20 Μαρτίου: Διεθνής Ημέρα της Γαλλοφωνίας

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Η Ελλάδα μέλος της Γαλλοφωνίας από το 2004
Με τη συμμετοχή μας στη Γαλλοφωνία στηρίζουμε την πολυγλωσσία και μέσω αυτής την ελληνική γλώσσα

Τρίτη 23 Φεβρουαρίου 2016

Colloque international TiceMed: 13 et 14 octobre 2016 IRSIC, Aix-Marseille Université

Colloque international
13 et 14 octobre 2016
IRSIC, Aix-Marseille Université

Date limite: 7 mars 2016

Pour sa 10e édition en 2016, le colloque international TiceMed souhaite aborder la question des SOURCES OUVERTES DANS L’ÉDUCATION ET COMMUNICATION DES CONNAISSANCES DANS LA SOCIÉTÉ sous les angles des pratiques actuelles, des perspectives de développement et de leur impact sociétal. Ce programme inspire le plan en trois axes et neuf sous-axes des thématiques de l’appel à communication, auquel le lecteur pourra se référer dans le texte de proposition de communication.

Axe 1 : Analyse des pratiques


1.1 Pratiques techniques : Accès aux sources ouvertes, Création de sources ouvertes, Manipulations (extraction, analyse) des données massives

1.2 Pratiques pédagogiques et communicationnelles : Catalogage des sources ouvertes dans l’éducation et la culture, Enseignement de l’accès aux sources (information-communication, sciences de l’éducation), Mise en perspective des données massives (big data), Ouverture aux commons

1.3 Environnements personnels d’apprentissage : Porosité des usages et outils entre sphères privée, académique et publique, Stratégies cognitives des apprenants, Usages collaboratifs entre pairs, Échanges et processus de normalisation

Axe 2 : Perspectives de développement

2.1 La francophonie et les sources ouvertes : Sources ouvertes et francophonie, Usages dans l’espace francophone, Partenariats et collaborations Nord/Sud

2.2 Les usages et stratégies éditoriales des plateformes existantes : Plateformes d’enseignement à distance/cours en ligne, Plateformes de publication/documentation/
accès à l’information en ligne, Plateformes de partage en réseau/réseaux sociaux

2.3 Sources ouvertes et interopérabilité : Plateformes institutionnelles vs. plateformes libres, Dispositifs émergents, Usages émergents

Axe 3 : Impacts et enjeux


3.1 Enjeux scientifiques (théories et méthodologies) : Fiabilité des données, Ontologies, Renouvellement des méthodes scientifiques, Interdisciplinarité

3.2 Enjeux éthiques : Sécurité et intégrité des données, Valeur/fiabilité de l’information, Respect des données personnelles, Enjeux de « transparence » et éthique des discours

3.3 Enjeux économiques et organisationnels : Politiques scientifiques d’établissement, Industrialisation de l’information scientifique et de la formation, Risques monopolistiques et industriels du web, Commons vs. licensing

Échéances :

· 07 mars 2016 : Envoi d'une proposition de communication en 2500 signes à l'adresse : ticemed10@univ-tln.fr
· 18 mars 2016 : Réponse du comité de lecture.
· 10 mai 2016 : Envoi du texte complet de la communication.
· 20 juin 2016 : Notification d’acceptation du texte par le comité (avec corrections éventuelles).
· 15 septembre 2016 : Envoi du texte définitif de la communication pour les pré-actes en ligne.

Κυριακή 21 Φεβρουαρίου 2016

9e Congrès Panhellénique et International des Professeurs de Français - Athènes 2016 (du 20 au 23 octobre 2016) "Enseigner la langue et la culture françaises : construire des ponts socio-humanistes". Date limite de l'envoi des propositions : 15 mai 2016

9e Congrès Panhellénique et International des Professeurs de Français - Athènes 2016 (du 20 au 23 octobre 2016)
"Enseigner la langue et la culture françaises : construire des ponts socio-humanistes"
Date limite de l'envoi des propositions : 15 mai 2016

 
Appel à contribution
Les travaux du 9e Congrès se dérouleront sur trois jours : les 21, 22 et 23 octobre 2016, le 20 étant réservé à l'accueil des congressistes/participants et à la cérémonie d'ouverture.
 
Outre les conférences de 20 min en assemblée plénière, les propositions d'intervention devront s'intégrer à la thématique du congrès et, plus précisément, à l'un des axes proposés, et s'inscrire dans la typologie suivante :
  • Symposiums (séries de présentations formant un ensemble cohérent dont l'objectif est de présenter soit un sujet sur lequel les intervenants ont tous travaillé, soit les résultats de travaux de recherche) : 1h30 de présentation et 30 min de discussion.
  • Communications : 20 min pour l'exposé oral et 10 min de discussion.
  • Ateliers de travail par groupe de 30 participants maximum : 45 min.
  • Présentations vidéo : 15 min de projection et 15 min de discussion.
  • Présentations sur poster.
Les propositions d'intervention seront sélectionnées par le comité scientifique sur la base d'un résumé (350 mots maximum et jusqu'à 5 mots-clés), accompagné d'une bibliographie sommaire. Date limite de l'envoi des propositions : 15 mai 2016. Ces résumés seront disponibles sur le programme définitif des pré-actes du congrès.

Le comité scientifique, après examen des propositions d'intervention, communiquera sa réponse aux intéressés avant le 30 juin 2016.

Les textes des contributions retenues et présentées au congrès seront envoyés au comité scientifique avant le 31 décembre 2016, sous une forme longue (3 000 mots maximum) pour la publication des actes selon les indications du comité scientifique, qui vous seront communiquées ultérieurement.

Si vous désirez soumettre une proposition d'intervention, cliquez ici.

Πέμπτη 11 Φεβρουαρίου 2016

APPEL À CANDIDATURES: Poste à durée déterminée en didactique et enseignement du français langue seconde, Département d'Études française, Université Concordia (Montréal, Québec, Canada)

APPEL À CANDIDATURES

Poste à durée déterminée en didactique et enseignement du français langue seconde
Département d'Études française
Université Concordia (Montréal, Québec, Canada)


Date limite: 31 mars 2016

Le Département d’études françaises sollicite des candidatures pour un poste à durée déterminée en didactique et enseignement du français langue seconde.

Les qualifications recherchées sont un Ph. D. obtenu ou en voie d’obtention en didactique du français langue seconde ou dans un domaine connexe, de l’expérience en enseignement du français langue seconde et de la didactique du FLS. Par ailleurs, une excellente connaissance du CECRL, une expérience dans la passation d’examens DELF/DALF/TCF, l’appartenance à un programme de recherche lié à sa spécialisation ainsi qu’une maîtrise des outils d’enseignement en ligne (Moodle, etc.) et une expertise avérée dans le domaine des TICE constitueront de sérieux atouts.

Le dossier de candidature doit comprendre une lettre de motivation, un curriculum vitæ, un énoncé des intérêts de recherche et de la philosophie d’enseignement, des évaluations de cours (si c’est possible), un exemplaire des principales contributions scientifiques et trois lettres de recommandations adressées à :

Monsieur Denis Liakin, directeur
Département d’études françaises
Université Concordia, LB 601-3
1455, boul. De Maisonneuve Ouest
Montréal (Québec) H3G 1M8
denis.liakinconcordia.ca

Ce poste est proposé sous réserve des autorisations budgétaires et en fonction des besoins des départements et unités. Toute personne occupant un poste à durée déterminée peut voir son contrat renouvelé en fonction des autorisations budgétaires, des besoins des départements et unités, ainsi que du rendement professionnel de la personne. La durée de l’ensemble des affectations possibles, c’est-à-dire de la première affectation jumelée avec les affectations subséquentes potentielles, ne peut dépasser 36 mois ou trois années consécutives. La personne retenue occupera un poste de professeur-e adjoint-e, et ce, du 1er août 2016 au 14 mai 2017. La personne enseignera six cours la première année et sept cours les deux années subséquentes, si son contrat est renouvelé. Elle sera appelée à accomplir des tâches administratives au sein du Département d’études françaises ou de l’université.

Pour toute question, veuillez contacter monsieur Denis Liakin. L’étude des candidatures se fera à mesure de la réception des offres de service jusqu’à ce que le poste soit pourvu. Elles doivent parvenir au département au plus tard le 31er mars 2016.

Toutes les offres seront étudiées; les Canadiens et les résidents permanents se verront toutefois accorder la priorité. L’Université Concordia souscrit au principe de l’équité en matière d’emploi.

Application Deadline: 31-Mar-2016

Contact Information:
Dr. Denis Liakin
Email: denis.liakinconcordia.ca

Site: http://www.concordia.ca/artsci/francais.html

APPEL À CONTRIBUTIONS La répétition en langue et en discours Volet 1 –" La répétition en langue"

APPEL À CONTRIBUTIONS

La répétition en langue et en discours

Volet 1 – La répétition en langue

Numéro thématique de Repères-Dorif à paraître en janvier 2017
http://www.dorif.it/ezine/

Date limite: 15 février 2016

« Semel satis est » ou bien « bis repetita placent » ? La répétition d’une unité linguistique, qu’il s’agisse d’un phonème, d’un morphème, d’un lexème, d’un invariant sémantique ou d’une portion de texte est un fait banal en soi, mais qui se charge de valeurs différentes suivant les contextes d’utilisation.
Pouvant être définie comme la récurrence d’une unité linguistique sur un empan énonciatif déterminé et pertinent en fonction du niveau d’analyse (cf., entre autres, Frédéric 1985 : 86), la répétition recevra une interprétation différente selon qu’on se situe sur le plan systématique et objectif – car conventionnalisé – de la langue, éventuellement à l’issue d’un processus de lexicalisation ou de grammaticalisation, ou bien sur le plan local du discours façonné par l’individualité subjective du locuteur, comme trace de ses choix volontaires, de ses lapsus, voire de ses affections pathologiques (c’est le cas du bégaiement, par exemple).

L’étendue de l’empan considéré, de son côté, constitue un critère important pour déterminer le type d’analyse pertinente, car la récurrence syllabique peut déjà être observée au niveau du lexème, tandis que la coindexation anaphorique exige au moins qu’on se situe au niveau de la construction verbale (cf. la dislocation). L’anaphore rhétorique, quant à elle, s’observe généralement sur une portion énonciative encore plus étendue, comportant au moins deux constructions verbales.

Par ailleurs, suivant le niveau maximal auquel se situe le segment répété1, la récurrence donne lieu à des effets variés, dont la description relève parfois de disciplines différentes, allant de la phonologie à la métrique, de la sémantique à la lexicologie, de la morphologie à la syntaxe, de la pragmatique à l’analyse du discours, de la rhétorique à la traductologie.

Voici réunis quelques exemples qu’il est possible de citer à titre illustratif et sans prétendre à l’exhaustivité : lorsque la répétition intéresse le niveau du phonème, cela aboutit aux effets poétiques ou rhétoriques d’allitération, d’homéotéleute (rimes et assonances), comme dans « les sanglots longs des violons de l’automne bercent mon cœur d’une langueur monotone » (Verlaine) ou bien au renforcement du mot, dont on intensifie un phonème ou une syllabe, ce qui est orthographié conventionnellement par la répétition d’une ou plusieurs lettres (c’est forrrrmidable!; ouaiiiiis !). Appliquée aux morphèmes, la réduplication réalise en français surtout des valeurs sémantiques hypocoristiques ou diminutives, comme dans fr. foufou, nénette, Babette, Loulou voire ironiques (zonzon, nanar, lolos), tandis que dans d’autres langues on recense également des valeurs de renforcement (lat. sese : soi-même), d’atténuation (malgache be grand – bebe assez grand), voire des fonctions grammaticales (le pluriel en indonésien : anak enfant – anak-anak enfants). Par ailleurs, ce phénomène peut intéresser des lexèmes entiers dans un but intensif (très très intéréssant), parfois réalisé à l’aide de prépositions (c’est vrai de vrai, c’est grave de chez grave, cf. Schnedecker 2007), voire des syntagmes plus longs : la répétition joue alors un rôle désambiguïsant (mais ce cours, il le prépare il le prépare ou juste comme ça ? : la répétition a ici la fonction de sélectionner le sens plein du verbe « il le prépare réellement ») ou alors est à la base d’emplois rhétoriques de type anaphore ou épiphore (p. ex. le « Moi président » de F. Hollande), sans parler de l’anadiplose, du polyptote, de la tautologie ou de l’antanaclase. Tous ces usages sont susceptibles d’être envisagés en tant que tels ou dans leur rapport aux intentions communicatives et pragmatiques du locuteur, ce qui constituera le deuxième volet de cette recherche.

En ce qui concerne en revanche le versant de la langue, objet du premier volet, à côté de la répétition morphémique ou lexicale, à fonction intensifiante ou désambiguïsante, dont nous avons parlé plus haut, la répétition acquiert une valeur syntaxique, basée sur la coindexation, dans le vaste domaine de l’anaphore. Celle-ci peut être réalisée par une itération à l’identique (anaphore fidèle) ou par la simple coréférence (cas de la dislocation du terme nominal avec reprise pronominale, cas de variation pronominale et cas de l’anaphore infidèle ou associative). À ce sujet, le cas des déictiques pose un problème intéressant, puisque le maintien du référent à travers les différentes prises de parole des interlocuteurs comporte non pas la répétition mais la variation du signe : c’est le cas, bien connu, des pronoms d’interlocution je et tu et des termes s’y rapportant, ainsi que des autres indexicaux de temps et de lieu.

Ce même mécanisme de coindexation est également à l’œuvre dans les structures corrélatives (tantôt il est gai, tantôt il est triste ; plus il me parle, plus il m’irrite ; autant il est gentil avec moi, autant il est méchant avec sa femme…), qui ont fait l’objet de plusieurs recherches (cf., à titre d’exemple, Savelli, 1993 ou Roig 2015). On retrouve la même valeur structurante dans les énoncés parémiques (p. ex. « Tout lasse, tout casse, tout passe ») ou dans les « parcours de polarité » (du type : « si tu m’aides, je t’offrirai une glace, si tu ne m’aides pas, je ne t’offrirai rien du tout »).
Un autre domaine où la répétition se manifeste, bien qu’avec une tout autre valeur, c’est celui des modes de production de l’oral, riche en piétinements sur un site syntaxique, notamment lors de la recherche lexicale (j’ai rencontré le le le le machin le prof de Sarah). Ces répétitions, souvent traitées comme des disfluences, manifestent en réalité des régularités intéressantes, puisqu’elles se concentrent en général sur le « déterminant » (article, préposition, pronom clitique sujet, conjonction) et pas sur la forme lexicale pleine (cf. Pallaud, Henry 2004, Blanche-Benveniste 2003).
Enfin, le problème du rapport entre identité formelle / sémantique et reformulation se retrouve aussi de manière cruciale dans la traduction, reformulation dans une autre langue-culture d’un invariant qui n’est pas seulement sémantique (reformulation du sens) mais aussi formel (aspect mélodique-rythmique assuré par la mise en mots – wording – dans la langue-source) (Kundera 1993). La répétition peut alors concerner aussi bien des structures grammaticales, qui ne peuvent pas toujours être reproduites par des structures similaires dans la langue cible (p. ex. it. il direttore si fece serio serio  fr. le directeur prit un air des plus graves) que des mots ou des expressions, dont la polysémie peut mettre en grande difficulté le traducteur (p. ex. fr. lourd = it. pesante; lourd de = gravido di / carico di), sans oublier les cas où la répétition surgit inattendue dans le texte cible quand deux ou plusieurs mots du texte source ont le même équivalent dans la langue cible. Il reste qu'en tout cas, l’étude des répétitions et des solutions traductives envisageables permet de mieux cerner les fonctions du procédé itératif mis en œuvre dans le texte source.

La littérature scientifique francophone présente quelques études d’ensemble de la répétition (en particulier : Frédéric, 1985 ; Richard, 2000 et 2014, Henry 2001), ainsi que des numéros monographiques de revues (Semen 12, 2000, et 38, 2015) et des volumes collectifs (Anderson, P., Chauvin-Vileno, A. & Madini, 2000 ; Gosselin, Mathet, Enjalbert, Becher, 2013, Rabatel, Magri, 2015 ; Lindenberg, Vegliante, 2011 pour la traduction vers l’italien), mais il reste  encore beaucoup de pistes de recherche, surtout si l’on se propose d’aborder l’ensemble des niveaux linguistiques où la répétition se manifeste, ainsi que ses multiples effets.

Face à une telle variété de manifestations et d’approches possibles, ainsi qu’à l’imbrication des niveaux linguistiques mis en jeu par la répétition, une étude globale n’est sans doute pas possible ; c’est pourquoi nous avons prévu un développement en deux phases successives :
Le premier volet, sur l’année 2016, est consacré à la répétition en langue, aux récurrences passées dans le système suite à un processus de grammaticalisation ou de lexicalisation, aux conséquences de la répétition sur la syntaxe de l’énoncé, sur l’un ou l’autre de ses constituants et/ou sur sa performance, aux procédés éventuellement cooccurrents d’une répétition, à la comparaison entre outils linguistiques comportant une répétition et outils considérés comme équivalents mais ne comportant pas de répétition.
Le deuxième volet, prévu pour l’année 2017, sera consacré à la répétition en discours, ainsi qu’à ses conséquences rhétoriques, pragmatiques et argumentatives : l’interaction entre la récurrence d’un élément et l’activation de valeurs contextuelles, sous la forme de connotations, de présupposés, de sous-entendus ou de toute autre forme d’implicite, ainsi que l’interpellation du/des destinataires de l’énoncé, dans des situations monologales ou dialogales et à travers toute typologie textuelle.
Un numéro de la revue Repères-Dorif sera consacré à chacun des deux volets. Au terme de ces deux années de recherche, nous prévoyons l’organisation d’un colloque faisant le point sur les deux volets.

Propositions de contributions pour le premier volet
Les articles que nous attendons pour ce premier volet porteront sur la répétition en langue. Voici quelques-uns des axes (non exhaustifs) dans lesquels s’insèreront les propositions :

  • La répétition comme trait distinctif d’une structure : on envisagera la récurrence en tant que base de configurations syllabiques et rythmiques, morphologiques, lexicales, syntaxiques et sémantiques intégrées au système de manière plus ou moins stable, éventuellement à l’issue d’un processus de lexicalisation et de grammaticalisation.
  • Nature des éléments récurrents : les recherches porteront sur la nature et la sélection des éléments répétés : quelles catégories a-t-on tendance à répéter ?; qu’est-ce qui n’est que peu ou pas répété et pourquoi ? Cela concerne – entre autres – les phénomènes de recherche lexicale à l’oral et les sites préférentiellement mobilisés par le piétinement paradigmatique
  • Comparaison de configurations avec/sans récurrence : il s’agit de dégager l’apport spécifique de la répétition et ses restrictions éventuelles par rapport à d’autres occurrences des mêmes unités dans des contextes ne comportant pas d’itération De même, on pourra comparer des structures fonctionnellement équivalentes basées sur des unités non répétées (p. ex. le cas du corrélatif et…et par rapport à ainsi que).
  • Comparaison contrastive : la confrontation de deux ou plusieurs langues, typologiquement proches ou éloignées, permettra d’évaluer soit l’étendue et l’importance de la répétition, soit l’éventail des ressources alternatives à la répétition pour réaliser des structures comparables. Cette comparaison pourra également se focaliser sur le processus d’apprentissage des structures à répétition en L2 ou sur la recherche d’équivalences traductives.
  • Le rapport forme-sens, dans la mesure où, dans certains emplois, répéter une forme correspond à une nouvelle instanciation du signifié associé (c’est le cas, entre autres, des répétitions liées à une recherche lexicale in praesentia, ou de l’« anaphore fidèle »), alors que, dans d’autres cas, cela revient à modifier le sens de l’élément répété : généralement, il s’agit de l’intensifier, sur le modèle du « superlatif sémitique », mais on peut avoir aussi une répétition hypochoristique ou une répétition désambiguïsante (p. ex. en italien la « matita matita », partiellement lexicalisé, désigne non pas n’importe quel type de crayon – matita – mais exclusivement le crayon de graphite pour dessiner, alors que le crayon d’argile colorée – « crayon de couleur » en français – sera éventuellement désigné par une qualification adjectivale – matita (colorata) – ou par un autre substantif – pastello, colore, etc.)
Ces différents axes pourront se combiner avec des options d’observation et d’analyse privilégiant des phénomènes écrits ou oraux (axe diamésique) et avec des méthodologies variées, y compris le recours à la linguistique outillée appliquée à l’analyse de corpus.
Les articles seront rédigés en français et porteront sur des phénomènes ou des structures de la langue française, envisagée pour elle-même ou dans sa relation avec d’autres langues.

Calendrier
Les chercheurs souhaitant soumettre une proposition d’article, devront envoyer leur titre et leur résumé au format pdf (3000 signes maximum) à : repetitions2016@gmail.com
  • 15 février 2016 : clôture de l’appel à contributions
  • 15 mars 2016 : avis du comité
  • 30 septembre 2016 : date limite de remise des articles
Les articles réceptionnés seront soumis à deux évaluations par les pairs en double aveugle.
La longueur des articles ne peut excéder 45000 signes (blancs compris)
  • La publication est prévue pour fin janvier 2017 (Repères-Dorif n° 13)
Normes de rédaction : Les normes de la revue Repères-Dorif sont disponibles à l’adresse suivante : http://www.dorif.it/ezine/norme.php?dorif_ezine=8301acd20f0b98ec68d1fb6a36d5381b

Comité de pilotage
Groupes de recherche Dorif : Grammaire et Analyse du Discours (Ruggero Druetta – Université de Turin ; Paola Paissa – Université de Turin ; Alberto Bramati – Université « Statale » de Milan ; Sonia Gerolimich – Université d’Udine ; Sara Vecchiato – Université d’Udine ; Mario Marcon – ATILF, CNRS & Université de Lorraine ; Giulia D’Andrea – Università del Salento).

Comité scientifique :
Christophe Benzitoun (Université de Lorraine), Parth Bhatt (University of Toronto), Catherine Camugli Gallardo (Université de Paris Ouest Nanterre La Défense - MoDyCo), Sandrine Caddéo (Aix-Marseille Université), Nadine Celotti (Università di Trieste), Aidan Coveney (University of Exeter), Oreste Floquet (Università di Roma - Sapienza), Enrica Galazzi (Università Cattolica del Sacro Cuore, Milano), Joëlle Gardes-Tamine (Université Paris-Sorbonne), Sylvain Kahane (Université Paris Ouest - Nanterre-La Défense), Laurence Kister (Université de Lorraine), Claire Martinot (Université Paris-Sorbonne), Paola Paissa (Università di Torino), Christelle Reggiani (Université Paris-Sorbonne), Sandra Teston-Bonnard (Université  de Lyon - ICAR), Marie-Berthe Vittoz (Università di Torino).

Τετάρτη 20 Ιανουαρίου 2016

BULLETIN LE FRANÇAIS À L’UNIVERSITÉ, NUMÉRO 2, 2016 (Date limite : 22 février 2016)

BULLETIN LE FRANÇAIS À L’UNIVERSITÉ, NUMÉRO 2, 2016
Rubrique « Sous la loupe »
Dossier thématique « Le rôle des associations dans le développement du français »
Date limite : 22 février 2016 




Le XIV e congrès de la Fédération internationale des professeurs de français (FIPF) se tiendra à Liège du 14 au 21 juillet 2016. Quatre ans après le congrès de Durban, l’édition 2016, intitulée « Le français, langue ardente », portera sur la place et le rôle du français dans les mondes culturel, social, intellectuel, économique, professionnel d’aujourd’hui et de demain, lesquels doivent faire l’objet de nouvelles analyses et de nouvelles initiatives. Le thème sera exploré à travers 9 symposiums.
En prévision de cet événement majeur, qui rassemblera près de 2000 participants venus échanger leurs expériences, renouveler leurs pratiques pédagogiques et actualiser leur formation scientifique, Le français à l’université lance un appel à contributions pour la préparation d’un dossier sur le rôle des associations dans le développement du français dans le monde, en particulier au niveau universitaire, dans l’enseignement du français en situation plurilingue et pluricultuelle, et dans la valorisation de la recherche scientifique en français. Les propositions d’articles attendues devront problématiser un objet de savoir, d’action ou d’interaction et s’appuyer sur des références (données avec sources, citations).
Pour en savoir plus sur l’édition 2016 du congrès mondial de la FIPF : http://liege2016.fipf.org/cms/
Les propositions d’articles (résumé d’environ 200 mots) doivent être adressées avant le 22 février 2016 à francais-langues@auf.org
Les auteurs préciseront leur nom, leur titre/fonction, leur structure (institutionnelle, université, laboratoire, association, centre de formation...) et leur adresse mail et doivent avoir complété ou mis à jour leur fiche dans le Répertoire des chercheurs, sur le portail « Savoirs en partage » :
http://www.savoirsenpartage.auf.org/chercheurs/
Après examen des résumés par le comité de rédaction, les auteurs dont les contributions auront été
acceptées enverront leurs articles complets (9000 caractères espaces compris soit environ 1300 mots)
pour le 31 mars 2016. Les articles seront examinés par le comité de rédaction, qui décidera de les accepter, de les refuser ou proposera une réécriture partielle en vue de la publication.

Calendrier
  • Réception des résumés (environ 200 mots) : au plus tard le 22 février 2016
  • Notification aux auteurs : au plus tard le 26 février 2016
  • Articles complets (environ 9000 caractères espaces compris) : à envoyer au plus tard le 31 mars 2016 et soumis à évaluation (comité de rédaction)
  • Parution du bulletin en ligne : juin 2016
Le texte complet devra respecter les consignes de rédactions précisées sur la page suivante :
http://www.bulletin.auf.org/index.php?id=76

Édité par l’Agence universitaire de la Francophonie, Le français à l’université est un bulletin trimestriel d’information et de liaison qui s’adresse aux enseignants et chercheurs des départements d’études françaises, des filières francophones, des centres de langue et des centres d’études ou de recherche sur la francophonie.
Le bulletin est accessible en ligne en version intégrale (http://www.bulletin.auf.org/). Le bulletin impriméparaît désormais deux fois l’an, proposant une sélection d’articles et de notes de lecture tirés des numéros en ligne.

Δευτέρα 18 Ιανουαρίου 2016

Soutien aux publications scientifiques francophones



Cet appel d’offres de l’Agence universitaire de la Francophonie est actuellement en ligne

L’appel se clôture le 31 janvier 2016.

On peut déposer un dossier de demande, qui sera présenté au comité éditorial de l’AUF, chargé de faire la sélection des ouvrages qui seront soutenus par l’agence.

Des informations plus générales sur les soutiens de l’AUF aux publications scientifiques sont disponibles ici

Contexte et objectifs de l'appel d'offres

Cet appel s'inscrit dans le cadre du chantier « recherche » de la programmation quadriennale 2014-2017 de l'AUF qui prévoit de favoriser le développement d'équipes de recherche internationales engagées dans des problématiques émergentes et de renforcer les réseaux universitaires afin de favoriser l'innovation et le renforcement de la pertinence sociale, scientifique et technologique des résultats de la recherche.

Le soutien aux publications scientifiques contribue à la réalisation de ces objectifs, en aidant la publication et la diffusion d'ouvrages individuels ou collectifs, monographies ou actes de colloques, en version imprimée ou en ligne.

Nature des publications et type de soutien

Cet appel d'offres vise à soutenir la publication et la diffusion d'ouvrages originaux, ouvrages collectifs, monographies, numéros spéciaux de revue ou actes de colloques en version imprimée ou en ligne. Les ouvrages devront être publiés en langue française.

L'AUF apportera une subvention directe à l'éditeur pour l'impression ou la mise en ligne de la publication sélectionnée.

Le financement est fixé à 5000 euros maximum par dossier retenu. Le montant de la subvention attribué à chaque dossier pourra toutefois être adapté par le comité en tenant compte du coût global de la publication, des autres aides apportées et des spécificités de chaque dossier.

Conditions d'octroi et obligations du bénéficiaire

Pour connaître les conditions d'octroi et les obligations du bénéficiaire, nous vous invitons à télécharger le fichier Appel d'offres 2016

La sélection des projets de publications est faite une fois par an.

La date limite d'envoi des dossiers : 31 janvier 2016

Pour demander un soutien à un projet de publication, téléchargez les formulaires suivants :

- Guide de présentation de dossier

- Formulaire auteur

- Formulaire éditeur

Les formulaires doivent être envoyés au plus tard le 31 janvier 2016, à minuit (heure de Montréal) à l'adresse suivante : edition-diffusion@auf.org

Attention : Il est conseillé de déposer les dossiers de demande bien avant la date limite du 31 janvier 2016, pour pouvoir si nécessaire les revoir et les compléter en cas d'erreur ou de dossier incomplet.

Calendrier :
  • Septembre 2015 : lancement de l'appel d'offres « soutien aux publications scientifiques »
  • 31 janvier 2016 : date limite de dépôt des dossiers
  • Mai 2016 : sélection par le comité éditorial des projets qui bénéficieront d'un soutien de l'AUF et annonce des résultats
  • A partir de juin 2016 : signature des conventions avec l'éditeur et l'auteur des projets d'ouvrages.
  • 2017 : date limite pour la publication des ouvrages (un an maximum après la signature de la convention)

Pour plus d'information sur le soutien de l'AUF aux publications scientifiques, consulter

https://www.auf.org/les-services-de-l-auf/professeur-chercheur/publier-en-francais/

ou contacter edition-diffusion@auf.org

Σάββατο 16 Ιανουαρίου 2016

André Malraux, "Hommage à la Grèce", Discours prononcé le 28 mai 1959 à Athènes

André Malraux
"Hommage à la Grèce"
Discours prononcé le 28 mai 1959 à Athènes




Une fois de plus, la nuit grecque dévoile au-dessus de nous les constellations que regardaient le veilleur d'Argos quand il attendait le signal de la chute de Troie, Sophocle quand il allait écrire Antigone - et Périclès, lorsque les chantiers du Parthénon s'étaient tus... Mais pour la première fois, voici, surgi de cette nuit millénaire, le symbole de l'Occident. Bientôt, tout ceci ne sera plus qu'un spectacle quotidien ; alors que cette nuit, elle, ne se renouvellera jamais. Devant ton génie arraché à la nuit de la terre, salue, peuple d'Athènes, la voix inoubliée qui depuis qu'elle s'est élevée ici, hante la mémoire des hommes : « Même si toutes choses sont vouées au déclin, puissiez-vous dire de nous, siècles futurs, que nous avons construit la cité la plus célèbre et la plus heureuse... »

Cet appel de Périclès eût été inintelligible à l'Orient ivre d'éternité, qui menaçait la Grèce. Et même à Sparte, nul n'avait, jusqu'alors, parlé à l'avenir. Maints siècles l'ont entendu, mais cette nuit, ses paroles s'entendront depuis l'Amérique jusqu'au Japon. La première civilisation mondiale a commencé.

C'est par elle que s'illumine l'Acropole ; c'est aussi pour elle, qui l'interroge comme aucune autre ne l'a interrogée. Le génie de la Grèce a reparu plusieurs fois sur le monde, mais ce n'était pas toujours le même. Il fut d'autant plus éclatant, à la Renaissance, que celle-ci ne connaissait guère l'Asie ; il est d'autant plus éclatant, et d'autant plus troublant aujourd'hui, que nous la connaissons. Bientôt, des spectacles comme celui-ci animeront les monuments de l'Égypte et de l'Inde, rendront voix aux fantômes de tous les lieux hantés. Mais l'Acropole est le seul lieu du monde hanté à la fois par l'esprit et par le courage.

En face de l'ancien Orient, nous savons aujourd'hui que la Grèce a créé un type d'homme qui n'avait jamais existé. La gloire de Périclès - de l'homme qu'il fut et du mythe qui s'attache à son nom - c'est d'être à la fois le plus grand serviteur de la cité, un philosophe et un artiste ; Eschyle et Sophocle ne nous atteindraient pas de la même façon si nous ne nous souvenions qu'ils furent des combattants. Pour le monde, la Grèce est encore l'Athéna pensive appuyée sur sa lance. Et jamais, avant elle, l'art n'avait uni la lance et la pensée.

On ne saurait trop le proclamer : ce que recouvre pour nous le mot si confus de culture - l'ensemble des créations de l'art et de l'esprit -, c'est à la Grèce que revient la gloire d'en avoir fait un moyen majeur de formation de l'homme. C'est par la première civilisation sans livre sacré, que le mot intelligence a voulu dire interrogation. L'interrogation dont allait naître la conquête du cosmos par la pensée, du destin par la tragédie, du divin par l'art et par l'homme. Tout à l'heure, la Grèce antique va vous dire :

« J'ai cherché la vérité, et j'ai trouvé la justice et la liberté. J'ai inventé l'indépendance de l'art et de l'esprit. J'ai dressé pour la première fois, en face de ses dieux, l'homme prosterné partout depuis quatre millénaires. Et du même coup, je l'ai dressé en face du despote. »

C'est un langage simple, mais nous l'entendons encore comme un langage immortel.

Il a été oublié pendant des siècles, et menacé chaque fois qu'on l'a retrouvé. Peut-être n'a-t-il jamais été plus nécessaire. Le problème politique majeur de notre temps, c'est de concilier la justice sociale et la liberté ; le problème culturel majeur, de rendre accessibles les plus grandes oeuvres au plus grand nombre d'hommes. Et la civilisation moderne, comme celle de la Grèce antique, est une civilisation de l'interrogation ; mais elle n'a pas encore trouvé le type d'homme exemplaire, fût-il éphémère ou idéal, sans lequel aucune civilisation ne prend tout à fait forme.

Les colosses tâtonnants qui dominent le nôtre semblent à peine soupçonner que l'objet principal d'une grande civilisation n'est pas seulement la puis­sance, mais aussi une conscience claire de ce qu'elle attend de l'homme, l'âme invincible par laquelle Athènes pourtant soumise obsédait Alexandre dans les déserts d'Asie : « Que de peines, Athéniens, pour mériter votre louange ! » L'homme moderne appartient à tous ceux qui vont tenter de le créer ensemble; l'esprit ne connaît pas de nations mineures, il ne connaît que des nations fraternelles. La Grèce, comme la France, n'est jamais plus grande que lorsqu'elle l'est pour tous les hommes, et une Grèce secrète repose au coeur de tous les hommes d'Occident. Vieilles nations de l'esprit, il ne s'agit pas de nous réfugier dans notre passé, mais d'inventer l'avenir qu'il exige de nous. Au seuil de l'ère atomique, une fois de plus, l'homme a besoin d'être formé par l'esprit. Et toute la jeunesse occidentale a besoin de se souvenir que lorsqu'il le fut pour la première fois, l'homme mit au service de l'esprit les lances qui arrêtèrent Xerxès. Aux délégués qui me demandaient ce que pourrait être la devise de la jeunesse française, j'ai répondu « Culture et courage ». Puisse-t-elle devenir notre devise commune - car je la tiens de vous.

Et en cette heure où la Grèce se sait à la recherche de son destin et de sa vérité, c'est à vous, plus qu'à moi, qu'il appartient de la donner au monde.

Car la culture ne s'hérite pas, elle se conquiert. Encore se conquiert-elle de bien des façons, dont chacune ressemble à ceux qui l'ont conçue. C'est aux peuples que va s'adresser désormais le langage de la Grèce ; cette semaine, l'image de l'Acropole sera contemplée par plus de spectateurs qu'elle ne le fut pendant deux mille ans. Ces millions d'hommes n'entendront pas ce langage comme l'entendaient les prélats de Rome ou les seigneurs de Versailles ; et peut-être ne l'entendront-ils pleinement que si Ie peuple grec y reconnaît sa plus profonde permanence - si les grandes cités mortes retentissent de la voix de la nation vivante.

Je parle de la nation grecque vivante, du peuple auquel l'Acropole s'adresse avant de s'adresser à tous les autres, mais qui dédie à son avenir toutes les incarnations de son génie qui rayonnèrent tour à tour sur l'Occident : le monde prométhéen de Delphes et le monde olympien d'Athènes, le monde chrétien de Byzance - enfin, pendant tant d'années de fanatisme, le seul fanatisme de la liberté.

Mais le peuple « qui aime la vie jusque dans la souffrance », c'est à la fois celui qui chantait à Sainte-Sophie et celui qui s'exaltait au pied de cette colline en entendant le cri d'oedipe, qui allait traverser les siècles. Le peuple de la liberté, c'est celui pour lequel la résistance est une tradition séculaire, celui dont l'histoire moderne est celle d'une inépuisable guerre de l'Indépendance - le seul peuple qui célèbre une fête du « Non ». Ce Non d'hier fut celui de Missolonghi, celui de Solomos. Chez nous, celui du général de Gaulle, et le nôtre. Le monde n'a pas oublié qu'il avait été d'abord celui d'Antigone et celui de Prométhée. Lorsque le dernier tué de la Résistance grecque s'est collé au sol sur lequel il allait passer sa première nuit de mort, il est tombé sur la terre où était né le plus noble et le plus ancien des défis humains, sous les étoiles qui nous regardent cette nuit, après avoir veillé les morts de Salamine.

Nous avons appris la même vérité dans le même sang versé pour la même cause, au temps où les Grecs et les Français libres combattaient côte à côte dans la bataille d'Égypte, au temps où les hommes de mes maquis fabriquaient avec leurs mouchoirs de petits drapeaux grecs en l'honneur de vos victoires, et où les villages de vos montagnes faisaient sonner leurs cloches pour la libération de Paris. Entre toutes les valeurs de l'esprit, les plus fécondes sont celles qui naissent de la communion et du courage.

Elle est écrite sur chacune des pierres de l'Acropole. « Étrange, va dire à Lacédémone que ceux qui sont tombés ici sont morts selon sa loi... ». Lumières de cette nuit, allez dire au monde que les Thermopyles appellent Salamine et finissent par l'Acropole - à condition qu'on ne les oublie pas ! Et puisse le monde ne pas oublier, au-dessous des Panathénées, le grave cortège des morts de jadis et d'hier qui monte dans la nuit sa garde solennelle, et élève vers nous son silencieux message, uni, pour la première fois, à la plus vieille incantation de l'Orient : « Et si cette nuit est une nuit du destin - bénédiction sur elle, jusqu'à l'apparition de l'aurore ! ». 

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