20 Μαρτίου: Διεθνής Ημέρα της Γαλλοφωνίας

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Πέμπτη, 28 Απριλίου 2011

Διεθνές Συνέδριο: LE(S) FRANÇAIS DANS LA MONDIALISATION : PATRIMOINE(S) À DIFFUSER OU PROJET(S) À CONSTRUIRE? HISTOIRE, POLITIQUE, LANGUE, LITTÉRATURE, CULTURE, ÉDUCATION

Colloque international organisé par l’Université François Rabelais (EA 4246 Dynadiv) et l’Institut d’Etudes Françaises de Touraine 
 
Tours, 24-26 mai 2012

Date limite: 9 septembre 2011



Premier appel à communication

Le « français », depuis le Moyen-Age, a connu différents épisodes de diffusion à la faveur de diverses mondialisations, depuis les croisades méditerranéennes jusqu’aux expansions économiques et culturelles du 21e siècle, en passant par les différentes phases des colonisations française et belge, pour constituer des espaces plus ou moins “francophones”, où l’on crée, partage, apprend, communique, enseigne, travaille en FRAMONDE - 27 avril 2011 - page 12 sur 28français. Cette histoire, déjà en partie documentée mais qui reste à développer, est intéressante aussi dans ce qu’elle nous dit du rapport à la diversité construit par / avec le français et de la façon dont celui-ci continue à se construire dans les nouvelles formes de mondialisation que nous vivons actuellement. Mais de quel(s) français s’agit-il ? De nombreux travaux ont montré que les espaces (plus ou moins) francophones sont caractérisés par de diverses et fortes pluralités linguistiques et culturelles (mais aussi politiques, littéraires, éducatives) enveloppées / portées par un usage plus ou moins commun de formes elles-mêmes diverses et instables de français. La dénomination « francophone » elle-même pose problème, dans ce qu’elle assigne, enferme, voire sépare, au point que certains s’en détachent ou la remettent en cause (voir par exemple le « manifeste pour une littérature-monde en français », ou l’ouvrage de D. Laferrière « Je suis un écrivain japonais »).

Dans ces conditions, peut-on encore parler DU français, comme d’une entité uniforme, voire universelle ?
Dès avant la chute du mur de Berlin, et même si les institutions avaient des réticences à l'expliciter dans leurs discours, « la » francophonie (au sens large du terme) était déjà plurielle, riche de ses mondes romans, arabes, négro-africains-malgaches, asiatiques, américains et créoles, et partagée entre pays « riches » et « pauvres ».

Depuis le début des années 1990, et avec l'arrivée des pays dits de l'« Est », qui ont des liens historiques tout à fait différents avec le français, le singulier (déjà insatisfaisant) ne peut que définitivement faire place au pluriel, puisque, dès lors, on tend à considérer l'ensemble des aires de diffusion et d’appropriation du français, quelles qu'en soient les histoires, comme solidaires. Avec l'accentuation de la mondialisation, toute cartographie claire des formes et des lieux de diffusion, d’appropriation et d’usages du français devient impossible ; les mobilités, mais aussi la radio, la télévision, l’internet, les pratiques d'enseignement en distanciel brouillent les frontières et font se rencontrer des histoires et des projets diversifiés, s’opposant ou s’articulant au gré des alliances et des replis.

Ces relations complexes entre, d’une part, des spécificités linguistiques et culturelles locales (y compris dans les rapports au français et dans les usages du français) et, d’autre part, des rapports à un ensemble de français véhiculaires (y compris dans les apprentissages), stimulent l’émergence de dynamiques socio-discursives innovantes, qui ont aussi des implications littéraires, culturelles, didactiques, scientifiques....

Ces situations ont été le plus souvent, jusqu’à récemment, décrites, analysées, interprétées en termes de «contacts » qui posent la stabilité préalable de langues, de cultures et d’identités, d’histoires globales et distinctes, de « cultures éducatives » souvent déterminées sur une base « nationale ». Il s’agira au contraire, dans ce colloque, de s’appuyer sur la diversité constitutive des histoires et des usages, pour tenter d’expliciter, à partir de différents domaines et points de vue (littéraire, linguistique, historique, didactique, socio-anthropologique, épistémologique,...), en les croisant, les éclatements et les recompositions, les recouvrements, les hybridités et les conflits que ne manque pas de générer cette diversité de traditions et de projets.

Le colloque sera notamment structuré autour des axes suivants :

Axe 1, centré sur la littérature et sur l’histoire socio-culturelle Le français et les diverses mondialisations

De la Renaissance au monde dit globalisé du 21e siècle, en passant par les différentes colonisations, on confrontera les histoires, littératures, arts, gastronomies, « francophones » et « francophiles », en croisant les lieux et les époques pour interroger les permanences, les évolutions, les tendances plus ou moins lourdes et en dégager les projets francophones d’aujourd’hui, dans leurs singularités et leurs hybridités.

On s’intéressera aussi au rôle des medias de tous ordres dans les formes de construction, de diffusion et de revendications des normes et dans leurs évolutions.

Axe 2, centré sur le passage d’une francophonie posée comme universelle à des francophonies diversitaires : normes et formes de français

Les espaces où l’on vit, travaille, apprend, échange en français construisent des usages multiples et des rapports diversifiés à ceux-ci. De nombreux francophones sont, de plus, migrants au sein de la francophonie ou en contact avec d'autres formes de français qu’un français “standard”. On s’interrogera sur ces diversités et sur les phénomènes qu’elles provoquent pour les personnes / groupes / espaces qui y sont confrontés. De même, les nouvelles donnes suscitées par la mondialisation rendent nécessaire une réflexion critique sur certains présupposés scientifiques traditionnels, qui invitent à s’interroger sur des notions piliers telles que "langue", "norme", "langue-cible", "communauté linguistique", "emprunt", “compétence linguistique”, “bi/plurilinguisme”, “natif”, etc.

Axe 3, centré sur des questionnements didactiques et de politiques linguistiques : d’un français de diffusion vers des Français d’appropriation : dimensions politiques et orientations formatives et didactiques

Les « contextes » demandeurs face aux offres de français : que visent les personnes qui, aujourd’hui, choisissent d’apprendre le français ? Comment le perçoivent / conçoivent ceux qui ont pour tâche de l’enseigner ? Pourquoi apprend-on encore le français en tant que langue étrangère ? Peut-on réconcilier un objectif communicatif en français et l’aspiration à des expériences littéraires et à des valeurs culturelles françaises / francophones ?

En outre, les apprenants de français sont aujourd’hui dans leur très grande majorité des plurilingues, dont les parcours d’appropriation sont eux-mêmes très diversifiés. Ces plurilinguismes sont-ils mobilisés comme des atouts ou considérés comme des obstacles dans leurs parcours d’appropriation ? Peut-on les imaginer dans d’autres configurations ?

Quelles formations au / en français les institutions développent-elles en réponse à ces évolutions ? Avec quels objectifs, selon quelles modalités, pour quels projets, avec quelle éthique ?

Axe 4, questions épistémologiques Les recherches en français : des recherches différentes ?

Les langues n’influencent pas de façon déterministe une « conception du monde » et de la recherche, mais elles contribuent à construire des histoires et des traditions diversifiées, en recherche comme pour d’autres domaines de la vie sociale. Elles sont aussi parfois simplement associées de manière privilégiée à un certain type d’approche, sans lien de nécessité à proprement parler « linguistique » : l’allemand et la chimie, l’italien et la musique (ce qui est à dissocier des discours a posteriori qui font de l’italien une langue « musicale » depuis la Renaissance).

Quel(s) positionnement(s) les recherches en français et / ou sur les usages francophones adoptent-elles et
quels enjeux leur sont-ils liés ? Dans quelle mesure les recherches francophones peuvent-elles être motrices
d’une réflexion alternative sur les orientations épistémologiques et sur leurs mises en œuvre ?

Proposition de communication et calendrier

Les propositions de communications devront être envoyées à dynadiv@univ-tours.fr au plus tard le 9 septembre 2011
Les propositions de communication comporteront, dans un fichier au format Word ou Open Office :
  • Titre
  • Nom et prénom de l’auteur / des auteurs
  • Mots-clés (5 maximum)
  • Axe(s) choisi(s)
  • Résumé (3000 signes maximum, espaces inclus)
  • Références bibliographiques essentielles (8 maximum)
Trois modalités différentes de communication sont possibles :
  • des communications scientifiques « individuelles » (présentées par une ou plusieurs personnes,mais composant une seule intervention)
  • des communications scientifiques « thématiques » (regroupées sous forme de symposium ou de table ronde articulées autour d’une thématique commune ou en débat, 4 interventions maximum, dont éventuellement un « discutant »)
  • des communications « pédagogiques » présentant et ou questionnant des expériences originales ou innovantes d’enseignement ou de diffusion du français

Les décisions des comités scientifiques et d’organisation seront diffusées fin novembre 2011.
Les textes finaux soumis pour publication (avec sélection du CS) devront être remis dans un deuxième temps, au plus tard le 30 septembre 2012.

Frais d’inscription

Plein tarif : 80 € Tarif réduit (doctorants et étudiants) : 30 €
Une deuxième circulaire précisera les modalités pratiques concernant le paiement des droits d’inscription, les repas et les possibilités d’hébergement.
N.B. : L’ensemble de ces frais ainsi que les transports sont à la charge des participants.
 
Consultez le document pdf pour plus de détails:
http://www.francophoniecanadienne.ca/DATA/ANNONCE/1227.pdf

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