20 Μαρτίου: Διεθνής Ημέρα της Γαλλοφωνίας

20 Μαρτίου: Διεθνής Ημέρα Γαλλοφωνίας
Η Ελλάδα μέλος της Γαλλοφωνίας από το 2004
Με τη συμμετοχή μας στη Γαλλοφωνία στηρίζουμε την πολυγλωσσία και μέσω αυτής την ελληνική γλώσσα

Πέμπτη, 20 Ιουλίου 2017

Grèce-Hebdo: Interview de Michel Politis "Le monde de la francophonie et le traducteur en tant qu’entité cognitive"

Athènes, le 20 juillet 2017 
Michel Politis (*)
 


 
GrèceHebdo a interviewé Michel Politis sur la théorie et la pratique de la traduction, la francophonie et les buts du Département de Langues Étrangères, de Traduction et d'Interprétation crée à Corfou en 1986. 
 
 
Qu’est qu’on entend par le terme “traduction” ? Quels sont les processus impliqués dans le travail du traducteur et par quels connaissances se dirige-t-on vers cette démarche ?
 
Selon nous, la traduction est un processus de communication très complexe qui se situe non seulement au niveau linguistique, mais aussi au niveau cognitif. En tant qu’acte cognitif, elle implique la mobilisation des ressources cognitives du sujet traducteur, et plus particulièrement de son système mnésique. Lors de la lecture du texte à traduire le système oculaire du traducteur capte les informations exposées sur le papier ou sur l’écran, qui passent alors par le «registre sensoriel» dans son système mnésique, où elles font l’objet d’un traitement spécifique. Une fois dans le système mnésique, ces informations sont traitées dans la mémoire de travail, un sous-système mnésique qui joue un rôle fondamental, en vue de produire la traduction de ce passage. Pour la réalisation de la traduction d’un passage, la mémoire de travail fait appel aux informations issues du texte à traduire et à celles déjà stockées dans la mémoire à long terme. Ces dernières peuvent être de nature linguistique mais aussi de nature procédurale, fruit de l’entraînement, de l’expérience, voire de l’expertise du traducteur. Si celles-ci sont insuffisantes pour la production de la traduction demandée, le traducteur fait appel à des informations extrinsèques, issues d’une recherche terminologique ou documentaire, voire de la consultation d’experts.
 
La réalisation de ce traitement suppose la mobilisation de plusieurs ressources cognitives du sujet traducteur, car il s’agit d’un processus qui requiert une multitude de prises de décisions, en fonction des éléments contenus explicitement ou implicitement dans le texte à traduire, de la situation de communication dans laquelle s’insère l’acte traductionnel, du bagage cognitif du traducteur, etc. Parfois ces décisions sont également influencées par la réaction émotive du traducteur provoquée par la lecture du texte à traduire. Ce genre de réactions ne se limitent pas aux textes littéraires, mais peuvent également se manifester lors de la traduction d’autres types de textes à forte connotation émotive [1].
 
En tant qu’acte linguistique, la traduction est le produit du processus cognitif complexe précité, une énonciation dans la langue cible de ce qui a été déjà énoncé dans une langue source. Une fois le sens du texte de départ saisi par le traducteur, celui-ci cherche dans la langue cible les moyens linguistiques adéquats pour re-exprimer le contenu sémantique, stylistique et pragmatique du texte de départ en tenant compte des diverses contraintes imposées chez le traducteur. Ces contraintes de caractère en principe extrinsèque peuvent l’amener à viser à produire un texte le plus proche possible au contenu du texte de départ ou un texte s’adaptant aux besoins fonctionnels du lectorat cible.
 
 
Pourriez-vous nous parler de vos rapports avec la francophonie ? Que représente la langue française pour vous ?
Mes rapports avec la francophonie datent de ma très tendre jeunesse. Marqué par la personnalité de Suzanne Lountzi et son attitude à mon égard, j’ai commencé petit à petit à apprendre le français et à bâtir ma propre image de la France, du monde francophone. Cet attachement à la culture française m’a poussé à faire toutes mes études à Aix-en-Provence, une ville merveilleuse de la France méridionale. Bien que mon premier contact avec le français académique ne fût pas facile, en travaillant très dure, j’ai pu faire des études de Sciences Po, de Relations Internationales  et de Géographie d’Aménagement du Territoire. Ces études, les gens que j’ai rencontrés et les voyages que j’ai faits dans ce que l’on qualifie de « France profonde » m’ont permis de bien connaître ce pays et de forger une image de lui qui me suit à chaque pas. Bien que profondément Grec, je ressens un respect pour ce pays qui m’a accueilli et qui  m’a offert, en fait, les moyens pour bâtir ma propre vie.
 
Depuis 1988, j’enseigne la traduction économique, juridique et politique du français vers le grec à l’Université ionienne et depuis les années 90 la traduction générale. Ce poste d’enseignant m’a permis de garder contact avec la réalité francophone et de diffuser auprès de mes étudiants un savoir dont les racines remontent à l’époque de mes propres études en France. En effet, ce que j’enseigne à l’Université est profondément marqué par le contenu des cours que j’ai suivi à l’IEP d’Aix-en-Provence, à savoir les institutions politiques, le droit et les relations internationales, l’économie, la géographie économique et politique, etc.
 
La connaissance de la réalité française et de la mentalité des Français m’ont permis de garder contact ou de nouer de nouveaux rapports avec des collègues Français mais aussi Belges, Québécois et Suisses, ce qui m’a permis de soutenir plusieurs initiatives « francophones ». Parmi elles, je peux citer la création, en 2003,du premier master conjoint franco-hellénique (« Sciences de la Traduction - Traductologie et Sciences cognitives ») en collaboration avec l’Université de Caen, le colloque « Traductologie : une science cognitive », en 2006, et ma collaboration avec la revue META de l’Université de Montréal, en 2007. Je tiens à souligner et à remercier une fois de plus tous ceux qui ont contribué à la réussite de ces projets, mais plus particulièrement Christine Durieux, Jean Vivier, André Clas et Alexis Michel avec qui j’ai partagé des moments inoubliables.
 
Mon amour pour la langue française et les cultures francophones m’ont amené à soutenir plusieurs manifestations « francophones », dont les plus importantes sont les « Marathons de lecture pour la francophonie » qui réunissent chaque année des dizaines de groupes de lecteurs  un peu partout en Grèce. En reconnaissance pour mes services rendus à la culture française, l’État français m’a honoré en me nommant en 2004 Chevalier dans l’Ordre des Palmes académiques et en 2014 Officier dans l’Ordre des Palmes académiques.
 
 
Comment pourriez-vous décrire en quelque mots l’histoire et  les buts du Département de Langues Étrangères, de Traduction et d'Interprétation de l'Université ionienne ?
 
Le Département de Langues Étrangères, de Traduction et d'Interprétation (DLETI) de l'Université ionienne fut parmi les premiers départements de l’Université ionienne à être créé. Il fonctionne depuis l’année académique 1986-1987 faisant suite au KEMEDI (Centre de Traduction et d’Interprétation), institution académique créée pour former les premiers traducteurs et interprètes hellénophones en vue de l’adhésion de la Grèce à la CEE. Pour la création du KEMEDI, les responsables de l’époque se sont servi du modèle académique de l’École de Traduction et d’Interprétariat de l’Université de Genève.
Riche de cet héritage, le DLETI a poursuivi l’œuvre du KEMEDI sur des fondements académiques beaucoup plus solides. Dans un premier temps, le DLETI formait uniquement des traducteurs hellénophones trilingues, qui devaient dès le début de leurs études maîtriser, à part le grec, deux autres langues étrangères parmi l’anglais, le français et l’allemand. Puis, au début des années 90, le DLETI a ajouté un parcours de formation d’interprètes de conférence hellénophones trilingues.
 
Bien que les cours du cursus ont changé depuis pour des raisons diverses, les fondements du profil académique du cursus du DLETI n’ont pas réellement changé, bien que la crise économique nous a obligé à y porter des changements majeurs.
 
Le parcours de formation de traducteurs est toujours organisé en deux cycles : le premier, qui s’étend en deux ans, vise l’initiation des étudiants au monde de la traduction et le second à leur spécialisation en des domaines comme la traduction économique, juridique et politique, la traduction technique et la traduction littéraire. Le changement majeur dans ce parcours fut la suppression du semestre obligatoire pour tous les étudiants dans une université étrangère (7e semestre), aux frais de l’État. Ce semestre permettait aux étudiants de s’intégrer dans un milieu social étranger, de s’imprégner de la culture du pays d’accueil et d’approfondir leurs connaissances linguistiques, éléments nécessaires pour saisir le sens profond des textes produits dans ce pays et par la suite les traduire. Les étudiants du DLETI qui désirent poursuivre le parcours d’interprétation d’une durée de deux ans doivent se présenter à des examens internes organisés entre la seconde et la troisième année. Autrefois, durant les années 90, aux examens finaux étaient présents des représentants des services d’interprétation du Parlement européen, du Conseil et de la Commission qui choisissaient directement les meilleurs diplômés pour couvrir les besoins de leur service.
 
Enfin, dans le cadre du DLETI fonctionne depuis 1998 le Master « Science de la Traduction » disposant actuellement d’une seule spécialisation (Traductologie). Autrefois, de 2003 jusqu’en 2010 fonctionnait également le Master franco-hellénique « Sciences de la Traduction – Traductologie et Sciences cognitives », une collaboration de l’Université ionienne et de l’Université de Caen (France).
 
[1] Politis Michel (2017) « Le traducteur en tant qu’entité cognitive », Terminology Coordination, DG Traduction du Parlement européen, Luxembourg
 
(*) 
Michel Politis est professeur de Traduction Économique, Juridique et Politique (fr-el) et directeur du Laboratoire de Traduction Juridique, Économique, Politique et Technique au Département de Langues Étrangères, de Traduction et d'Interprétation (DLETI) de l'Université ionienne.  Pour son action en faveur de la Francophonie il a été nommé en 2004 Chevalier dans l'Ordre des Palmes Académiques et en 2014 il a été promu Officier dans l'Ordre des Palmes Académiques.
 
 Interview accordée à Magdalini Varoucha

Τετάρτη, 21 Ιουνίου 2017

Appel à communications « Gérer L’Anaphore en Discours (GLAD 2018) : vers une approche interdisciplinaire » Université Grenoble Alpes, 5-6 avril 2018

Appel à communications
Colloque international

« Gérer L’Anaphore en Discours (GLAD 2018) : vers une approche interdisciplinaire »
/ Managing Anaphora in Discourse: towards an interdisciplinary approach

Université Grenoble Alpes
5-6 avril 2018

Colloque organisé par Laure Gardelle,  Laurence Vincent-Durroux (LIDILEM) et Caroline Rossi (ILCEA4)

De nombreux travaux sur l’anaphore ont été consacrés à la définition du concept et à ses limites (deixis, anaphores sans antécédent), ainsi qu’au choix du type d’expression anaphorique en discours (statut cognitif, pragmatique). Plus récemment, des recherches se sont intéressées au traitement des anaphoriques par le récepteur humain (expériences chronométriques ou oculométriques par exemple) ou à sa modélisation computationnelle (traitement automatique des co-références notamment). Mais la question de la gestion de l’anaphore est encore en partie méconnue, notamment du fait de l’absence d’échanges systématiques entre les champs disciplinaires qui abordent le phénomène. Ce colloque vise à favoriser des échanges interdisciplinaires sur cette question, avec deux objectifs :
  • construire une meilleure connaissance des processus de compréhension et de production des anaphores, en prenant en compte des contextes de communication et des locuteurs très variés, notamment dans des situations de communication perturbées ou contraintes.
  • élaborer une réflexion sur la place de l’anaphore dans les théories du traitement de l’information. Cette question implique également une réflexion métalinguistique sur la pertinence de l’anaphore comme outil d’étude, face notamment au concept plus récent de chaîne de référence.
 Sur le premier volet, les études cognitives et pragmatiques ont fait apparaître notamment l’importance du degré d’accessibilité du référent dans le choix de l’anaphorique, et le rôle des inférences. Le co-locuteur doit saisir des indices, de diverses natures, à partir desquels il pourra inférer l’interprétation de l’anaphore. Mais quels sont les obstacles potentiels à la saisie de ces indices ? Cette question reste en partie à explorer, en particulier grâce à la prise en compte de situations de communication et/ou de locuteurs pour lesquels le phénomène est moins  étudié. Des soumissions seront par conséquent bienvenues, notamment (mais pas exclusivement) dans les domaines suivants :
- En acquisition du langage, les mécanismes généraux de développement des anaphores chez l’enfant sont relativement bien connus. Toutefois, certaines pathologies, par exemple l’autisme dit de haut niveau ou Asperger, ou encore les Troubles spécifiques du langage (TSL), sont associées à des fonctionnements différents des anaphores. Quels sont-ils exactement, et que révèlent-ils sur le fonctionnement de l’anaphore ?
- Chez les personnes sourdes, comment l’anaphore est-elle acquise et mise en œuvre lors de l‘utilisation des langues signées ou dans l’oralisation des langues parlées ?
- Dans l’acquisition des langues secondes, quelles sont les difficultés rencontrées dans la production de chaînes anaphoriques authentiques et quelles peuvent en être les origines ?
- En traductologie appliquée, l’anaphore est également un problème maintes fois décrit pour le traducteur, mais qu’apporte l’analyse de données issues de grands corpus ?
- En traitement automatique des langues, quels sont les éléments pertinents pour identifier les co-références lors de l’analyse automatique des textes ? Comment produire des anaphores compréhensibles et linguistiquement plausibles en génération automatique ? Quelle est la part de la dimension syntaxique dans la résolution des anaphores ? L’étude de cas de concurrence entre référents potentiels en langage naturel pourra peut-être contribuer également à répondre.
- Dans le domaine de la traduction assistée par ordinateur, les anaphores figurent parmi les éléments que des traducteurs humains doivent optimiser dans les sorties des systèmes automatiques. Quels problèmes les systèmes de traduction automatique rencontrent-ils, et quel peut être l’apport des connaissances du traitement par l’humain pour contribuer à leur résolution ?
- Quelles formes prend l’anaphore dans les écrits dits non-normés, tels que  les prises de notes de cours, les cahiers de liaison, ou les brouillons préalables à diverses formes de rédaction ? Quelle est la part des anaphores dans ce qui y est ou non explicité ?

D’un point de vue plus théorique, le colloque invite également à une réflexion sur la place de l’anaphore dans le traitement de l’information. Des soumissions sont bienvenues pour explorer, notamment, les questions suivantes :
- Quelle est la part du non-verbal dans la compréhension et la production des anaphores ? On pourra notamment s’intéresser aux gestes, aux mimiques et expressions faciales, ou encore aux attitudes (verbales ou non) d’encouragement vis-à-vis d’enfants ou d’apprenants étrangers lorsque la production du message est par ailleurs laborieuse.
- La définition du mécanisme d’anaphore peut inviter à s’interroger également sur le fonctionnement de l’anaphore en lien avec des phénomènes grammaticaux connexes qui s’y manifestent, notamment l’accord, dans les cas notamment de décalage avec l’accord grammatical. On pense aux cas d’accord sémantique et syntaxique (mon médecin… elle… ; the committee has… they…),  ou encore aux cas de déplacement de la référence au fil du discours, en particulier à l’oral (ainsi des énoncés du type J’ai acheté une Toyota, parce qu'elles sont robustes). Que révèlent exactement ces décalages, inscrits dans la grammaire des noms ou phénomènes de discours, sur le fonctionnement de l’anaphore ?
- Quelle est la part de l’anaphore dans la structuration des propos ? On connaît son rôle dans la cohésion discursive, qui est une acquisition tardive. Mais étant donné que la résolution et la production d’anaphores sont des processus complexes, que se passe-t-il par exemple lorsqu’un utilisateur de la langue se retrouve temporairement en surcharge cognitive, notamment en L2 : l’anaphore est-elle conservée, ou subit-elle des dommages ? De même, lorsqu’un locuteur modifie consciemment un élément de son message (discours non sexiste par exemple, pour certains locuteurs), dans quelle mesure cela affecte-t-il les anaphores ou leur traitement ?
- La question du rôle des anaphores dans la structuration du propos invite à réévaluer, plus généralement, la pertinence du concept même d’anaphore au sens traditionnel du terme. Certains proposent ainsi de l’étendre à des cas sans antécédent textuel (« anaphore pragmatique ») ; d’autres abandonnent la centration sur l’anaphore au profit du concept plus large de « chaîne de référence », dont les maillons peuvent être des anaphoriques, mais aussi toute autre mention du référent. Les contours proposés par le concept traditionnel d’anaphore ne seraient-ils donc pas les plus appropriés pour aborder le traitement de l’information ? Pour autant, faut-il considérer qu’il n’est pas pertinent, en fin de compte, de circonscrire des études aux seules anaphores ? Par ailleurs, plus anciennement, Halliday & Hasan (1976) ont eu recours aux concepts d’ « endophore » et d’ « exophore » ; ces termes, usités notamment en France, semblent être tombés en désuétude ; mais au vu des approches plus larges de la référence prônées par les courants innovants actuels, pourraient-ils susciter un regain d’intérêt ?

Les propositions sont à déposer sur https://glad2018.sciencesconf.org/
Elles comporteront le titre, le(s) nom(s), le(s) prénom(s), le rattachement institutionnel, et l'adresse courriel du ou des auteurs, puis le résumé en français ou en anglais (500 mots maximum) ainsi que 5 références bibliographiques. Le résumé explicitera clairement la question à l'étude, les données utilisées, la méthode d'analyse, les résultats.

Langues du colloque : français et anglais

Les articles issus du colloque, sous réserve d’acceptation par le comité scientifique,  feront l’objet d’une publication.

Calendrier :
- date limite de soumission : 10 novembre
- notification aux auteurs : 30 novembre

Conférencières invitées :
- Marion Fossard (Université de Neuchâtel) et Marjolijn H. Verspoor (Université de Groningen) 

Comité scientifique :

Laurent Besacier (Université Grenoble Alpes)
Béatrice Bourdin (Université de Picardie - Jules Verne)
Jean-Pierre Chevrot (IXXI, ENS Lyon)
Jean-Marc Colletta (Université Grenoble Alpes) 
Pierre Cotte (Université Paris-Sorbonne)
Dorothy Kenny (Dublin City University) 
Heather Hilton (Université Lumière Lyon 2)
Jean-Rémi Lapaire (Université Bordeaux Montaigne)
Elisabeth Lavault-Olléon (Université Grenoble Alpes) 
Marie-Thérèse Le Normand (INSERM - Université Paris Descartes)
Jacqueline Leybaert (Université Libre de Bruxelles)
Philip Miller (Université Paris Diderot)
Aliyah Morgenstern (Université Sorbonne Nouvelle)
Marie Nadeau (Université du Québec à Montréal)
Anne-Marie Parisot (Université du Québec à Montréal)
Catherine Schnedecker (Université de Strasbourg)

Τρίτη, 9 Μαΐου 2017

Εκδήλωση: "Μεταφράζοντας το Ημερολόγιο του Στρατάρχη Σούλενμπουργκ. Εμπειρίες, δυσκολίες, λύσεις..."

Εκδήλωση: 15-5-2-1017, ώρα 12:00, Κτήριο Ασκληπιός, Αίθουσα Α3

"Μεταφράζοντας το Ημερολόγιο του Στρατάρχη Σούλενμπουργκ. Εμπειρίες, δυσκολίες, λύσεις..."
 

Συμμετέχουν: οι κ.κ. Λεωνίδας Κόλλας, Θόδωρος Μεταλληνός και Μιχάλης Πολίτης

Στο πλαίσιο της εκδήλωσης σκοπεύουμε να μεταφέρουμε στους φοιτητές του ΤΞΓΜΔ, και σε όποιον άλλο επιθυμεί τις εμπειρίες μας από τη μετάφραση του Ημερολογίου του Στρατάρχη Σούλενμπουρκ, στο οποίο περιγράφει την πολιορκία της Πόλης της Κέρκυρας του 1716 από τους Οθωμανούς.

Η μεγαλύτερη δυσκολία συνίστατο στο ότι έπρεπε να μεταφράσουμε στα Ελληνικά κείμενο που είχε γραφτεί από Γερμανό ανώτατο στρατιωτικό σε Γαλλικά του 18ου αιώνα...

Σάββατο, 6 Μαΐου 2017

Appel à contributions: DU CONCEPT DIDACTIQUE À LA STRATÉGIE PÉDAGOGIQUE EN DIDACTIQUE DES LANGUES ÉTRANGÈRES

DU CONCEPT DIDACTIQUE À LA STRATÉGIE PÉDAGOGIQUE EN
DIDACTIQUE DES LANGUES ÉTRANGÈRES
EDL n° 30
Date limite: 31 décembre 2017
 


Considérées par certains chercheurs comme disciplines rivales (Dieuzaide, 1994), la didactique et la pédagogie entretiennent des rapports complexes. Si Danielle Bailly (1997) et Michel Dabène (1990) affirment que la pédagogie est subordonnée à la didactique, les frontières ne sont pas clairement établies, même si, toutefois, la didactique représenterait le versant conceptuel, théorique, de l'acte éducatif, tandis que la pédagogie en serait le volet technique. Or, selon Joseph Rézeau (2001), les chercheur.e.s en didactique des langues étrangères ne sont pas parvenus à s'accorder sur la nature des interactions entre les deux disciplines.
Plusieurs pistes ont néanmoins été balisées. Yves Chevallard, didacticien des mathématiques, a théorisé les relations entre didactique et pédagogie en termes anthropologiques. Selon ce chercheur, il faut toujours prendre pour point de départ ce qu'il nomme le « fait didactique » (2006), c'est-à-dire le fait d'enseigner quelque chose à quelqu'un. Ce « fait didactique » se structure, dans l'acte d'enseignement-apprentissage autour d'une praxéologie qui consiste, pour chaque tâche, à se réaliser grâce à une technique (manière d'accomplir la tâche), qui se justifie par une technologie (discours qui justifie “rationnellement” la technique), à son tour justifiée par une théorie.
Au-delà des présupposés théoriques, la didactique invite les enseignant.e.s et les enseignant.e.s-chercheur.e.s à questionner leur pratique d'enseignement, la finalité de leurs recherches ainsi que leur positionnement épistémologique (J.-P Narcy-Combes, 2006). Dans un secteur d'enseignement-
apprentissage des langues étrangères tel que le LANSAD, la question de la mise en relation de la didactique et de la pédagogie est centrale, dans la mesure où bon nombre d'enseignant.e.s-chercheur.e.s en langues étrangères exerçant dans des établissements d'enseignement supérieur n'ont pas reçu de formation spécifique ni pour ce type d'enseignement ni pour ce public. La plupart du temps, il est davantage question d'élaboration de cours comme d'un « bricolage », ou d'un étayage théorique acquis au fil de l'expérience et de manière non-systématique. S'il est clair que la recherche en langues de spécialité s'est bien structurée au cours des trente dernières années, elle s'est orientée davantage vers l'élaboration de la langue de spécialité comme champ et objet de la linguistique appliquée que comme objet d'une réflexion didactique théorique et épistémologique. Et si les publications font aussi la part belle à des descriptions d'expériences pédagogiques ou de dispositifs, la didactique ne semble pas s'être imposée dans le domaine des langues de spécialité.
Le présent appel invite les enseignant.e.s et enseignant.e.s-chercheur.e.s du secteur LANSAD en France et à l'étranger à s'interroger sur la manière dont didactique et pédagogie interagissent dans la pratique enseignante. Les pistes suivantes, non-exhaustives, pourront faire l'objet des contributions :

  • l'intégration d'une réflexion didactique à une pratique d'enseignement (description de dispositifs, compte rendu d'expérience, etc.) : applicationnisme ou appropriation ;
  • l'utilisation des données de la recherche dans une situation pédagogique et remontées de terrain;
  • l'accès à la didactique : entre formation initiale et expérience professionnelle ;
  • didactique institutionnelle, didactique des chercheur.e.s et enjeux pédagogiques ;
  • recherche en didactique et en pédagogie : le rôle de la recherche-action.
Les propositions de contribution peuvent se faire en français ou en anglais. Les articles (entre 6 000 et 10 000 mots) aborderont un des aspects de la problématique pour le numéro 30 de la revue Études en didactique des langues. Ils devront être adressés par courrier électronique avant le 31 décembre 2017 à edl@lairdil.fr. Le numéro paraîtra en juin 2018.

Κυριακή, 2 Απριλίου 2017

Υποτροφίες της γαλλικής κυβέρνησης (BGF) για προγράμματα μεταπτυχιακών σπουδών επιπέδου Μaster 2

Είστε φοιτητής/φοιτήτρια ελληνικού πανεπιστημίου και επιθυμείτε να συνεχίσετε τις σπουδές σας στη Γαλλία, παρακολουθώντας ένα μεταπτυχιακό πρόγραμμα επιπέδου Master 2, Master of Science*; (Το παρόν πρόγραμμα δεν αφορά προγράμματα σπουδών τύπου MBA)
Μπορείτε να υποβάλετε υποψηφιότητα για μια υποτροφία της γαλλικής κυβέρνησης (BGF). Τις υποτροφίες αυτές διαχειρίζεται η Υπηρεσία συνεργασίας και μορφωτικής δράσης της Γαλλικής Πρεσβείας, σε συνεργασία με το Campus France, με την υποστήριξη του  Υπουργείου Εθνικής Παιδείας, Τριτοβάθμιας Εκπαίδευσης και Έρευνας της Γαλλίας, της Air France και του INRIA (γαλλικού Εθνικού ινστιτούτου έρευνας στον τομέα της ψηφιακής επιστήμης και τεχνολογίας).

Κριτήρια επιλεξιμότητας

-          να έχετε ελληνική ιθαγένεια
-          να έχετε ολοκληρώσει, το αργότερο μέχρι πριν δύο χρόνια (ή να ολοκληρώνετε τώρα), ένα τετραετές πρόγραμμα σπουδών ανώτατης εκπαίδευσης στην Ελλάδα (πτυχίο), με μέσο όρο βαθμολογίας ανώτερο ή ίσο του 7,5/10. Το πρόγραμμα δεν αφορά τους φοιτητές που είναι εγγεγραμμένοι σε πανεπιστήμιο της Γαλλίας ή του εξωτερικού.
-          να έχετε ικανοποιητική γνώση της γαλλικής γλώσσας (Β2 τουλάχιστον) ή της αγγλικής γλώσσας, σε περίπτωση υποψηφιότητας για ένα αγγλόφωνο πρόγραμμα
-          να έχετε ήδη υποβάλει υποψηφιότητα σ’ ένα ή περισσότερα μεταπτυχιακά προγράμματα επιπέδου Μaster 2 στα προεπιλεγμένα γαλλικά Ιδρύματα ανώτατης εκπαίδευσης. Βασική προϋπόθεση για την οριστική χορήγηση της υποτροφίας είναι η αποδοχή του υποψήφιου από το Ίδρυμα της επιλογής του.

Ποια είναι τα κριτήρια επιλογής;

Η επιλογή των υποψηφίων θα γίνει σε συνάρτηση με:
- τη συνοχή μεταξύ των προγενέστερων και των μελλοντικών σπουδών τους
- την ποιότητα της ακαδημαϊκής τους πορείας και ενδεχομένως τις δραστηριότητές τους εκτός του πανεπιστημίου,
- τα κίνητρά τους.
ΕΠΙΣΗΣ: Δύο υποτροφίες πρόκειται να απονεμηθούν σε φοιτητές που ανταποκρίνονται στα παραπάνω κριτήρια επιλογής και έχουν αποκτήσει 5 από τα 6 διπλώματα της γαλλικής γλώσσας (DELF/DALF ή Sorbonne).

Χορηγούνται δύο είδη υποτροφιών:

-          1. Οι υποτροφίες της γαλλικής κυβέρνησης (BGF)
Περιλαμβάνουν μηνιαία τροφεία, όπως επίσης και πολλά προνόμια, κυρίως όσον αφορά τη στέγαση και την κάλυψη κοινωνικής ασφάλισης.
  • Προγράμματα μεταπτυχιακών σπουδών (Μaster 2), ανεξαρτήτως επιστημονικού πεδίου

-          2. Οι υποτροφίες με κάλυψη της κοινωνικής ασφάλισης (BCS)
Για προγράμματα σπουδών που αφορούν συγκεκριμένους τομείς σε συνεργαζόμενα γαλλικά Ιδρύματα ανώτατης εκπαίδευσης.
Με τη υποστήριξη της αεροπορικής εταιρίας Air France

Παρακαλείσθε να διαβάσετε προσεκτικά τις περιγραφές των διάφορων υποτροφιών και να σιγουρευτείτε ότι πληροίτε τα κριτήρια επιλεξιμότητας, πριν υποβάλετε την υποψηφιότητά σας. Για περισσότερες πληροφορίες επικοινωνήστε μαζί μας στην ηλεκτρονική διεύθυνση bourses@ifa.gr. Δεν θα δοθούν πληροφορίες μέσω τηλεφώνου.


Κυριακή, 26 Φεβρουαρίου 2017

Συνέδριο: "Terminologies professionnelles de la gastronomie et de l’oenologie : entre Sens et Expériences", 21-22 septembre 2017 | Reims – France

Terminologies professionnelles de la gastronomie et de l’oenologie :
entre Sens et Expériences


21-22 septembre 2017 | Reims – France

La gastronomie, l’œnologie sont au cœur de la notion de Patrimoine immatériel : entre racines et innovation, territoires et terroirs, valeurs et émotions, saveurs et odeurs... L’inscription en juillet 2015 des « Coteaux, maisons et caves de Champagne », ainsi que « Les climats du vignoble de Bourgogne » au patrimoine mondial de l’Unesco poursuivent la reconnaissance de cette richesse patrimoniale qui avait déjà consigné en 2010 le « repas gastronomique des Français ». Ces reconnaissances donnent une visibilité internationale à la tradition gastronomique française et au domaine œnologique. Elles relancent du même coup l’intérêt des scientifiques, en particulier dans les sciences humaines et sociales, pour cet objet d’étude éminemment culturel et mémoriel.

Dans ce contexte international, national et régional favorable, l’Université Reims Champagne Ardenne avec le laboratoire CEREP organisent les 21 et 22 septembre 2017 deux journées de réflexion sur : LES TERMINOLOGIES PROFESSIONNELLES DE LA GASTRONOMIE ET DE L’ŒNOLOGIE, Entre Sens et expériences.

Riche en propositions, la première édition de ce colloque en 2016 à Dijon a permis d’ouvrir une fenêtre sur les lexiques gastronomiques et œnologiques. Si les premières investigations ont été lancées, il reste encore beaucoup de pistes à explorer. Les domaines de la gastronomie et de l’œnologie ont, comme toute activité professionnelle, constitué au fil du temps leurs terminologies propres mais dont l’analyse se révèle ardue tant elles appartiennent la vie quotidienne et sont utilisées par tous.

Pour cette deuxième édition, l’accent sera mis sur les notions de Sens et d’Expériences pour favoriser la trans- ou l’inter disciplinarité, privilégiant les aspects sémiotiques et communicationnels mis en œuvre. Ainsi, on s’intéressera tout particulièrement aux mises en scène, aux figurations, aux storytelling qui entourent ces productions.
En effet, les sens sont au cœur des expériences gastronomique et œnologique et inversement, les expériences au cœur des sens. Les sens, ou ces éléments sensoriels, préfigurent les émotions sans s’y réduire pour autant (Boutaud, Véron, 2008). C’est également du sensible qui appréhende le monde par le biais de l’esthétique à travers des formes sociales et symboliques, des cadres d’expérience (Dufour, Boutaud, 2013 ; Lardellier, 2014). Enfin, l’éthique repose sur la construction identitaire du sujet, de son image dans la société, et sur un système de valeurs constitutif d’un patrimoine immatériel de sensations et de représentations abstraites.
Le discours et la terminologie œnologique et gastronomique s’intègrent totalement dans ces trois polarités du sens que sont la sensorialité, la sensibilité et la signification qui conduisent à la notion d’expérience. On ne parle pas de sensations mais plutôt d’expérience de sensations, d’expérience de dégustation, etc. Aussi, le marketing exploite largement cette nouvelle tendance entre marketing expérientiel, sensoriel (Cova et Badot, 2003; Hetzel, 2002; Heilbrunn, 2005) qui placent l’expérience, le vécu au cœur de la communication.

Cette deuxième manifestation entend ainsi interroger ces terminologies, et surtout leur usage en contexte, que ce soit entre professionnels, en situation de formation/apprentissage, ou entre professionnels et consommateurs/clients. Elles peuvent également s’appuyer sur des expériences individuelles et mesurer ainsi l’immersion dans les sens, le sensible et la signification. Les approches empiriquement fondées seront particulièrement appréciées, que ce soit sur corpus, enquêtes ou sur procédures expérimentales.

Au centre des échanges figureront les dimensions suivantes (sans que cette liste ne prétende couvrir tous les domaines susceptibles d’être abordés) :
- Dimension hédonique : Comment rendre compte de l’expérience de dégustation, entre plaisir et bien-être, bien manger et manger sain ? Comment passe-t-on de l’évaluation hédonique à la description organoleptique et inversement ?...
- Dimension identitaire d’un chef, d’une maison, d’un chef de cave, d’un œnologue : Entre positionnement marketing et questions de tradition, comment s’organisent les storytelling des chefs, des maisons ou des entreprises ? Que révèlent leur identité (entre terminologies officielles (races, variétés, cépages) ou normées (techniques de cuisson, morceaux de pièces de viande) jusqu’à devenir des marques ?...
- Discours expert/non expert entrant en relation avec les interactions de la relation client et plus particulièrement autour des produits, des techniques et des gestes : comment parler d’un produit, le décrire ? Comment définir les gestes ou les actions pour mettre en œuvre ou élaborer un produit ? Quel mot pour nommer une technique ? Comment ces terminologies sont-elles mises en valeur sur les supports de communication (blogs, sites, réseaux sociaux, etc.) ? Comment sont-elles perçues en retour ? Comment les nouvelles technologies, et les formes rédactionnelles qui leur sont associées, modèlent-elles les discours ambiants de la gastronomie et de l’œnologie ?...
- Créativité artistique : Aujourd’hui, la dimension esthétique par l’intermédiaire du design occupe une place importante dans l’esprit des créateurs et des consommateurs. Comment passer de la matière ou de l’aliment à une création innovante ? Quelles nouvelles techniques de représentation gustative peuvent être mises en œuvre ? Quels jeux de matières, textures, couleurs, odeurs et goûts, pour quels consommateurs? Quelle recherche de narration ou d’expériences artistiques ?...
- Imaginaire culturel : Compte tenu de la profondeur historique de ces terminologies, à l’instar des noms d’apprêts et de sauces (cf. Le Répertoire de la cuisine de Gringoire et Saulnier), comment ces appellations peuvent-elles conserver leur légitimité ? Comment au travers d’une terminologie et des discours renvoie-t-on à des dimensions intangibles de la dégustation ?...
- Œnotourisme et « Gastrotourisme » : Nouvelles réalités de l’économie, ces deux activités se développent intensément sur tous les territoires (en France comme à l’étranger). Avec le développement de nouvelles préoccupations (déplacements facilités, développement économique, information multipliée), qu’elles soient identitaires (terroirs), culturelles (bien-être, hédonisme), sociales (découvertes, expériences), comment le tourisme met-il en valeur ces différentes approches ? Qu’est-ce, finalement, que ce tourisme de l’expérience et comment est-il mis en contexte et en discours ?...
- Éco-alimentation, gestion durable de l’espace, mode de distribution durable : La mondialisation a entraîné de nouvelles préoccupations qui touchent la gastronomie et l’œnologie en ce qu’elles suscitent un nouveau regard dans la gestion, la durabilité des systèmes, la prise en compte des capacités des ressources à se renouveler, le respect des écosystèmes, la construction d’une économie de proximité, la responsabilité sociale des entreprises...
-...
Les terminologies, entre discours expert et non expert, l’ancrage dans le domaine du sensible et du sensoriel avec leurs imaginaires respectifs – marqués du sceau de la culture ou bien encore de la marque de l’évolution historique, sociale, culturelle et artistique – seront envisagées, laissant ainsi entrevoir des analyses synchroniques et/ou diachroniques mais également des analyses comparatives.
Au-delà des préoccupations scientifiques spécifiques, l’objectif de ce colloque est également de fédérer l’ensemble des acteurs de la recherche – chercheurs et professionnels – autour de ces thématiques afin de constituer un réseau international permettant de croiser les analyses et les bases de données, par-delà les régions et les pays. Aussi, la trans ou pluri disciplinarité est un élément épistémique important. Les approches communicationnelles, linguistiques, sociologiques, historiques, ethnologiques, littéraires... sont donc les bienvenues.
Cette manifestation donnera lieu à publication.
Bibliographie
Boutaud J-J. et E. Veron, (2007), Sémiotique ouverte. Itinéraires sémiotiques en communication, Lavoisier coll. Forme et sens, Hermès Lavoisier, Paris.
Cova B. et O. Badot, (2003), Néo marketing, 10 ans après : pour une théorie critique de la consommation et du marketing réenchantés, Revue Française de marketing, pp. 79-94.
Dufour S. et J-J. Boutaud, (2013), « Extension du domaine du sacré », Questions de communication, 23, pp.7-30.
Heilbrunn B., (2005), La consommation et ses sociologies, Paris, Armand Colin
Hetzel P., (2002), Planète conso Marketing expérientiel et nouveaux univers de consommation. Paris, Editions d’Organisation.
Lardellier P. (dir), (2014), Formes en devenir. Approches technologiques, communicationnelles et symboliques, Londres, ISTE.

Localisation
Les deux journées de colloque, les jeudi 21 et vendredi 22 septembre 2017, se dérouleront à Reims au plus près des acteurs professionnels.

Droits d’inscription / TARIFS et PRESTATION

120€ - TARIF PLEIN
et
90€ - TARIF REDUIT (Étudiants, doctorants et personnels établissements URCA) :
Mallette, programme
Accueils et pauses café Déjeuners (2 jours)
Soirée gala et cocktail dinatoire Publication

0€ - TARIF GRATUIT (Étudiants, doctorants et personnels
établissement membres URCA) :
Mallette, programme Accueils et pauses café


Modalités de soumission
Les propositions de communication, en français ou en anglais, doivent comprendre :
- un titre provisoire,
- un résumé d’environ de 2 500 signes environ (espaces compris), précisant corpus et
méthodologie empirique retenus,
- une bibliographie de 5 titres maximum,
- 5 mots-clefs,
- une brève présentation bio-bibliographique de l’auteur-e (nom, prénom, coordonnées,
fonction, université́ et laboratoire de rattachement, 2 à 3 références de publications) et sont à adresser avant le 17 février 2017 à :
anne.parizot@univ-reims.fr et benoit.verdier@univ-reims.fr

Calendrier
- Lancement de l’appel : décembre 2016
- Date limite de retour des propositions : 17 février 2017
- Notification aux auteurs : 7 avril 2017
- Publication du programme : juin 2017
- Remise des textes pour expertise avant publication : novembre 2017
Coordination scientifique :
Anne Parizot, Sciences de l’Information et de la Communication, Maître de Conférences HDR, URCA,
Benoît Verdier, Sciences de l’Information et de la Communication, Maître de Conférences, URCA

Comité scientifique :
Jean-Jacques Boutaud, Sciences de l’Information et de la Communication, UBFC
Laurent Gautier, Sciences du Langage, UBFC
Jocelyne Perard, Géographie, Chaire UNESCO « Culture et Traditions Vin » de l’UBFC
Joël Candau, Anthropologie, Université Nice Sophia Antipolis,
Theodore Georgopoulos, Droit, URCA
Richard Marchal, Chimie, URCA
Kilien Stengel, Sciences de l’Information et de la Communication, Université de Tours
Loïc Depecker, Délégué Général à la Langue Française, Société Française de Terminologie
Aurélie Melin, Ethnologie, Villa Bissinger
Germain Bourré, Design culinaire, ESAD
Emeline Eudes, Responsable recherche, ESAD
Edwige Regnier, Institut des Hautes Études du Goût de la Gastronomie et des Arts de la Table

Colloque parrainé par la Chaire UNESCO : Culture et Traditions du Vin

Δευτέρα, 6 Φεβρουαρίου 2017

Appel à communication: "Les métaphores de la traduction" du 19 octobre 2017 au 20 octobre 2017

Les métaphores de la traduction

Depuis quelque temps, la métaphore semble susciter un véritable engouement dans les milieux universitaires. […] Or, s’il existe nombre de travaux consacrés à la question de la traduction des métaphores et de leur problématique transposition dans telle ou telle langue, la réciproque – l’étude des métaphores de la traduction – est encore à l’état embryonnaire. Pourtant, « métaphore » et « traduction » ont au moins deux points communs que vient rappeler l’étymologie latine (translatio, transfert de dénomination chez Cicéron, va désigner la traduction chez Quintillien). D’une part, elles désignent un transport – Pascal Quignard, confiant sa joie de voir affiché en lettres capitales METAPHORA sur un camion grec de déménagement, propose de définir la métaphore comme « le transport de ce lieu ancien à un autre lieu futur, allant d’un univers connu à un univers inconnu »[6] ; d’autre part, elles peuvent être qualifiées, du moins la seconde, de « concept aporétique », pour reprendre une expression de Jean-René Ladmiral suggérant par là que la traduction tend à résister à toute conceptualisation, alors même que cette activité renvoie à une expérience bien connue.
[…]
Le colloque "Les métaphores de la traduction" s'inscrit dans le prolongement de la base Trésor des métaphores de la traduction (TMT), créée il y a 2 ans par  François Géal, Professeur de Littérature comparée à l’Université Lyon 2 avec le soutien de l’équipe Passages XX-XXI. Destiné à recueillir les métaphores portant sur l'activité traductive en France, en Europe et au-delà, en français et dans une dizaine de langues « majeures », cet outil tend à constituer un instrument pérenne à la disposition de la communauté scientifique au sens large.
Grossissant peu à peu, la base TMT permettra d’atteindre une masse critique sans laquelle l’exploitation des données serait, comme en épidémiologie, sujette à caution. Si la collecte est destinée à se poursuivre dans les années qui viennent, permettant d’affiner les catégories métaphoriques qui structurent cet ensemble, le temps des premières analyses est venu. Ce colloque international, s’il est articulé sur le projet TMT, n’aura donc pas pour seul objectif de dresser un premier bilan scientifique de l’utilisation d’un outil informatique : sur la question bien circonscrite des métaphores de la traduction, tout l’éventail diachronique des époques (certaines métaphores, dans le domaine qui nous occupe, sont manifestement anciennes, d’autres, beaucoup plus récentes) et des langues-cultures pourra être déployé par les chercheurs intéressés et toutes les approches seront les bienvenues.

Modalités pour répondre à l'appel à communication

Si vous souhaitez participer à ce colloque (format des communications : 30 mn), merci d’envoyer un projet de communication (une page maximum) ainsi qu’une présentation bio-bibliographique succincte à François Géal et Touriya Fili-Tullon avant le 1er juin 2017. Une réponse sera donnée aux propositions dans un délai d'un mois environ après réception.