Enama Bissa (Université de Yaoundé I)
Pr. Barnabé Mballa Zé (Université de Yaoundé I)
Pr. Christine Onguéné (Université de Yaoundé I)
Pr. Christiane Ewané (Université de Yaoundé I)
Pr. Thiérry Léger (Université de Kennesaw)
Pr. Yolaine Parisot (Université Rennes 2)
Pr. Alice Delphine Tang (Université de Yaoundé II)
Pr. Marcellin Vounda (Université de Yaoundé I)
Pr. Raymond Mbassi Atéba (Université de Maroua)

Comité de lecture
Dr. Arnaud Pannier (Institut Français du Maroc)
Dr. Isidore Pentecôte Bikoko (Université de Douala)
Dr. Marcel Essiene (Université de Douala)
Dr. Oana Dima (Université Stefan Cel Mare)
Dr. Brianna Belciuc (Université Stefan Cel Mare)
Dr. Sylvie Ondoa Ndo (Université de Yaoundé I)
Dr. Stéphane Amougou Ndi (Université de Yaoundé I)
Dr. Venant Eloundou (Université de Yaoundé I)
Dr. Jean Bernard Evoung Fouda(Université de Yaoundé I)
Dr. Désiré Atangana Kouna (Université de Yaoundé I)
Dr. Dieudonné Mbena (Université de Yaoundé I)
Dr. Jean Claude Abada Medjo( Université de Maroua)
Dr. Gérard Messina (Université de Yaoundé I)
Dr. Martin Ango Medjo (Université de Yaoundé I)

Calendrier du processus éditorial
En prenant soin de préciser dans quelle tribune s’inscrit votre proposition contribution, faites-nous parvenir le titre de votre communication, un résumé de 300 à 500 mots, suivi de votre brève biobibliographique, votre affiliation universitaire ainsi que votre champ de recherche ; adresse : herve3005@yahoo.fr

03 février 2016 : Date limite de réception des propositions de contribution
15 février 2016 : renvoi des résultats et des protocoles de rédaction par le Comité scientifique aux soumissionnaires
02 mai 2016 : envoi des articles rédigés par les co-contributeurs
15 mai 2016 : retour des expertises : orientations de corrections à l’endroit des co-contributeurs
30 juin 2016 : Retour des corrections complètes

Date de publication prévue fin août 2016

Τετάρτη 20 Μαΐου 2015

APPEL À CONTRIBUTIONS "Espace, mémoire et savoirs dans la fiction d’Ananda Devi", Date limite: 6 juin 2015

APPEL À CONTRIBUTIONS

Espace, mémoire et savoirs dans la fiction d’Ananda Devi
Appel à contribution pour le hors-série n° 3 de la revue Mosaïques

Date limite: 6 juin 2015

Ananda Devi occupe une place de choix dans le champ littéraire francophone. Saluée par la critique dès ses tout premiers textes, elle a depuis confirmé son talent à travers une œuvre abondante et pluri-générique, qui se fonde sur une écriture « intimiste » et « engagée » (Issur, 2012), à la fois douce et violente. La qualité et le nombre de prix engrangés, la consécration éditoriale depuis 2006 avec l’entrée dans la prestigieuse collection « Blanche » de chez Gallimard, la qualité et le nombre de plus en plus croissant des études universitaires qui lui sont consacrées témoignent d’une œuvre de grande amplitude et digne d’intérêt. D’un livre à un autre, l’art de Devi s’affirme comme un regard spécifique sur le monde et sur les hommes. Son sens aigu d’observation et sa capacité à saisir des destins improbables confèrent à sa poétique un cachet particulier. En rupture avec les conventions, dépouillée de boursoufflures et de surenchère rhétorique, cette écriture extrait de la langue toutes les sonorités dont elle est capable, toutes ces « possibilités émotives » (Italo Calvino, 1989), ce qu’elle peut évoquer de sensations, pour capter la variété du monde et restituer des discours intimes, des mémoires mal enfouies ou boudées, des espaces interdits, des savoirs mineurs ou minorés qui resteraient dans l’anonymat. Cette écriture s’enracine profondément dans le terreau africain, notamment mauricien, et se caractérise mêmement par une force d’arrachement phénoménale pour se hisser au niveau de l’universel et traiter des problématiques touchant à l’humanité entière. Espaces, mémoires, savoirs, langues et codes locaux et globaux interagissent pour donner lieu à une œuvre ouverte qui, pour se construire, explore diverses spatialités, temporalités, épistémès, dont l’épaisseur symbolique n’a pas encore été suffisamment questionnée.
S’écartant provisoirement des problématiques usuellement débattues sur l’œuvre de Devi, ce numéro hors-série de la revue transdisciplinaire Mosaïques veut explorer son univers de fiction et rendre hommage à cette auteure prodigieuse, en s’efforçant d’appliquer à son écriture fusionnelle des genres, langues, registres, voies/voix, et codes, etc. un regard attentif à la prolifération des espaces et des savoirs, ainsi qu’à la permanence des questions mémorielles.

Les propositions, en français et d’une longueur maximale de 300 mots au plus, accompagnées d’une bibliographie indicative et d’une brève présentation de l’auteur, suivront les axes non-exhaustifs ci-dessous et seront adressées à : Jean Claude Abada Medjo (jccarka@yahoo.fr), Tél. (+237675651820) et Kumari Issur (kumari@uom.ac.mu), tél. (+23057833837)

Axes possibles

L’inspiration spatiale
L’histoire et la mémoire
Les savoirs du texte
Utopie, dystopie, uchronie
Les fictions du moi
Le mélange des genres
Le brassage des cultures
Le métissage des langues
Le mélange des registres
La polyphonie et l’intertextualité
La circulation entre les arts
La présence des médias
L’hybridité et l’identité
Le corps-mémoire, l’érotisme
Le désir et le plaisir (du texte)

Calendrier à retenir :
Propositions de contribution le 6 juin 2015
Avis d’acceptation ou de refus : 15 juin 2015
Réception des contributions définitives : 15 septembre 2015
Parution du hors-série : décembre 2015.

Σάββατο 20 Δεκεμβρίου 2014

Appel à communication: "Français, langue ardente", XIVe Congrès mondial Fédération Internationale des Professeurs de Français

Français, langue ardente 
XIVe Congrès mondial Fédération Internationale des Professeurs de Français
 Liège, du 14 au 21 Juillet 2016

L'édition 2016 du Congrès mondial de la Fédération Internationale des Professeurs de Français, intitulé « Le français, langue ardente », portera sur la question urgente et cruciale de la place et du rôle du français dans les mondes culturel, social, intellectuel, économique, professionnel d'aujourd'hui et de demain. Cette place et ce rôle, qui sont certes toujours de premier ordre, doivent cependant – étant donné les profondes modifications de ce monde, des contacts et des échanges qui y ont lieu – faire l'objet de nouvelles analyses et de nouvelles initiatives.

A propos


Tous les quatre ans, la FIPF organise un Congrès auquel sont invités tous les professeurs de français du monde et des partenaires institutionnels qui les soutiennent. C'est un des moments forts pour l'affirmation linguistique et politique de la francophonie mondiale.
Chaque fois, de 1 000 à 3 000 personnes se rassemblent pour échanger leurs expériences, pour renouveler leurs pratiques pédagogiques, pour actualiser leur formation scientifique, mais aussi pour se ressourcer auprès de leurs collègues étrangers.
Quelle autre ville que Liège, la « Cité ardente », pourrait mieux illustrer la thématique qui sera abordée lors de ce Congrès? Connue au Moyen Âge comme l'Athènes du Nord, la plus septentrionale des villes francophones est aussi une des plus latines par le caractère de ses habitants et une des plus françaises par le cœur.
Foyer interculturel (140 nationalités différentes sont représentées parmi ses habitants), Liège est aussi un creuset culturel et touristique dont la réputation n'est plus à faire. Riche de son passé prestigieux, dont elle garde de nombreuses traces patrimoniales, architecturales et artistiques, Liège reste une ville jeune. Une jeunesse que lui garantissent les dizaines de milliers d'étudiants qu'elle accueille.

Πέμπτη 20 Νοεμβρίου 2014

Plurilinguisme et créativité scientifique - Les Cahiers de l'OEP - Appel à contribution 2014

Plurilinguisme et créativité scientifique

L’Observatoire européen du plurilinguisme vient de créer, en avril 2014, Les cahiers de l’OEP dans lesquels seront publiés les actes des “ Assises du plurilinguisme ”, et aussi les interventions aux colloques ou aux journées d’étude organisés par l’Observatoire européen du plurilinguisme ou en collaboration avec d’autres organismes.
En avril 2016, Les cahiers de l’OEP consacreront un numéro au “ Plurilinguisme et créativité scientifique ”, réalisé sous la direction de José Carlos Herreras et Pierre Frath. Dans ce numéro seront publiées les interventions à la journée d’étude “ Diversité linguistique et créativité scientifique ”, organisée par l’OEP (Pôle recherche) et l’Université Paris Diderot (séminaire Politiques linguistiques en Europe) en octobre 2013, ainsi que des articles d’autres spécialistes, répondant à cet appel à contributions.

Problématique

A la différence des langues de service, destinées à circonscrire, avec la plus grande précision possible, des représentations limitées du réel, les langues de culture embrassent la totalité de l’expérience humaine. Universelles, elles disposent chacune des ressources sémantiques nécessaires au développement de nouvelles formes du savoir. Ainsi quand un germanophone étudie la physique en allemand ou qu’un francophone s’initie aux mathématiques en français, ils maintiennent, tout en utilisant le langage technique de leurs disciplines respectives, le contact avec leurs langues maternelles, dont la richesse lexicale et la puissance métaphorique stimulent la créativité intellectuelle et favorisent l’élaboration d’hypothèses inédites. En ouvrant la recherche spécialisée à d’autres domaines d’expérience, les langues historiques jouent un rôle essentiel dans le progrès des connaissances. Or l’anglicisation des formations universitaires en cours en ce moment dans toute l’Europe conduit à assécher cette créativité. On enseignera dans une langue de service, l’anglais international, des sciences coupées des langues et des cultures qui leur ont donné naissance, en consignant des états figés du savoir, des résultats simplifiés, des recettes à appliquer, qui pourront certes demeurer opérationnels au niveau technique, mais perdront fatalement leur puissance créative.
A l’heure où les universités européennes sont en train de basculer vers l’enseignement en anglais, il convient de s’interroger sur l’héritage que nous allons laisser aux jeunes générations et de dénoncer les impasses dans lesquelles nous risquons de les enfermer.

Date d’envoi de l’article : le 1er mai 2015

Votre article, qui ne doit pas dépasser les 8 pages (20 000 caractères, espaces compris), doit être rédigé selon la feuille de style jointe, et doit être envoyé par courrier électronique (document WORD sous format RTF) à José Carlos Herreras < jch@eila.univ-paris-diderot.fr> ET à Pierre Frath < pierre.frath@aliceadsl.fr>. Il faut éviter d’insérer dans le texte des photos ou des écrans d’ordinateur qui risqueraient de poser des problèmes techniques lors de la publication.
Cependant, afin de programmer correctement la publication de ce volume, nous souhaiterions avoir connaissance de votre projet d’article (1 page maximum, à envoyer aux adresses électroniques précédemment indiquées), avant le 15 décembre 2014.

Πέμπτη 30 Οκτωβρίου 2014

Appel à contributions : revue « Journal of International Mobility » - L’impact économique et social des mobilités

Appel à contributions : revue « Journal of International Mobility »

L’Agence Erasmus + France/Education &Formation lance un appel à contributions pour le numéro 3 de sa revue scientifique annuelle, intitulée « Journal of International Mobility – Moving for Education, Training and Research» consacrée à toutes les dimensions de la mobilité transnationale dans le cadre de l’éducation et de la formation en Europe et dans le monde. 

Les membres du comité de lecture retiendront les articles issus de recherches ou bien d’études et qui relèveront de la thématique suivante :

L’impact économique et social des mobilités

Ils peuvent concerner l’enseignement général, l’enseignement supérieur, l’éducation des adultes et la formation professionnelle initiale et continue. 

Merci de bien vouloir adresser votre article à : revue@2e2f.fr
 
avant le 31 décembre 2014

L’argumentaire et les instructions aux auteurs sont présentés dans le document joint et peuvent être transmis à tout contributeur potentiel. 

Nous restons à votre disposition pour toute question complémentaire.

Δευτέρα 14 Οκτωβρίου 2013

APPEL À CONTRIBUTIONS Les Langues Modernes 3-2014 « Écrire avec le numérique »

APPEL À CONTRIBUTIONS

Date limite: 15 novembre 2013

Coordinatrices : Élisabeth LANSEL (Académie de Lille) et Marie-Pascale HAMEZ (Université Lille 3 – DEFI- Cirel-Théodile)

Dates à retenir :
15 novembre 2013 : soumission des propositions d’articles (1 page, env. 2 500 signes, espaces comprises) aux coordinatrices et au rédacteur en chef adjoint
Fin novembre 2013 : validation ou non de la proposition transmise aux auteurs.
25 janvier 2014 : envoi des tapuscrits aux coordinatrices
Mars 2014 : examen des articles par le Comité de lecture des Langues Modernes
30 mai 2014 : remise des articles finalisés selon les commentaires du Comité de lecture.
Fin septembre 2014 : publication du numéro 3-2014

Contacts :
Élisabeth Lansel, ellansel@gmail.com
Marie-Pascale Hamez, marie-pascale.hamez@orange.fr
Copie au Rédacteur en Chef adjoint des Langues Modernes : Bernard Delahousse, bdelahousse@free.fr

Orientation du numéro :
Si les TICE naissent dans les années 1960, ce n’est qu’à la fin du siècle dernier que les formations des enseignants ont commencé à intégrer les nouvelles technologies. Une quinzaine d’années se sont encore écoulées jusqu’à cette rentrée 2013 qui est marquée par le numérique : « Faire entrer l’école dans l’ère du numérique ». Le numérique a envahi notre quotidien : l’école instaure un service public du numérique éducatif qui doit permettre, entre autres, de mettre à disposition des enseignants des ressources et outils.
Il convient donc de s’interroger sur la place de l’écriture à l’aube de cette nouvelle ère. Bien qu’avec le multimédia, d’aucuns aient supputé la fin de l’écriture, ces derniers doivent admettre que celle-ci semble toujours avoir sa place dans l’ère du numérique. Codes et modalités ont évolué : quels sont-ils ? Comment suivre, intégrer et utiliser cette évolution en classe de langue ?

Les propositions de contributions s’inscriront dans l’une des deux thématiques suivantes :

Thème 1 : L’écriture numérique et l’enseignement des langues vivantes :
- Qu’est-ce que l’écriture numérique ? Quelles sont ses spécificités ? Quelles compétences générales et communicatives mobilisent-elles ?
- Quelles sont les nouvelles littéracies qui émergent avec l’écriture numérique ? Quelle place leur octroyer à côté des littéracies classiques ?
- Quels liens entre écriture manuscrite et écriture numérique ? Quelles traces écrites ? Comment les conserver, les transmettre et les valoriser ?

Thème 2 : Entraîner les apprenants à la production écrite avec des outils numériques en classe de langue :
- Quels outils numériques sont à la disposition des enseignants et de leurs élèves ? Comment les utiliser pour aider les apprenants de LVE à écrire ? Quelles compétences permettent-ils de développer ? Quelles activités ? Quelles tâches ? Quelles stratégies favorisent-ils ? Quelle progression induisent-ils ? Quelle place doit-on accorder à ces outils ?

Ce numéro accueillera deux types de contributions :
- des articles de recherche portant sur des développements conceptuels et méthodologiques : études de cas, analyses de pratiques enseignantes déclarées et/ou constatées en classe de langues vivantes étrangères.
- des récits et analyses d’expériences pédagogiques : analyses d’activités et de tâches. Ces textes préciseront les objectifs et les thématiques traitées, la genèse des projets, le déroulement des séquences, la répartition du travail, les consignes données, les difficultés rencontrées et feront part des résultats et des prolongements envisagés.

Le Comité de sélection des contributions veillera à ce qu’une grande diversité de niveaux d’enseignement et de langues enseignées soit représentée.
http://www.aplv-languesmodernes.org/spip.php?article5237

Πέμπτη 6 Σεπτεμβρίου 2012

20e Fonds francophone des inforoutes : 9 projets retenus


  Réuni le 13 juillet, le Comité de sélection du Fonds francophone des inforoutes a retenu 9 projets dédiés à la production de contenus et/ou d’applications francophones numériques, pour un montant global de près de 932 522 euros. 93 projets, proposés par des partenaires issus d’une quarantaine de pays francophones, ont fait l’objet d’une demande de contribution financière dans le cadre de ce 20e appel lancé le 21 juillet 2011 et clôturé le 16 mars 2012. Outre les projets retenus pour financement, 4 sont en attente de décision finale du Comité et 10 autres ont été reportés pour compléments d’information dans le cadre du prochain appel.

> Résultats du 20e Fonds francophone des inforoutes

Σάββατο 18 Αυγούστου 2012

PROJET D'OUVRAGE COLLECTIF « LE FRANÇAIS SUR OBJECTIF UNIVERSITAIRE : DU CONCEPT À LA PRATIQUE »


PROJET D'OUVRAGE COLLECTIF « LE FRANÇAIS SUR OBJECTIF
UNIVERSITAIRE : DU CONCEPT À LA PRATIQUE »

issu du projet de recherche Le français sur objectif universitaire en tant que nouveau module : état des lieux et perspectives de l'Université de Zagreb, Croatie

Date limite : 1er octobre 2012



Présentation
L'une des principales lignes d'action du processus de Bologne est de faciliter et accroître la mobilité universitaire. La mobilité des étudiants et des personnels académiques et administratifs constitue la base de la création d'un Espace Européen de l'Enseignement Supérieur. Ces dernières années, la mobilité universitaire prend un nouvel essor: dépassant les frontières européennes, elle s'étend d'ores et déjà aux cinq continents, ce qui fait d'elle un phénomène signification à l'échelle mondiale. Or l'expérience montre que nombre d'étudiants partant en échange dans un milieu en langue étrangère rencontrent des difficultés d'ordre non seulement linguistique mais aussi socioculturel, auxquelles ils ne sont pas en mesure de faire face d'emblée. Ces difficultés entravent donc l'efficacité des échanges et les bénéfices des séjours à l'étranger.

Dans ce contexte, l'utilisation de la langue française dans les institutions d'enseignement supérieur, appelées à recevoir des étudiants du monde entier, mais aussi à préparer leurs étudiants à profiter de la mobilité, exige de nouvelles approches à la conception des programmes de formation linguistique pour les étudiants allophones. Pour répondre à la croissante nécessité de mobilité et afin de faciliter l'intégration et la réussite des étudiants allophones dans une université francophone, le concept de Français sur objectif universitaire (FOU) a émergé en tant qu'une nouvelle discipline. La complexité des discours et la diversité des tâches universitaires (lecture, compréhension des cours magistraux, prise de notes, rédaction de travaux académiques, présentations et soutenances orales) exigent de la part des étudiants qu'ils acquièrent des compétences langagières spécifiques. Ayant pour objectif de préparer des étudiants étrangers à suivre des études en milieu francophone, le FOU vise précisément, en tant que spécialisation au sein du FOS, à développer des compétences de communication à la fois disciplinaires, culturelles et professionnelles.

Le projet de recherche Le français sur objectif universitaire en tant que nouveau module : état des lieux et perspectives, vise à reconsidérer le rôle du français en tant que langue de spécialité au sein des programmes d'études de l'Université de Zagreb et à inciter les enseignants à intégrer la démarche FOU dans leurs cours. Nous envisageons, dans le cadre de ce projet et en collaboration avec l’Université d’Artois, la publication d'un ouvrage collectif qui permettrait une réflexion commune suivant les pistes proposées :
  • Français sur objectif universitaire : fondements et méthodes, son articulation avec le français langue étrangère et le français sur objectif spécifique.
  • Contexte institutionnel : les rôles des universités d'origine et d'arrivée.
  • Dimension culturelle, compétence interculturelle: l'intégration des étudiants allophones.
  • De l'analyse des besoins à la création des programmes:
    • Conception des séquences pédagogiques
    • Homogénéité du public ou homogénéité des cultures d'origine
    • Compétences transversales en FOU
    • Le FOU et la compréhension (orale et écrite)
    • Le FOU et la production (orale et écrite)
  • Évaluation des compétences en FOU

Modalités de proposition d'une communication

Cette proposition de contribution n'a pas encore fait l'objet d'un texte publié ou n'est pas en cours d'évaluation dans d'autres programmes scientifiques.

Langue de la proposition de contribution et de l'article : le français.

La proposition de contribution devra être présentée comme suit :

       1. Coordonnées exactes (nom, prénom, fonction, établissement, adresse électronique) de chaque auteur.
       2. Résumé de 300 mots environ.

Soumission des propositions

Veuillez soumettre votre proposition en format WORD par voie électronique conjointement à ivana.franic@ffzg.hr, vedrana.berlengi@ffzg.hr

Date limite de soumission des propositions : le 1er octobre 2012

Évaluation des propositions
Chaque proposition fera l'objet d'une évaluation. Les auteurs des propositions retenues seront informés par voie électronique avant le 20 octobre 2012.

Calendrier et modalités de soumission
  • Envoi des résumés : le 1er octobre 2012
  • Notification aux auteurs : le 20 octobre 2012
  • Envoi des articles : le 1er janvier 2013
  • Notification aux auteurs, commentaires et relecture : le 1er mars 2013
  • Envoi des textes définitifs : le 30 avril 2013

Attention : l'acceptation du résumé ne vaut pas engagement pour l'article lui-même.

Taille des articles : 30.000 signes maximum, espaces, notes et bibliographie comprises.

Παρασκευή 3 Αυγούστου 2012

Appel à contributions - Révolution scientifique, révolution juridique : vers une fondamentalisation du droit de l’environnement ?

Date limite : 1er septembre 2012

L’association des jeunes chercheurs du réseau Droit sciences et techniques, avec l’appui du Centre d’études et de recherche de droit international et européen (UMR 7318 CNRS, Université Aix-Marseille III) organisera sa troisième journée d’études le 25 janvier 2013 sur le thème des révolutions scientifiques et juridiques et de la fondamentalisation du droit de l’environnement. Le droit, et plus particulièrement le droit de l’environnement, est confronté au « coup d’État permanent de la découverte scientifique ». Se contente-t-il pour autant d’une attitude passive, en s’adaptant tant bien que mal ? Ou, au contraire, ne participe-il pas activement au processus en modifiant structurellement son ordonnancement et en proposant des outils influant sur ces découvertes ?


Κυριακή 22 Απριλίου 2012

Πρόσκληση για υποβολή άρθρων : ΣΥΝ-ΘΕΣΕΙΣ (Θεματική : «Γλώσσα, Εκμάθηση, Επικοινωνία»)

ΥΠΟΒΟΛΗ ΑΡΘΡΩΝ

Πρόσκληση για εκδήλωση ενδιαφέροντος για τον τόμο αρ.5 του Περιοδικού
Γλώσσα, Εκμάθηση, Επικοινωνία
Ο Τομέας Γλωσσολογίας και Διδακτικής του Τμήματος Γαλλικής Γλώσσας και Φιλολογίας του Αριστοτελείου Πανεπιστημίου Θεσσαλονίκης προσκαλεί όλους όσοι επιθυμούν να υποβάλουν άρθρα προς δημοσίευση στο περιοδικό Συν-θέσεις (Τεύχος 5ο) να αποστείλουν πρωτότυπες εργασίες-μελέτες που να άπτονται της θεματικής «Γλώσσα, Εκμάθηση, Επικοινωνία».
Εντός της θεματικής και γύρω από αυτήν αναμένεται να αναπτυχθούν προβληματισμοί, να αναδειχτούν σκέψεις, να κατατεθούν μελέτες που αφορούν την εκμάθηση/διδασκαλία των ξένων γλωσσών και ειδικότερα τη σχέση γλώσσας και επικοινωνίας.
Τα άρθρα που θα υποβληθούν πρέπει να είναι γραμμένα στην Ελληνική, τη Γαλλική ή την Αγγλική και να συνοδεύονται από περίληψη 300 περίπου λέξεων, καθώς και από 4 λέξεις-κλειδιά σε κάποια άλλη από τις δύο γλώσσες του περιοδικού.
Όλα τα άρθρα θα αξιολογηθούν από την Επιστημονική Επιτροπή του περιοδικού.
Καταληκτική ημερομηνία για την αποστολή ορίζεται η 31η Μαΐου 2012.
Το περιοδικό θα κυκλοφορήσει τον Δεκέμβριο 2012.
Υπεύθυνοι:
Βασιλική Κέλλα  kikikella@yahoo.com
Olivier Delhaye delhaye@otenet.gr

 

APPEL À CONTRIBUTION

Appel à contribution pour le No 5 de la revue Syn-Thèses  du Département de Langue et de Littérature Françaises de l’Université Aristote de Thessalonique.
La Section de Linguistique et de Didactique des Langues du Département de Langue et de Littérature Françaises de l’Université Aristote de Thessaloniki invite les personnes souhaitant proposer un article en vue de sa publication dans le numéro 5 de la revue Syn-thèses, à envoyer une contribution originale sur le thème « Langage, Apprentissage, Communication ».
Au sein et autour de cette thématique, les auteurs pourront proposer le développement de problématiques, l’exposé d’idées, les résultats d’études qui concernent l’enseignement/apprentissage des langues et plus particulièrement les rapports entre langage et communication.
Les articles soumis doivent être rédigés en grec, en français ou en anglais. Ils seront accompagnés d’un résumé d’environ 300 mots et de 4 mots-clés exprimés dans une  des deux autres langues de la revue.
Les articles seront évalués par un comité scientifique.
Des instructions à propos de la procédure de soumission et des normes de mise en page peuvent être consultées en ligne à l’adresse : http://syntheses.frl.auth.gr
Date limite de soumission des articles : le 31 mai 2012.
La revue sera publiée en décembre 2012.

Τρίτη 27 Μαρτίου 2012

Appel à contributions – Colloque de la Société Française de Droit International

Date limite : 31 mars 2012

Le prochain colloque de la SFDI se tiendra les 31 mai, 1er et 2 juin 2012, à Nancy, sur le thème de l’Etat dans la mondialisation. Un appel à contributions est ouvert concernant les ateliers de la troisième demi-journée. Quatre ateliers se tiendront, consacrés respectivement aux quatre thèmes suivants : Souveraineté et Internet ; Souveraineté en matière économique ; financière et monétaire ; Souveraineté en matière migratoire ; Souveraineté en matière pénale.

En savoir plus

Τετάρτη 14 Μαρτίου 2012

Πρόσκληση: « La construction discursive du “locuteur francophone” en milieu minoritaire. Problématiques, méthodes et enjeux » (Προθεσμία: 31 Μαρτίου 2012)


Organisé par Le Centre de recherche en linguistique appliquée de l’Université de Moncton et CoDiRe & IRFFLE de l’Université de Nantes

Avec la collaboration du projet Le français à la mesure d'un continent, dirigé par France Martineau de l’Université d1Ottawa, subventionné par le Conseil de recherches en sciences du Canada dans le cadre des Grands travaux de recherche concertée et du Centre d’études françaises et francophones de la Louisiana State University de Baton Rouge

Présentation

L’objectif du colloque est d’interroger les concepts et les discours qui ont servi à la construction du « francophone », considéré souvent comme le même partout dans la francophonie, sans tenir compte de l’hétérogénéité et de la diversité qui le constituent. Jugés à l’aune d’un français unique, les francophones des milieux minoritaires ou périphériques se voient parfois remis en doute dans leur qualité même de locuteurs du français. Par ailleurs, le discours sur la diversité devenu dominant depuis les années 1980 n’a pas pour autant réglé le problème. Le francophone est maintenu à l’intérieur de frontières territoriales et identitaires étroites, ce qui donne lieu à une multitude d’identités régionales rattachées à des « langues locales » et qui reproduisent, dans certains cas, le schéma ancien d’une langue et d’une culture liées à un lieu spécifique, comme c’est le cas en Amérique du Nord. Ce processus a été accéléré par la nouvelle économie mondialisée, où le tourisme culturel a, entre autres, misé sur le culte des différences.

Dans la foulée de cet élan pour les « cultures locales », les travaux sur la langue du francophone ont, dans le meilleur des cas, montré la pluralité des formes que peut prendre sa langue, mais dans certaines limites (sur les plans phonétiques et lexicaux surtout) ; dans le pire des cas, ils ont figé cette langue dans l’exotisme linguistique qui mène à la stéréotypie. Le francophone ne devient plus qu’un diversifié - un Acadien, un Québécois, un Wallon, enfermé dans une catégorie stérile dont il a du mal à se défaire. Certes, la situation est différente en Afrique où le plurilinguisme des locuteurs est maintenant perçu comme libérateur, mais l’impact des discours essentialistes provenant de l’Europe (surtout de la France) n’est pas non plus à négliger.

Ces nouvelles reconfigurations locales répondent souvent à des impératifs culturels et économiques (les deux étant liés) qui tentent d’afficher l’authenticité des cultures et des langues dans une francophonie qui peine à montrer sa diversité (Heller et Labrie 2003). Mais l’hétérogénéité constitutive des francophones continue d’être niée dans ces nouveaux schémas, le folklore s’étant substitué à l’homogène pour faire place à une essentialisation des langues et des cultures qui n’en est que renforcée. On dira ainsi que les Suisses francophones sont et parlent de telle façon, les Québécois de telle autre, les Acadiens aussi et ainsi de suite. Rattachées à l’imaginaire du même, les catégories sociales naguère créées à partir de ceux qui « parlent bien » et de ceux qui « parlent mal » rivalisent avec celles créées à partir de la vision idéalisée de la diversité tous azimuts, qui renvoie à une nouvelle compartimentation (Canut et Duchêne 2011), fondée cette fois sur de nouvelles hiérarchisations linguistiques (maternelle / nationale, nationale / internationale, minoritaire / nationale) (Ibid : 7).

Appréhender la question du locuteur francophone en milieu minoritaire nécessite de s’interroger sur le poids des idéologies linguistiques véhiculées dans les discours depuis les premiers mouvements d’expansion du français et d’analyser les méthodes et les concepts qui ont favorisé une vision microscopique des phénomènes linguistiques souvent au détriment d’une vision d’ensemble de la situation. L’hyperspécialisation dans certains courants de la linguistique et la compartimentation des savoirs qui en résulte ont fait en sorte d’exclure les explications d’ordre politique et social des phénomènes linguistiques et ont mis au rancart les idéologies linguistiques à la base de leur construction. Il s’agira donc dans ce colloque de poursuivre l’interrogation suscitée par Le français dans l’espace francophone (Robillard et Beniamino 1993) et L’Insécurité linguistique dans les communautés francophones périphériques (Francard et alii 1993). Les deux ouvrages, publiés la même année, mettaient l’accent sur la pluralité des espaces francophones, sur les différentes façons de se concevoir comme francophones et appelaient (indirectement) à une sociolinguistique de la périphérie, en écho aux textes de Robert Lafont publiés à partir de 1952.

Quels discours les scientifiques ont-ils produits sur les « francophones » et leurs langues en milieu minoritaire ? Comment ces discours ont-ils été relayés dans le grand public ? Que veut dire le terme « francophone » pour les locuteurs des régions périphériques ? Est-il lié à une identité quelconque ? Quels sont les discours des locuteurs eux-mêmes au sujet de leurs pratiques et de celles des autres ? Quelles sont les stratégies les plus couramment en usage pour se positionner entre uniformisation et différenciation ? Comment ces discours sont–ils liés aux discours institutionnels de la francophonie ? Quels sont les rapports de pouvoir qui s’exercent et comment se manifestent-ils ? Même si tous les francophones vivant dans les milieux périphériques n’ont pas été colonisés au sens propre, leur imaginaire n’a-t-il pas été façonné dans un rapport de type colonial ?

Ce sont à toutes ces questions, et à d’autres encore, que nous vous invitons à réfléchir dans le cadre de ce colloque international.

Références :

Canut Cécile et Alexandre Duchêne (2011). « Introduction. Instrumentalisations politiques et économiques des langues : le plurilinguisme en question », Langage et société, 136 : 5-12.

De Robillard Didier et Michel Beniamino (dirs.) (1993-1996). Le français dans l'espace francophone. Paris, L'Harmattan, 2 vols.

Francard Michel (éd.) (1993-1994). L’insécurité linguistique dans les communautés francophones périphériques. Actes du colloque de Louvain-la Neuve, 10-12 novembre 1993, Cahiers de l'Institut Linguistique de Louvain, 19 (3-4) / 20 (1-2).

Heller Monica et Normand Labrie (éds.) (2003). Discours et identités. La francité canadienne entre modernité et mondialisation. Cortil-Wodon, Éditions Modulaires Européennes (Proximités – Sciences du langage).

Calendrier et informations pratiques :

Lancement de l’appel à communications début octobre 2011.

Date limite pour la soumission des propositions de communication : le 31 mars 2012.

Communication des décisions du comité scientifique : fin avril 2012.

Les propositions de communication (résumé ne dépassant pas 350 mots hors références bibliographiques éventuelles, correspondant à une communication de 20 minutes) devront être adressées sous présentation anonyme en attachement à un courriel spécifiant nom, affiliation de l’auteur de même que le titre de la communication, à l’adresse du Centre de recherche en linguistique appliquée : crla@umoncton.ca.

Frais d’inscription au colloque (incluant les repas du midi et les pauses santé) : 100$ par participant, gratuit pour les étudiants.