20 Μαρτίου: Διεθνής Ημέρα της Γαλλοφωνίας

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Παρασκευή, 10 Ιανουαρίου 2014

Διεθνές συνέδριο: "L’INTERCULTURALITÉ ET LA PRAGMATIQUE À TRAVERS LA LINGUISTIQUE, LA LITTÉRATURE, LA TRADUCTION ET LA COMMUNICATION", Chisinău, ULIM, 28-29 mars 2014

L’INTERCULTURALITÉ ET LA PRAGMATIQUE À TRAVERS LA 
LINGUISTIQUE, LA LITTÉRATURE, LA TRADUCTION ET LA 
COMMUNICATION 

La Francopolyphonie 2014, IXe édition 
Colloque international 
Chi inău, ULIM, 28-29 mars 2014
Université Libre Internationale de Moldova 
Institut de Recherches Philologiques et Interculturelles 
MD 2012, Chisinău, rue Vlaicu Pârcalab, 52 ș
Tél.: + (3732) 20-59-26, Fax : + (3732) 22-00-28 
icfi.ulim.md ; e-mail: inst_cult2006@yahoo.fr 

Date limite: 1er février 2014 
Moldavie.fr

L’humanité à l’époque de la mondialisation vit aux prises avec la complexité de grandes adaptations antagonistes dans une multiplicité de stratégies séparées, contradictoires et conflictuelles. Ressemblances et différences culturelles ne sont pas simplement des produits du hasard, elles représentent plutôt les résultats d’un travail adaptatif des humains pour s’opposer au hasard et à l’incertitude. Toute culture est singulière ; pour naître, se maintenir et s’adapter elle a dû se construire dans sa cohérence propre, originale, unique. 

L’interculturalité, dans ces conditions, doit être posée comme engendrement des cultures, source du devenir des cultures qui ne survient pas qu'en aval des cultures acquises et qui impose une action dialogique et partagée de connaissance, une transdisciplinarité supérieure, soucieuse de l’inséparabilité et de la complémentarité, à la fois épistémique, éthique et pragmatique. 

La connaissance individualisante des langues-cultures est nécessaire, possible et instructive mais l’océan indéfini des particularités culturelles souligne leur aspect de codage arbitraire et pragmatique, ce qui contribue à fausser l’intercompréhension des cultures. 

Le langage humain est créateur de significations-mondes et cette création s’opère sous des modalités nettement différentes, selon les multiples langues naturelles. La langue-code est la matrice existentielle d’un peuple tandis que la parole est une entrée dans l’univers du dicible et de la communication. Nous habitons un monde que nos paroles inventent. Institué en base d’un code, le langage apparaît de manière essentielle comme une activité en usage, subjective, interlocutive, interactive, situationnelle et contextuelle. Ainsi, toute langue s’avère être transpercée, accentuée d’intentions ; chaque mot sent la profession, le genre, le courant, le parti, l’oeuvre particulière, l’homme particulier, la génération, l’âge, le jour et l’heure, le contexte et les contextes dans lesquels il a vécu sa vie sociale intense. Le langage se révèle infiniment limité lorsqu'il se tient à la surface bornée du code. Les paroles, comme outils pragmatiques, incarnés et situés, deviennent des agents polyphoniques grâce auxquels l'ineffable diversité de la Réalité se manifeste dans l'expérience sociale humaine. Et c’est alors que la Langue s’avère une « unité transcendante » assurant la même qualité au genre humain. 

La pragmatique, surnommée autrefois « parent pauvre de la linguistique » et/ou « poubelle de la linguistique » se présente depuis une dizaine d’années comme une science en offensive générale, un domaine en pleine ébullition et largement ouvert. Elle s’est développée en contre-point de l’approche saussurienne ancrée sur la langue. La pragmatique privilégie la parole en acte, en action et s'intéresse au discours, d'une part, pour étudier les phénomènes de dépendances contextuelles propres aux termes indexicaux, aux références déterminées par les paramètres du co(n)texte d'énonciation et, d'autre part, aux théories des inférences que l'on tire des énoncés linguistiques sur la base de nos connaissances générales sur le monde et aux hypothèses sur les intentions des locuteurs. 

La littérature, appréhendée comme pragmatique, considère les textes comme relevant d'une activité de communication fictionnelle, ritualisée dans laquelle le discours ne cesse de réaffirmer son droit à la parole. Cette approche permet de mieux saisir dans le récit un ensemble complexe et polyphonique d'interactions, ainsi que la relation subtile qui lie le discours littéraire à l'usage ordinaire de la langue. La création littéraire ne peut dissocier ce qu'elle dit de la légitimation de son dire et l'œuvre représente un monde déchiré par le renvoi à son activité énonciative en cherchant à informer, à persuader, à entraîner, à mentir, à demander, à mettre en oeuvre un échange. Le texte exige du lecteur un travail coopératif, acharné pour remplir les espaces de non-dit ou de déjà dit restés en blanc. Lire, représente alors une démarche pragmatique : déduire, conjecturer, inférer à partir du texte (codique et linguistique) un savoir implicite (inférentiel et pragmatique), présupposé, sous entendu et actualisé par le lecteur. 

La traduction se place d’une manière pertinente et manifeste au cœur de la communication ostensiveinférentielle, et se présente comme un processus par excellence de réénonciation, réexpression et coproduction. C’est pourquoi la traduction s’avère un acte pragmatique, cognitif, de nature complexe qui suit le vouloir-dire de l’énonciateur, le principe de pertinence et recourt au calcul interprétatif dans des contextes bien déterminés, assurant l'identité de la parole à travers la différence des langues. 

La didactique pragmatique devrait prendre en charge énonciative les relations entre les coénonciateurs pour pouvoir profiler une didactique qui aide l’apprenant à communiquer. Les marques, les formes pragmatiques, empiriquement non repérables, inexistantes, doivent être présentées comme porteuses de traces et d’indices relevant du code et surtout de l’interaction. L’impératif d’une grammaire, d’une linguistique et d’une didactique de l’énoncé, du discours, de l’interaction pour la mise en oeuvre pédagogique se manifeste pertinent. 

Située au carrefour de la philosophie du langage, de la linguistique générale, des nouvelles théories de la communication et de la cognition mais aussi de l’analyse du discours et de la théorie de la conversation la pragmatique traverse l'ensemble des sciences humaines. Privée d’autonomie, elle désigne moins une théorie particulière que l'entrecroisement de divers courants, une certaine congruence épistémologique et se décline au pluriel : analytique (Austin, Searle), sociolinguistique (Hymes, Gumperz), textuelle (Adam), psychosociologique (Ghiglione), intégrée (Ducrot et Anscombre), cognitive (Sperber, Wilson). La complexité polymorphe et le questionnement épistémologique de la pragmatique toto genere nous invite à persévérer dans la solution de quelques lignes directrices : a) la dimension sociale de toute interaction ; b) l’autoconstruction (le manque des modèles codiques préexistants) ; c) le(s) rapport(s) entre langue(s) (code(s) et interaction(s) ; d) la dimension cognitive des mécanismes concernés, partageant en même temps deux idées-forces : 1) les phénomènes discursifs, conjoints à ceux linguistiques s'avèrent constitutifs et configurants l'émergence et la structuration des mondes-culturels ; 2) « l’anthropogénie des langues » nous invite à les rapprocher les unes des autres afin d’aider les humains à mieux se comprendre. 

En suivant les fils conducteurs exposés, nous invitons les chercheurs à donner libre cours à leurs contributions pour pouvoir profiler de nouvelles perspectives pragmatiques et (inter)culturelles dans le dessein de l’implémentation d’une interculturalité à venir. 

Les suivantes aires de recherche, centrées sur les concepts-clefs interculturalité et pragmatqiue, seraient au
gré des débats du Colloque :

• Interculturalité et défis pragmatiques
• Linguistique de la langue et pragmatique de la parole : enjeux théoriques et pratiques
• Les relais pragmatiques du discours fictionnel ou la « parole littéraire » pragmatique
• Interculturalité et traductologie pragmatique
• La didactique pragmatique
• Les média, la communication à l’emprise de la pragmatique

Langues de communication : 
français, espagnol, italien, roumain, anglais, allemand, russe.
Modalités de participation :
Le 28 mars – séance plénière et ateliers
Le 29 mars - visioconférence
Calendrier
• Les titres des communications devraient parvenir à l'adresse inst_cult2006@yahoo.fr avant le 01.02.2014.
• Les résumés dans la langue de communication (publiés dans le programme du colloque) sont sollicités avant le 01.03.2014.
• Les textes in extenso seront reçus jusqu'au 15.04.2014. Les consignes de rédaction sont disponibles sur le site de l’Institut icfi.ulim.md
• Les textes inédits et représentatifs seront publiés dans le volume La Francopolyphonie (nr.9/2014) qui sera disponible version électronique et imprimée. La revue La Francopolyphonie (ISSN 1857-1883), spécialisée  en philologie et en culturologie, est classée par l’Académie des Sciences de Moldova dans la catégorie B (diffusion internationale). Elle est disponible sur le site icfi.ulim.md ou http://lafrancopolyphonie.blogspot.com. 

Contribution financière :
30 € pour les participants étrangers (documents Colloque, publication) ;
200 MDL pour les participants moldaves (dossier Colloque, publication) ;
Possibilité d’hébergement dans les espaces de l’hôtel de l’ULIM aux prix convenables.
Une excursion dans les fameuses caves de Milestii Mici / Cricova, ville viniviticole sous-terraine incluse dans le Livre Guinness des Records, pourrait être organisée aux frais des intéressés (environ 50 €).


FORMULAIRE D’INSCRIPTION (date limite 01.03.2014)
Nom, Prénom:
Fonction/Titres académiques:
Institution, pays:
e-mail:
Titre de la communication:
Aire/atelier de la recherche:
Résumé (approx. 150 mots, sera publié dans le programme du colloque):
Mots-clés (6-8 termes/concepts):
Confirmation de présence le 28/03/2014 :
Confirmation de participation à la visioconférence le 29/03/2014 :
Confirmation visite des caves de Cricova/Mileştii Mici (environ 50 €) :
Références:
Elena PRUS, prof. des universités, dr. d’Etat
Directeur de l’ICFI
Victor Untilă, dr., maître de conférences,
Directeur-adjoint ICFI
Aliona Melentieva, masterande, secretaire ICFI
MD-2012, Chişinău,
Str. Vlaicu Pârcălab 52, bir. 224, 226
Tel.: + (373 22) 20-59-26, Fax: + (373 22) 22-00-28
inst_cult2006@yahoo.fr
http://icfi.ulim.md

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